RappoH de la Commission
Il ferait extrémemeut diffieife et peut-être impossible de faire passer
I par la Toie de terre les présents que nous destinons pour Constantinople, et
• dans le cas où le Comité se déciderait à y envoyer ieft-ingéniears et les ouvriers
• demandés par la Porte et toujours demandés avec un empressement nouveaa;
■ dans le cas, où il jugerait convenable de faire passer à son service on cer*
• tain nombre d'officiers »
Le 15 fructidor, le Comité arrêtait :
< Un artiste suivra les présents destinés pour Constantinople, et il sera
I chargé de les rétablir à leur arrivée, dans l'état où ils doivent être pour cou-
■ server tout leur prix et tout leur éclat. •
L'évaluation de ces présents s'élevait à un peu plus de treize cent mille livres.
2. Mss. 1795. Paru dans le Con^espondant de Hambourg, en mars 1822.
6i BONAPARTE A PARIS.
sance de la Turquie, contre l'envahissement des monar^ chies européennes,
« Dans un temps, y disait-il, où Timpératrice de « Russie a resserré les liens qui Tunissaient à l'Em- « pereur, il est de Tintérêt de la France de faire tout « ce qui dépend d'elle pour rendre plus redoutables « les moyens militaires de la Turquie.
« Cette puissance a des milices nombreuses et « braves, mais ignorantes sur les principes deTart de « la guerre.
« La formation et le service de Tartillerie qui in- « fluent si puissamment dans notre tactique moderne « sur le gain des batailles, et presque exclusivement « dans la prise et la défense des places, sont encore « dans leur enfance en Turquie.
« La Porte qui a senti le danger de cette infériorité « a plusieurs fois demandé des officiers d'artillerie et « de génie. Nous y en avons effectivement quelquesce uns en ce moment, mais ils ne sont pas assez « nombreux, ni assez instruits pour former un « résultat qui puisse être considéré de quelque con- « séquence.
« Le général Buonaparte qui, depuis sa jeunesse, « sert dans rarlillerie, qu'il a commandée au siège « de Toulon et pendant deux campagnes à l'armée « d'Italie, s'offre au gouvernement pour passer en « Turquie, avec une mission du gouvernement.
<c II mènera avec lui six ou sept officiers de diffé- « rents genres et qui puissent ensemble parfaitement « posséder les différentes parties de l'art militaire.
« Dans cette nouvelle carrière, s'il peut rendre plus « redoutables les armées turques, et perfectionner « la défense de leurs principales forteresses, il croira
« avoir rendu un service signalé à la patrie et avoir « à son retour bien mérité de la patrie. »
En marge de la note, Doulcet etDebry, alors membres du Comité, mirent une apostille favorable.
« Le général de brigade Buonaparte a servi avec distinc- « tion à Tarmée des Alpes, où il commandait i'arlillerie. « Mis en réquisition près le Comité de Salut public, il a u travaillé avec zèle et exactitude dans la division d% la c< section de la guerre chargée du plan de campagne et « de la surveillance des opérations des armées de terre; w et je déclare avec plaisir que je dois à ses conseils la « plus grande partie des mesures utiles que j*ai proposées « au Comité pour Tarmée des Alpes et d'Italie. Je le « recommande à mes collègues comme un citoyen qui « peut être utilement employé pour la République, soit « dans Tartillerie, soit dans tout autre arme, soit même « dans la partie des Relations extérieures. »
Doulcet.
a En adhérant aux sentiments qu'exprime mon collègue « Doulcet sur le général de brigade Buonaparte que j*ai u vu et entreteau, je crois que, parles motifs mêmes qui c< fondent son opinion et la mienne, le Comité de Salut « public doit se refuser à éloigner, dans ce moment sur< c( tout, de la République, un officier aussi distingué. Mon « avis est qu'en l'avançant dans son arme, le Comité « commence à récompenser ses services, sauf ensuite, « après en avoir conféré avec lui, à délibérer sur sa pro- « position, s*il y persiste*. »
27 fractidor an II.
Jean Dbbry.