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6i BONAPARTE A PARIS.
L*àrtillerîe turque se trouvait alors dans un état déplorable ^ Elle comprenait en tout vingt-six compagnies actives de canonniers, un corps de bombardiers et cinq compagnies de charretiers, représentant au plus un effectif de quatre mille hommes. Le matériel était à l'avenant. Le nombre des bouches à feu, oa ne le connaissait pas. Affûts et caissons étaient ea assez bon état, mais peu maniables ; quant aux voitures^ elles ne correspondaient généralement pas aux caissons. Les fonderies de fer coulé étaient mal construites. Boulets et bombes, le plus souvent d'une forme ovale ^ étaient remplis de soufflures et sans justesse. En 1794, on avait bien installé à Kiat-hana une « école d'épreuve « de boulets rouges, » mais le plus clair résultat des expériences avait été de constater «qu'un seul coup « de marteau appliqué sur lesdits boulets les mettait « en plusieurs éclats* »
La manufacture d'armes de Levent-Tchifflik pré* sentait des défectuosités du même genre. Le travail s'y faisait mal ; les fusils étaient trop lourds. Pour remé* dier à cet état de choses, le Comité de Salut public avait fait mettre à la disposition du séraskier* deux de ses meilleurs officiers supérieurs d'artillerie, les citoyens Obert et Cuny ; mais cette faveur n'était pas