Lettre de Paoli à Salicetti, du 2 janvier
d'aristocratie subsistant dans les villes. Puis il ajoutait : « J'ai donné une commission de commandant « du corps expéditionnaire au colonel Gesari-Go- « lonna, en tant que pouvait s'étendre mon autorité^ « pour le commander. C'est le contre-amiral qui me « l'a proposé et me l'a requis... Les deux bataillons « de gardes nationaux vont recevoir l'ordre de mar- « cher vers Bonifacio. Ils demeureront h Sartène qur « n'en est qu'à une journée, jusqu'à ce que le ci- « toyen Gesari-Golonna les ait inspectés. J'ai donné « des ordres pour faire transférer fi IJonifacio tout « ce qui sera possible de vivres et de munitions et « les bataillons ne s'y rendront que lorsque ces vi- « vres y seront arrivés. Je le répète encore, la licence a des équipages et les crimes du 18 décembre nou^ « obligent à tant de ménagements nuisibles à la « promptitude de cette expédition ^ »
Ce ne fut en effet que le 6 janvier que toutes les troupes de ligne se trouvèrent à bord. Le 7, la flotte devait appareiller. Truguet attendait l'arrivée du convoi, dont le départ de Villefranche avait eu lieu le 4. Il comptait sans le mauvais temps. Le 9, ne voyant rien venir, désireux d'ailleurs de rallier au plus tôt l'escadre de La Touche-Tréville, il mit à la voile. Quant aux transports, ils abordaient seulement le 14 à Saint-Florent^.
Cette fois encore des scènes pareilles à celles d'Ajaccio allaient se passer. Aussitôt les troupes débarquées, des rixes éclatèrent. A Bastia, un volontaire Marseil-^