‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 75 sur 185 · Mss. A. E., Pr ianvier · texte numérisé non relu

Mss. A. E., Pr ianvier

« la peine à croire ce dont il avait été témoin. Le « pape n'avait pas moins à craindris la lâcheté de ses « officiers et de ses soldats et des ennemis du dedans « que des ennemis du dehors »

L'opinion de Bonaparte, du reste, était de nature identique. « Mes succès militaires sont grands, « disait-iP; mais aussi comment Tempereur est-il « servi? Ses soldats sont bons et braves, quoique « lourds et peu actifs, en comparaison des miens; a mais quels officiers ! Us sont détestables. Les « généraux qu'on m'a opposés étaient ineptes; un n Beaulieu qui ne savait pas un mot des localités de « l'Italie; un Wurmser, sourd et lent à n'en jamais « finir ; nnAlvinzi impotent. On les a accusés d'avoir « été gagnés par moi, ce sont des faussetés, je n'y ai « jamais visé. Mais je puis prouver qu'ils n'ont pas « eu, ces trois généraux, un seul état-major dont plu- « sieurs des principaux ne me fussent dévoués et « vendus. De là, j'ai vu non seulement leurs pJans, « mais leurs projets, et je les détruisais, quand ils « étaient encore A délibérer ».

Léchiquier. — Bonaparte avait sur ses prédécesseurs un avantage considérable ; il connaissait l'échiquier sur lequel il allait manœuvrer. Dès le mois d'avril 1794, il avait pris part aux opérations de l'armée d'Italie et coopéré aux plans de campagne élabobores par les deux Robespierre et par les membres du Comité de Salut public. Lors de sa mission secrète à Gênes, il avait, en compagnie de son ami Buonarotti, parcouru le théâtre de ses futurs succès. Italien

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