‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 35 sur 190 · Mss. Comité militaire · texte numérisé non relu

Mss. Comité militaire

« témoigner depiiis mon arrivée. J'ai aussi voulu « vous recommander l'union qui seule fait notre force « et surtout Tobéissance et le respect au gouvernement « du pays, dont nous vous donnerons nous-raènie « l'exemple ^ » Gela fait, on passa à la discussion des mesures à prendre. On convint d'un appel aux puissances, de la nécessité d'une déclaration de guerre immédiate à la France, de l'établissement d'une 'régence en faveur du comte de Provence, enfin du droit pour ce dernier d'organiser son ministère et de nommer des agents diplomatiques. Du roi et de la reine il n'était pas plus question que s'ils n'existaient pas.

Le lendemain on expédiait à tous les officiers de l'armée française, sur lesquels on croyait pouvoir compter, un ordre ainsi conçu : « Monsieur, il vous est ence joint, de la part de Monsieur, régent du royaume, « de vous rendre à ..., pour le 30 de ce mois. Si vous « n'avez pas les fonds nécessaires pour entreprendre

« ce voyage, vous vous présenterez chez M , qui

<: vous délivrera cent livres. Je dois vous prévenir que n si vous n'êtes pas rendu à l'endroit indiqué à l'épo- « que susdite, vous serez déchu de tous les privilèges « que la noblesse française va conquérir ^ » De leur côté, les princes de l'Eglise émigrés expédièrent deinstructions précises pour engager leurs anciens subordonnés à passer d'une opposition latente à une lutte ouverte, de manière à préparer les habitants des portions du territoire, sur lesquelles ils avaient le plus d'action, à prêter main-forte au mouvement

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