‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 39 sur 185 · Mss. A. E · texte numérisé non relu

Mss. A. E

La dépêche officielle du Reis Effendy au Comité de Salut public, était ainsi formulée :

« Aux très honorés, très estimablus, très considérés et très digues représea- ■ taats du peuple français, composant le Comité de Salut public, qui est uae « sectiou de députés clioiâis, spécialement chargés d'une partie importante des « affaires de la Uépublique et membres de la Convention nationale, c'est^à- « dire l'élite de la naliou assemblée.

« Le 15 de la lune de ilélcinlaghir, l'an de Thégire 1210.

■ Gflui qui demande le secours de Dieu, Abul'Bekiii Batia. >

suffisante, paralt-il, car, dans le courant du mois do juillet 1795, le sultan renouvela ses instances pour obtenir un fondeur de canon en bronze y un ouvrier faisant des moules à canon, un officier chef de ces deux oumierSf un fondeur de boulets de fer, un ouvrier faisant des moules à boulet, etc. , plus une mission complète y composée d'officiers de Tarme pour la direction et l'in^ ttruction du personnel et du matériel.

L'offre était avantageuse, Toccasion favorable. Le Comité ne la laissa pas échapper. Il décida Tenvoi immédiat d'une mission militaire et de présents considérables '.

* Informé du fait par ses amis politiques, Bonaparte se mit aussitôt sur les rangs pour l'obtention d'une faveur qui correspondait si bien à ses plus secrètes aspirations et qui lui permettait d'esquiver définitivement son ordre de renvoi à l'extrémité de la Bretagne. A l'appui de sa demande, il joignit un Mémoire sur le perfectionnement de t artillerie turque * et remit au Comité une note sur les moyens d^ augmenter la puis*

Page 1