‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 152 sur 190 · BONAPARTE AU FORT CARRÉ · texte numérisé non relu

BONAPARTE AU FORT CARRÉ

Fréron. Questionné par le Comité de Salut public, Tilly répondit : « Quand le générai d'artillerie Buo- « naparte... est venu à Gênes avec cinq ou six office ciers, j'ai pensé qu'il pouvait avoir des motifs « indépendants de l'instruction de Ricord, d'après « laquelle j'ai présenté, le 26 n^essidor, au sérénis- « sime gouvernement, la note dont j'ai envoyé copie, « le 3 du mois suivant.

« L'apparition d'un officier général non seulement « n'était pas nécessaire au succès des demandes qui « faisaient l'objet de cette note, mais elle leur était « contraire, puisqu'elle éveillait la jalousie des mice nistres des coalisés et aurait mis le gouvernement « dans l'impossibilité de se prêter à des mesures qu'il « n'aurait pas acceptées quand même on les lui au- « rait présentées secrètement...^ »

En un point Tilly disait vrai. Bonaparte avait eu deux missions : l'une officielle, celle que nous connaissons, l'autre secrète et purement militaire, dont la première n'était que le prétexte. « Le général Bona- « parte, lui prescrivait-on dans l'instruction confî- « dentielle^, se rendra à Gènes...

« 1° Il verra la forteresse de Savone et les pays cîr- « convoisins.

« 2° 11 verra la forteresse de Gênes et les pays voi- « sins, afin d'avoir des renseignements sur des pays « qu'il importe de connaître dans le commencement « d'une guerre dont il n'est pas possible de prévoir « les eff'ets.

« 3° Il prendra sur l'artillerie et les autres objets K militaires tous les renseignements possibles.

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