Mss. Archives de la guerre
t» Mss. Archives de la guerre. — 3S août 17^8^
« années empêcheront qu'il ne soit placé, mais qu'il « fera son possible pour hâter son retour... » C'était uns fin de non-recevoir ; Joseph resta sans emploi à Bastia. Lucien lui-même n'était pas plus favorisé. Son frère, on se le rappelle, avait annoncé avec emphase à rintendant de Corse son admission au séminaire. Dans cette intention même, il l'avait conduit à Aix et l'y avait mis au collège, en attendant l'arrivée du brevet. Or, cette promesse devait être bien vague et l'assertion de Bonaparte sans effet sur les décisions de l'intendant, car, le 19 novembre 1788, madame Bonaparte lui écrivait^ :
«... Pardonnez à ma nombreuse famille mon impor- « tunité, j'ai la hardiesse de vous sollùsiter pour mon « fils qui est à Aix, L'espérance que vous me donnât « conjointement a feu monsieur de Marbeuf fit « que je le plassai au collège il y a un ans et cepen- « dant je nentant pas encore parller de sa réception... « Adieu monsieur puisse Vinte7*est que vous avez bien « voulut prendre à ma nombreuse faqj^e ne pas se « démentir, car quoique elle n'ai pas le^onheur de « vous connaître depuis longtemps, vous êtes sepen- « dant la seule personne dans la justice et la bonté « duquelle elle ose espérer. »
L'intendant ne répondit même pas. Du reste, tout allait à l'avenant dans les affaires de la famille. Les demandes d'argent de madame Bonaparte pour la pépinière restaient sans solution, les plaintes sans effets Aussi, le 2 avril 1789, son fils, Tofficier d'artillerie, écrit directement à l'intendant, alors à Paris.