‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 50 sur 190 · Lettisd du 2i janvier 1709, datée de Raismes · texte numérisé non relu

Lettisd du 2i janvier 1709, datée de Raismes

156 lÊTAT DE L'ARMÉE FRANÇAISB.

« pour obbtenir dans l'Assemblée et dans Paris une « influence chimérique... r

En présence de tels aveux, comment s'étonner de cet entraînement vers cette fatale solution de la guerre, que seuls, les Jacobins, repoussaient avec Ténergie du gentiment vrai de la situation de la France? Étrangers, déserteurs, émigrés, royalistes et constitutionnels avaient intérêt à la lutte. La guerre, en effet, est le remède m extremis des gouvernements en détresse. Vainqueurs, ils retrouvent quelque regain de popularité; vaincus, ils espèrent être toujours à temps pour traiter avec leurs adversaires et, grâce à eux, vivre en paix avec leurs peuples, à la suite d'une saignée protectrice.

Conformément aux patriotiques avis de la Cour de France, l'empereur avait fait remettre une note diplomatique ^ sur la situation faite à Louis XVI et à la reine. Lue à l'Assemblée, elle y souleva la tempête tant désirée. « ... Quel est donc, s'écrie Guadet^, ce « complot nouveau formé contre la liberté de notre « patrie. Et jusqu'à quand souffrirons-nous que nos « ennemis nous fatiguent par leurs manœuvres et « nous outragent par leurs espérances?

« ... Apprenons, messieurs, à tous les princes de « l'Europe que la nation française est décidée à mainte tenir sa Constitution tout entière ; que nous mour- « rons tous ici... »

A ces mots, l'Assemblée, les ministres et le public des tribunes se lèvent* étendent les bras et crient ;

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