Voir pièces à l'appui. Archives de Corse
2. Le comte de Vergennes, grand ami de la famille, avait donné cette entreprise au mari.
Madame Permon sortait des couches de Laure, la future duchesse d'Abrantès *. Aussi hospitalière qu'intrigante , elle accueillit bien son compatriote. Malheureusement, la maladie fit des progrès d'une rapidité foudroyante. Charles n'eut que le temps d'envoyer son mémoire au ministre*. Le 24 février, il mourait \ Il avait trente-huit ans. Il s'était éteint comme il avait vécu, en libre penseur, en ennemi irréconciliable de la religion et des Jésuites, ces spoliateurs de sa famille* « Au moment de mourir, dit Las Gases^ « il se fâcha vivement contre Fesch, qui déjà prêtre, « était accouru en étole et en surplis, pour l'assister « dans ses derniers moments. Il le pria de le laisser « mourir tranquille. »
Le coup était terrible pour la famille. Quelque peu digne et peu patriotique qu'eût été la conduite de
1. M, Comnène avait habité Ajaccio. Ancien capitaine dans^ le régiment de cavalerie de Vallière, il était mort à Ajaccio en 1772. Il avait eu une fille, (madame Permon), et trois fils, DémétinuSj Joseph et Georges. Ils descendaient de la famille impériale de ce nom. Leurs biens avaient été donnés à M. de Marbeuf.
Démétrius Stepkanopoli Constantiriy l'aîné des fils, émigra
avec Condé, fut, un agent du comte de Provence, rentra en
France après brumaire, mourut à Paris en 1820. Il était né à
Ajaccio en 1749.
Son frère Georges mourut le 7 avril 1833. Il était né en 1756.
Madame Permon eut trois enfants ; un fils du nom d'Albei^t^
bie fille née en 1778, morte en 1796, mariée au général de Geoffre ;
Ine seconde fille, Laure,. née le 6 novembre 1784, mariée à Junot.