Bruxelles, 2 septembre
2. Londres, 22 février 1793. Pellenc au comte de Mercy- Argenteau.
« guerre présente nationale en Allemagne et en totis « pays, est vraiment digne d'être mise à exécution »
Ainsi, à Theure même où la lutte semblait la plus acharnée, les ennemis de la France en étaient réduits à prêcher l'organisation de ces forces nationales, tant décriées depuis lors, et à réclamer cette unité dont la Convention donnait Texemple.
En réalité, cette attitude inattendue des légions républicaines avait rapidement conquis Teslirae de leurs adversaires. « Aucun obstacle, pas même ceux « que suscitent les événements n'arrêtent les Fran- « çais, » écrit le prince d'Hardenberg ^ C'est le même qui ajoute, au lendemain de la sanglante bataille de Wattignies, où conventionnels et généraux se jetèrent dans les tranchées : « Le feu des France çais fut tel que, de Taveu des Autrichiens, ja- « mais même pendant la guerre qu'ils avaient faite « récemment contre les Turcs, on n'avait entendu un « si terrible tonnerre d'artillerie. » De tels actes de bravoure, et ils se multipliaient partout, imposaient le respect. Il fut complet. Sous le feu, il n'y a pas de place pour la rancune dans le cœur des combattants, ces représentants inconscients de gouvernements divisés d'intérêts. Aussi, il faut le reconnaître, généraux, officiers et soldats des armées coalisées saisirent toujours avec empressement l'occasion d'exprimer leur admiration pour ces défenseurs de la patrie française. Les prises de Mayence et de Valenciennes, les honneurs rendus à nos généraux morts au champ d'honneur et les échanges de prisonniers fournirent souvent Toccasion de manifes-
l. Mémoii*es dupn'rce d'Hnvdenberg, t. II, p. 437.
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talions réciproques d'estime. Rien n*est touchant comme le compte rendu de ces rapports amicaux entre les vieux et braves serviteurs de l'Empereur et ces jeunes officiers, que leur amour pour la République anoblissait à leurs yeux.
La haine subsista seule chez ces déserteurs, qui devaient, grâce à la calomnie et aux tristes fruits d'une éducation malheureusement faussée, étouffer, jusque dans le cœur de leurs descendants, la mémoire des hauts faits de leurs modestes concitoyens. Mais impuissants ils furent, impuissants ils seront toujours à dénaturer, au profit de leurs rancunes et de leur «anité, l'histoire,
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