Mss. Archives (étrangères
2. Mss. Archives de la guerre. Loano, le 25 messidor an II. »
« 4** Il se pourvoira à sa rentrée à Nice de quatre « milliers de poudre qui avaient été achetés pour « Bastia et qui ont été payés.
« 5° Il verra à approfondir, autant qu'il sera pos- « sible, la conduite civique et politique du ministre « de la République française Tilly et de ses autres « agents, sur le compte desquels il nous vient diflTé- « rentes plaintes.
« 6" Il fera toutes les démarches et recueillera tous « les faits qui peuvent déceler l'intention du gouver- « nement génois, relativement à la coalition. »
Tout cela était parfaitement combiné et dénotait de la part de Robespierre et de Bonaparte une sagacité peu commune et, en tout cas, une préparation savante de la prochaine campagne. Evidemment, ce plan se trouvait en contradiction flagrante avec celui émanant de l'état-major de l'armée des Alpes. Il dérangeait également les combinaisons faites en vue d'une expédition corse. D'ailleurs le secret n'avait pas été suffisamment gardé. Bonaparte aimait à exposer ses projets devant ses inférieurs. La contradiction l'animait et lui fournissait des arguments nouveaux. n s'exerçait à commander. Il n'en fallait pas plus, on en conviendra, pour mécontenter des collègues et exciter une jalousie que ses relations continuelles avec Robespierre rendaient plus vive.
« Être ami d*un grand homme est parfois un danger. »
Le plus malheureux avait été ce pauvre Louis. La disgrâce de son frère l'avait atteint. Il se trouvait sans emploi et sans argent. Grâce à l'éternel protecteur Salicetti, il fut nommé, le 12 août, c'est-à-dire