Moniteur universel. — Séance du 20 décembre
£3t) BONAPARTE EN CORSE.
« cette île mea compatriotes expatriés, elle a attaché « à la Constitution un nombre considérable d'indice vidus qui la défendront jusqu'à la dernière goutte « de leur sang. »
Le 23 décembre, il ajoutait, à propos de Témotion vraie ou simulée produite par le vote de TAssemblée ^ :
« J'apprends que ce décret a rencontré la plus vive
.« opposition dans le parti que je suppose attaché à
« l'ancien système, et qu'on a particulièrement fait
« les plus grands efforts pour que je fusse excepté...
« Pour ce qui me regarde, vous pouvez, conjointe- K ment avec nos députés, donner les plus fermes « assurances que, ni de ma part, ni de celle des per- K sonnes qui prisent mon influence, il ne sera fait « aucune démarche contraire. Du moment que la <( patrie a obtenu sa liberté, toute sollicitude cesse ; « et si mon séjour ici donnait quelque ombrage, je « me retirerais dans les lieux d'où l'on n'entendrait « plus parler de moi. Je dois renoncer à revoir ma « patrie, car je vois que je ne ferais qu'y ajouter « d'inutiles jalousies et des prétextes aux mal inten- « tionnés, pour interpréter en mauvaise part toutes « mes démarches et mes paroles au préjudice de la « nation. »
« Ma reconnaissance pour le favorable accueil que « j'ai reçu sera ineffaçable. Je ne servirai pas contre « les Anglais, mais je ne me prêterai non plus à « aucune entreprise de leur part ou de celle d'une « autre puissance qui voudrait troubler la paix et K la liberté de notre pays. »