‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 77 sur 185 · Bonaparte et son temps, U II, p. 436, Mémoire du 31 mai · texte numérisé non relu

Bonaparte et son temps, U II, p. 436, Mémoire du 31 mai

c< arrêter un dessein, attendu que le trésor prussien « est épuisé. La cour de Vienne, qui a un autre grand « objet en vue, ne pourra envoyer en Italie des forces « suffisantes. C'est donc ici qu'il faut frapper d'autant « plus que le mécontentement général des Italiens « nous a déjà formé dans cette contrée un parti infi-

« niment nombreux^ »

Gacault voyait fort juste. Le moment était des plus propices. Le Directoire le comprit. Il conclut à la nécessité d'une action rapide et immédiate. Gomme le général Bonaparte, lors de son court passage au Comité d'études, avait eu à s'occuper d'instructions à donner à Schérer, en vue d'une campagne en Italie, on s'adressa de nouveau à lui. Le fait n'avait rien que de très naturel. En réalité, le Directoire, et tout particulièrement Barras, n'étaient pas fâchés d'éloigner Bonaparte.

« Nous aimons peu les gens témoins de nos faiblesses» »

On le trouvait d'ailleurs ti*op remuant, trop personnel. On tenait toutefois à se l'attacher. On le savait homme à disparaître et à ne plus servir la France, le jour où son intérêt serait en jeu. Il pouvait suivre l'exemple de Paoli. Le jugement de Robespierre le jeune sur son compte restait vrai: c(,..Le général Bona- « parte est Corse. Il n'offre que la garantie d'un « homme de cette nation qui a résisté aux caresses « de Paoli, et dont les propriétés ont été ravagées « par ce traître. » On sait le reste. La femme servit d'appeau. Le mariage avec Joséphine devint la condition de l'obtention du brevet.

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