‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799: d'après les documents inéditsChapitre 56 sur 144 · décembre · texte numérisé non relu

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158 BONAPARTE A VAîBNCE.

une place gratuite dans les écoles royales militairts^ L'abbé Pesch avait eu un diaconat. Joseph rêvait déjà les grandeurs ; il sollicitait du grand-duc de Toscane la permission de revêtir les insignes de tordre de Saint-Etienne, Cette supplique est curieuse à plus d'un titre, car elle est une preuve de plus à Tappui de la filiation des Bonaparte d'Ajaccio avec les Bonaparte de Sarzane (Toscane). Elle dénote en outre un caractère particulièrement souple des membres de cette famille, chez laquelle le sentiment de la dignité et Tamour de la France n'ont jamais existé. La voici, du reste, in extenso :

Tlacet de Joseph Bonaparte au grand-duc de Toscane (janvier, 1786).

« Charles, le père du suppliant, fut reconnu noble, et d'une noblesse de plus de deux cents ans. Admis au nombre des douze gentilshommes, plus d'une fois il représenta la nation entière, et fut, en outre, député de l'Assemblée générale de la noblesse auprès de S. M. le roi T. C. En 1779, il reçut des lettres qui confirmaient ses titres, et Napoléon, frère cadet du suppliant, fut nommé, après avoir fait ses preuves, élève de l'École royale et militaire de Brienne, d'où il passa dans celle de Paris, et de là fut promu au grade d'officier dans le corps royal d'artillerie.

« Il représente enfin, qu'en conséquence de la qualité reconnue de sa famille, Marianne Bonaparte, sœur du suppliant, eut l'honneur d'être nommée par le roi de France élève au couvent de Saint-Cyr, fondé par Louis XIV, pour l'éducation des jeunes demoiselles. Cette faveur ne

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