‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 69 sur 190 · Barthélémy Arena à Poche, 17 décembre 1792, de Nice · texte numérisé non relu

Barthélémy Arena à Poche, 17 décembre 1792, de Nice

— Mss. Archives de la guerre.

3. Le conflit eut lieu, le 18 décembre 1792. Peraldi à Poche,

— MsB. Archives de la guerre.

âKKISe 1799. S3d

sacrer les soldats et les marins. L'amiral lui-même faillit être victime de leur fureur. Bonaparte était l'un des plus exaltés. Il voulait qu'on s'emparât de la citadelle. C'était son rêve. L'occa&ion semblait unique. La présence du maréchal de camp Casablanca et sa prudence atténuèrent la gravité de l'incident. Les matelots durent retourner à bord pendant la nuit et les troupes furent consignées dans leurs quartiers. Toutefois l'animosité était telle qu'il devenait difficile de songer au transbordement des volontaires sur les bâtiments de l'État, où ils se seraient trouvés en contact constant avec leurs adversaires de la veille. Ce fut alors que Bonaparte émit l'avis d'une opération spéciale, exécutée uniquement par les volontaires corses et destinée à faire diversion à l'expédition principale. L'idée fit son chemin. Elle devait le faire. Pour les corses, c'était satisfaire leurs tendances particularistes. Pour Bonaparte, c'était l'espoir du commandement. Sur ce point sa déception devait être complète. « Très estimé monsieur « Salicetti, écrit Paoli le 2 janvier 1793,... nous avons « accordé au contre-amiral Truguet tout le régiment « du Limousin et un détachement de trois cents « hommes de chacun des autres régiments. Ni lui ni « Sémonville n'ont jugé à propos d'embarquer sur la « flotte le détachement de huit cents gardes natio- « naux; le désordre d'Ajaccio, où mes gens se sont « pourtant bien montrés, a été fataP... » Au ministre il faisait part de la nouvelle expédition, réclamait de l'argent, signalait le fanatisme des prêtres, la mauvaise organisation des volontaires ainsi que le germe

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