‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 76 sur 190 · Mss. Archives de la guerre. — Cette déclaration est de la · texte numérisé non relu

Mss. Archives de la guerre. — Cette déclaration est de la

f- Les officiers des différents corps qui composent notre I année, citoyen commandant, avaient vu avec étonne- « ment l'ordre que vous aviez donné de la retraite daQ3 0 un moment où les troupes étaient pleines d'espoir de la « victoire. Ils voyent aujourd'hui avec indignation la « Irame qui vous^ a obligé à la dicter. Us espèrent que « vous vous empresserez pour en faire punir les auteurs. « Ils se félicitent de devoir toujours conserver de votre « zèle et de votre patriotisme l'opinion qu'ils ont toujours « eue.

BoDifacio, le 28 février 1793, l'an deuxième de la République.

Le 11 mars, Paoli écrivait de Corté au ministre : «... Vous verrez, citoyen ministre, que la défection « de l'équipage de la corvette la Fauvette a mis les « gardes nationaux Corses dans la nécessité de se re- « tirer, au moment où ils étaient décidés à tenter « avec courage la prise définitive de cette île.

« Si de pareils attentats et des actes d'insubordina- « tion et de lâcheté si marqués ne sont pas punis « avec un exemple éclatant, nous aurons des incon- « vénients réitérés, et les meilleures combinaisons « militaires pourront échouer, car il n'y a pas de tf général qui puisse être à Tabri des conséquences « '^.'une défection inattendue. Je vous prie d'être « convaincu que je ne négligerai aucune circons- « tance pour contribuer , avec mes concitoyens , à ^< toutes les entreprises auxquelles je serai appelé « pour la gloire et le succès des armées de la Répu- « blique... » Ainsi, des vaisseaux coulés, Tinfluence française amoindrie en Corse, en Sardaigne et dans

main de Bonaparte. Elle est signée de lui et de tous les ofûcier» — Voir pièces à l'appui.

toute l'Italie, des dépenses faites inutilement, tel fut le résultat d une expédition qu'on avait mis cinq mois à mal combiner.

Cet insuccès était d'autant plus pénible, qu'au moment même où l'entreprise échouait si misérablement, le contre-ordre partait de Paris. Le 31 janvier, en effet , le Conseil exécutif provisoire décrétait : « L'Angleterre, unie à la Hollande, s'est coalisée avec « la Prusse , l'Autriche et la Russie. La République « française, après avoir tenté tout ce que luipermet- « tait sa dignité pour éviter une guerre maritime, « s'y voit entraînée... Considérant combien le succès K même entier de l'expédition de la Sardaigne im- « porterait peu à la République... le ministre delà « marine donnera ordre au contre-amiral Truguet, « commandant les flottes navales de la République «( dans la Méditerranée, de porter la partie actuelle- « ment libre de la flotte qui est à ses ordres, et de la « ramener dans l'Océan pour être réunie aux autres « vaisseaux actuellement en armement dans le port « de Brest.

« Il laissera au plus ancien officier le soin de donner « suite aux opérations nécessaires pour le retour des « Marseillais à l'armée du Var... » Le même jour, le ministre de la guerre prévenait de ces dispositions le commandant de l'armée d'Italie.

Ces avis , nous l'avons vu, devaient arriver trop tard. L'expédition était finie et mal finie. Pour Bonaparte, aussitôt débarqué, il s'était empressé d'abandonner ses hommes et de retourner à Ajaccio. Il s'y trouvait, le 3 mars 1793,

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