‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 41 sur 190 · Geffroy — Gustave III et sa cour · texte numérisé non relu

Geffroy — Gustave III et sa cour

2. Lettre de Mercy au prince de Kaunitz (12 août 1791). Florimond'Claude, comte de Mercy-Argenteau, né à Liège ei

1722. Naturalisé Français, 19 juin 1761. —Ambassadeur à Paris de 1766 à 1790. Conseiller de Marie-Antoinette. — Ministre plénipotentiaire aux Pays-Bas, 30 novembre 1790.— Parti pour l'Angleterre, 13 août 1794. — Chargé des préparatifs de la coalition, depuis le mois de novembre 1790. -^ Mort le 26 août 1794.

ANNflE 1791. 105

« plus dangereux que le premier a des talents et le i second une éloquence très séduisante qui toujours « a été mise en œuvre sous la diieclion de son ami « Duport, le plus déterminé anti- royaliste et le fac- « tieux le plus intrépide de l'Assemblée. Je ne sau- « rais croire que d'une pareille source, il puisse pro « venir rien que de très suspect. »

La sincérité de la Cour et du Conseil exécutif n'était p:i5 plus réelle. C'était, le 14 septembre, que Louis XVI prononçait ces solennelles paroles : « Je jure d'être « fidèle à la nation et à la loi, d'employer tout le « pouvoir qui m'est délégué à maintenir la Constitt tution décrétée par l'Assemblée nationale consti- « tuante et faire exécuter les lois. » En l'honneur de ce grand acte, Paris avait illuminé ; des Te Deum avaient été chantés, des proclamations faites par des hérauts d'armes ^. Le 28 septembre, le roi avaif ajouté : « J'ai accepté la Constitution et j'em- « ploierai tous mes efforts à la maintenir et à la « l'aire exécuter. Le terme de la Révolution ert « arrivé ; il est temps que le rétablissement de l'ordre « vienne donner à la Constitution l'appui qui lui est « maintenant le plus nécessaire ; il est temps de « fixer l'opinion de l'Europe sur la destinée de la « France et de montrer que les Français sont dignes « d'être libres. »

Or, le 21, la reine écrivait à Mercy^ : « Il s'agit à « présent de suivre une marche qui éloigne de nous « la défiance et qui en même temps puisse servir à « déjouer et à culbuter au plus tôt l'ouvrage mons-

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