Décret du 20 juillet
de Salut public. Ce lien, c'est Barras, le conventionnel Barras, c'est Préron, c'est-à-dire, ses anciens compagnons d'armes de Toulon. Leurs salons et ceux de leurs amis lui sont ouverts. 11 y a trouvé son chemin de Damas, le milieu d'intrigues qui lui convient.
« Je restai désœuvré sur le pavé de Paris, disait- « il plus tard à Sainte-Hélène. Je n'y avais pas de (c relations. Je n'avais aucune habitude de la société, « je n'allais que dans celle de Barras, où j'étais bien « reçu ^. »
Et plus loin: « Général, mais sans emploi, je fus à c( Paris, parce qu'on ne pouvait en obtenir que là. Je « m'attachai à Barras parce que je n'y connaissais « que lui. Robespierre était mort; Bairas jouait un ^ rôle; il fallait bien rn attacher à quelqu'un et à quel^ « que chose, »
L'aveu est naïf. Il est sincère. Et puis il faut le reconnaître, les passions du jeune Corse s'étaient éveillées au contact de cette société, « mélange de grâce, de « nonchalance et de corruption, en un mot portant « le caractère de l'époque'. » Et quelle société! Quelle pléiade déjeunes et jolies femmes que celle de mesdames Tallien, Récamier, Beauharnais, de Beaumont et de tant d'autres, avides de plaisirs et de notoriété! Et la reine entre toutes pour la beauté et la grâce, Notre-Dame de Thermidor*, la citoyenne Tallien!