ANNO
de Créqui, gouverneur de Hesdin, gentilhomme de la chambre» depuis 1662, duc et pair de 1653, chevalier de Tordre de 1662 mort en 1687.
Ce Créqiti était frère du marquis de Canaple, gouverneur de Paris, et du chevalier de Créqui {François), celui qui fut fait maréchal de France en 1668.
1. Mss. Archives guerre. Lettre de GrimonvilUe à Michel f<.e Tellîer.
2. En exécration de Tattentat commis par les soldats corses éui la personne de son Excellence le duc de Créqui, ambassadeur du roi très chrétien, la nation corse, nation de pirates , a
La garde papale corse chassée de Rome, le souverain pontife obligé de se reconnaître officiellement responsable de rattentat commis par ses agents et de charger l'un de ses parents d'aller à Paris même faire amende honorable, c'était, il faut en convenir, une réparation pénible pour lès prélats romains. Elle n'était que suffisante.
Le 20 août 1662, les gardes corses avaient tiré sur le carrosse de Tambassadrice. Un officier, des pages et des porteurs avaient été tués ou blessés. Le 30, le jeune roi écrivait au Pape* :
« ...Nous ne demanderons rien à voire Sainteté. Elle a fait une si longue habitude de nous refuser toutes choses, et a témoigné jusqu'ici tant d'aversion pour ce qui regarde notre personne et notre couronne, que nous croyons qu'il vaut mieux remettre à sa prudence propre les résolutions sur lesquelles les nôtres se régleront, souhaitant seulement que celles de votre Sainteté soient telles qu'elles nous obligent de prier Dieu qu'il conserve votre SS. »
Le 9 septembre, il ajoutait à la reine Christine de Suède, alors à Rome* :
« Madame ma sœur... nous avons reçu du ciel une dignité dont nous nous rendrions indigne, si, pour quelque considération que ce puisse être, nous souffrions la moindre tache à notre honneur. C'est sur ces taches-là
Sté déclarée, par décret de N. S. P. le pape Alexandre VII, en date du 13 septembre 1662, incapable et indigne de servir au Siège apostolique, en exécution du traité de Pise et en mémoire éternelle de cet événement (année 1664).