‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 39 sur 190 · septembre · texte numérisé non relu

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Mais pour les vrais déserteurs, et ils étaient nombreux, qu'avait-on fait? rien. L'Assemblée se borna a des demi-mesures. On chargea le comité militaire de présenter la liste des officiers généraux ayant encouru la déchéance. On rejeta' la proposition faite par les commissaires aux armées, de séquestrer les biens de ceux qui ne seraient pas rentrés dans le délai d'un mois et de les confisquer, s'ils n'étaient pas de retour avant le 1" octobre. On se contenta de leur imposer une triple imposition, de rayer du tableau d'avancement les officiers absents sans congé', et d'envoyer des émissaires auprès des princes et de leurs complices pour les engager à revenir en France. Cette démarche était naïve, v Dans ces cloaques d'in- « tri gués, de cabales, de bêtises et de singeries de « l'ancienne Cour, » comme les appelait le propre secrétaire de Marie- Antoinette, M. Augeard, on riait fort des prétentions de ces agents de la prétendue Assemblée. En cela, ces messieurs pouvaient avoir quelque peu raison. Les décrets lancés contre eux n'avaient guère été exécutés, et l'amnistie générale, qui suivit l'acceptation de la Constitution, n'était pas faite pour prouver Ténergie du gouvernement.

Eii résumé, dispositions militaires insuffisantes contre l'étranger, mesures disciplinaires dérisoires à l'égard des déserteurs, tels furent les résultats efl*ectifs des décisions prises à la suite de l'événement du 21 juin.

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