‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 105 sur 190 · Décret du "^ avril · texte numérisé non relu

Décret du "^ avril

3. Voir pièces à l'appui, Mss. Archives étrangères. Orléans (Louis-Philippe-Joseph, duc d'), surnommé Égalité,

né à Saint-Cloud, le 13 avril 1747, conventionnel, vota la mort, arrêté le 7 avril J793, conduit à Marseille, puis à Paris en octobre et exécuté le 13 novembre. Ses fils restèrent à Marseille et ne recouvrèrent leur liberté que le 5 novembre 1796.

Montpensier (Antoine-Philippe d'Orléans)^ né le 3 juillet 1775, mort le 8 mai 1807 à Twickenham. Sous-lieutenant au 14« dra gons en 1791 ; passa à l'armée d'Italie. La désertion de Dumou riez et du duc de Chartres fut cause de son arrestation.

Louise -Marie- Thérèse -Bathilde d* Orléans, née en 1748, fut envoyée en 1796 à Autun, qu'elle quitta après fructidor pour Barcelone.

Le prince de Conti (Louis-François-Joseph), né en 1734, mort en 1814, fut autorisé à la même date à résider à Moulins, dans sa terre de La Lande jusqu'au 18 fructidor, puis envoyé à Barcelone.

4. Il y avait vingt-quatre sections à Marseille. Chaque section

celui-ci installait solennellement le nouveau tribunal, prescrivait le rappel du contingent marseillais, ordonnait la fermeture du club de la Société populaire, faisait arrêter les principaux membres, Al. Ricord, Hugues, Giraud, l'abbé Beausset, Ghampré, Maillet jeune, Barthélémy, etc., et, le 2 juin, ce dernier, chef d'atelier de savonnerie, conduit à l'échafaud dressé sur la place Saint-Michel, commençait cette série d'exécutions capitales, qui allait se continuer jusqu'au 23 août^ Ges tristes événements ne devaient pas rester isolés. A Lyon, les sections se déclaraient en insurrection, après trois jours de luttes, les 29, 30 et 31 mai. Dans la Lozère, Gharrier^ et son lieutenant Laporte poursuivaient le cours de leurs exploits. A Nîmes, à Bordeaux, à Toulon, à Limoges et à Gaen des faits analogues avaient lieu. Fontenay était enlevé le 5 juin par les Vendéens; Saumur, le 7 juin. Paris également devenait le théâtre de mouvements confus, à la suite desquels avait lieu le vote d'expulsion des Girondins (2 juin). Or, dans tous ces agissements se retrouve une concordance de date, qui démontre une action directrice commune. Les mesures prises contre les Girondins n'y sont pour rien. En effet, l'attitude hostile des sections de Marseille s'était mani-

devait nommer deux juges pour le tribunal et le comité central. Le tribunal populaire était divisé en chambre d'accusation et en chambre de jugement. Voir aux pièces à Tappui la proclamation da comité, 9 mai.

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