‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 135 sur 185 · Voir aux pièces à l'appui; morte à Rome, le 9 juin · texte numérisé non relu

Voir aux pièces à l'appui; morte à Rome, le 9 juin

2. Caroline, mourut à Florence, le 18 mai 1839. (Voir aux pièces à Tappui.)

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de la cour impériale. Son fils, plus pratique, avait su amasser une fortune énorme. L'ex-sous-lieutenant de guides de 1796, rarchichancelier d'Étal de 1805, le vice-roi dltalie, s'était retiré à la cour de son beaupère, le roi de Bavière. Fait duc de Leuchtemberg et prince d'Eichstadt, il s'efforçait d'oublier la France, comme il avait oublié les Bonaparte.

Marie-Louise^ Tarchiduchesse d'Autriche dont Napoléon avait fait sa femme, ne se rappelait même plus l'extraordinaire époux que le sort lui avait donné. Retirée à Parme, elle se mariait morganatiquement avec son ancien valet d'honneur, le comte de Neipperg, en attendant qu'elle épousât en troisièmes noces le comte de Bombelle, dont le père, émigré français, avait pris du service en Autriche ^

En 1821, le docteur Antommarchi vint lui porter des lettres de Sainte -Hélène. « Sa Majesté en aprisleccc ture, lui répondit-on : elle regrette vivement d'être « hors d'état de vous recevoir. Mais elle ne le peut. » Le soir, elle était au théâtre. On jouait la Ceneren^o/a.

Restait le brave Fesch, « la belle rave, » devenu archevêque et cardinal. Confite dans sa béatitude. Sa Grandeur, comme l'appelait Lucien, assistait souriante et impassible à toutes ces vicissitudes. Elle ne daigna même pas questionner les personnes venues

1. Marie-Louise (Léopoldine-Françoise-Thérèse- Joséphine-Lucie), archiduchesse d'Autriche, fille aînée deFrançoisI*', empereur d'Autriche, et de Marie-Thérèse, née à Vienne, le 12 décembre 1791; mariée le 11 mars 1810; ne répondit pas àl'Empepereur pendant les Gent-Jours. En 1816, elle obtint le d;iché de Parme, épousa le comte de Neipperg, dont elle eut trois 'enfants. A la mort du comte, en 1829, elle épousa le comte de Bombelle. Elle mourut à Parme le 18 décembre 18i7.

Son fils, le roi de Rome, devenu le duc de Reichstadt, mourut loin de sa mère, le d2 juillet 1832. (Voir aux pièces à i'appai.)

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pour lui transmettre les derniers vœux de Timpérial défunt, son parent.

Et les anciens compagnons d'armes de Bonaparte ! Ses complices du 18 brumaire 1 Qu'étaient-ils devenus? Ceux-là, au moins, lui étaient-ils restés fidèles?

N'était-ce pas à propos des dotations à leur donner que le Sénat avait rendu, le 20 janvier 1810, cet incroyable décret : ^

« La providence française avait pourvu ainsi aux « besoins»-de l'arnjée, et elle avait pu encore faire de « riches réserves et coftserver de vastes domaines « dans les pays où nos aigles avaient été plantées... « Enfin, elle avait fait du laurier un arbre fécond « dont les fruits ont nourri les braves que ses « branches avaient couronnés. »

Et quels fruits ! Trente millions de francs de dotation, sans compter les gratifications. Pour sa part, Berthier touchait annuellement treize cent cinquante mille francs, Davout, plus de neuf cent mille, Ney, sept cents, Masséna, cinq cents.

A quoi bon? a Je les ai fait trop riches » disait Napoléon au lendemain de ses désastres. Il était trop tard pour s'en apercevoir.

Berthier y le fidèle Berthier, le confident de tous ses secrets, le grand veneur, maréchal de France, prince de Neufchâtel, prince de Wagram, l'époux d'une nièce du roi de Bavière, n'avait-il pas été l'un des premiers à présenter ses collègues à Louis XVIII? Devenu capitaine des gardes du corps et pair de France, n'avait-il pas refusé de répondre à l'appel de son ancien général, lors des Gent-Jours? « Je voudrais, « disait Napoléon, contempler un instant cet imbécile « de Berthier dans son costume de capitaine dea

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« gardes. » Mais ce que ne savait pas le moribond de Sainte-Hélène, c'est que, dès le Consulat, son ministre de, la guerre avait traité avec les Bourbons.

Macdonald avait suivi Texempie de Berthier. Le volontaire de la légion irlandaise de Maillebois, le colonel du 2® régiment, le maréchal de France, duc de Tarente, s'était fait le compagnon fidèle du comte d'Artois. Pair de France, chargé de procéder au licenciement de ses anciens compagnons- d'armes, fait grand chancelier, il avait été l'un des* quatre maréchaux appelés au commandement^ de la garde royale.

Marmont^ son ancien aide de camp, avait mieux fait encore. Le duc de Raguse avait présidé à la capitulation de Paris en 1814. « Essonne 1 c'est là que « viendront s'adresser toutes les intrigues, toutes les « trahisons, disait Napoléon, le 1" avril 1814... Aussi « y ai-je placé Marmont, mon enfant, élevé sous ma '< tente... » Et le 4 avril, ce même Marmont traitait avec Schwartzemberg. « Marmont m'a porté le « dernier coup. Le malheureux ! je l'aimais! sans la « défection de Raguse les alliés étaient perdus! « soldats I nous n'avons pas été vaincus . Deux hommes « sortis de nos rangs ont trahi nos lauriers, leur « pays, leur prince, leur bienfaiteur... » Et pendant ce temps, Marmont, fait capitaine des gardes, pair de France et chevalier de Saint-Louis, accompagnait Louis XVIII à Gand, avec le titre de commandant de la maison militaire. Il avait orné ses armes de l'étendard de Malte et de cette devise que lui avait composée Louis XVIII « Patriae totus et ubique, » Tous du reste, les fidèles d'Egypte, les passagers du Murioriy les complices de Brumaire, Lefebvre, Sérurier, Beur-

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