‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 100 sur 190 · Voir aux pièces à i*appui · texte numérisé non relu

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AWVE 1703. 315

:oiiés, bravoure reconnue, voilà l'état vrai des armées i»^ l'Empire germanique. Et ce jugement sévère, P5t Jomîni qui le porte. C'est celui qu'au lendeimin des désastres de 1806, portera l'émule de iharnhorst, le baron de Stein, l'un des réforn a tours de la Prusse, lorsqu'il s'adressera à ses on citoyen s pour les engager à courir aux armes :

f Vous êtes opprimés, mais vous n'êtes ni avilis

'< ni abâtardis, quoique presque tous vos pnnces aient « trahi la couse de la patrie au lieu de verser leur « sang pour elle ; quoique un grand nombre de votre « noblesse, de vos employés prête son ministère pour « la perdre au lieu de la défendre... Quittez les dra- « peaux de Tesclavage et de l'ignominie; réuni.^sez- « vous sous les bannières de la patrie et de Thon- « neur national... »

Dans les autres États de l'Europe la situation était identique. « En Espagne, dit Jomini, le métier des « armes n'est plus en honneur. » « Un bon tiers des « équipages, ajoute un témoin oculaire*, est composé « de galériens, de vagabonds pris de force. Parmi le « peu d'honnêtes gens, il y a beaucoup de paysans « incommodés de la mer... Les véritables marins, et « nommément les Génois , sont très mécontents. « Ceux-ci sont gardés à vue et enchaînés par appré- « hension qu'ils ne se jettent â l'eau pour gagner le « rivage... On compte seize cents malades sur la « flotte, et il y a un mois qu'elle est sortie. L'argent « fait totalement défaut... »

En Piémont, mêmes fautes, mêmes conséquences. « Le roi de Sardaigne n'a plus d'argent pour suivre

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