Mss. A. L. — Geffroy
« majeure partie, et on pourrait dire la totalité des « intéressés sont d'accord sur le fond, sans l'être sur « la qualité des moyens, non plus que sur le moment « décidément convenable à les employer. Dans le « nombre de ces intéressés, il en est un qui se refuse « de partager les chances qu'il s'agit de courir ; par « cela même on peut le regarder, et on le regarde en « efl'et, comme un opposant... » Détail curieux, Bonaparte partageait cette manière de voir. « Aura-t-on « la guerre? mandait-il à Naudin*, le 27 juillet. J'ai « toujours été pour la négative. Jugez mes raisons.
« L'Europe est partagée par des souverains qui « commandent à des hommes, et par des souverains K qui commandent à des bœufs ou à des chevaux.
« Les premiers comprennent parfaitement la Révo- « lution. Ils en sont épouvantés ; ils feraient volon- « tiers des sacrifices pécuniaires pour contribuer à « l'anéantir, mais ils n'oseront jamais lever le « masque, de peur que le feu ne prenne chez eux; « voilà l'histoire de l'Angleterre, de la Hol- « lande, etc.
(( Quant aux souverams qui commandent à des « chevaux, ils ne peuvent saisir l'ensemble de la Gon- « stitution; ils la méprisent, ils croient que ce chaos « d'idées incohérentes entraînera la ruine de l'empire « fi'anc. A leur dire, vous croiriez que vos bi^avescom-- « patriotes vont s'entr'égorger, de leur sang purifier « cette terre des crimes commis contre le roi et, en- « suite, ployer la tête plus bas que jamais sous le « despote mitre, sous le fakir cloîtré^ et surtout sous ^ les brigands à parchemins. Ceux-ci ne feront donc