‹ Bonaventure Des Periers: sa vie, ses poésiesChapitre 8 sur 43 · RESPONSE · texte numérisé non relu

RESPONSE

Si chose aymëe est toujours belle, ' Si la beauté est éternelle, Dont le désir n'est à blâmer, On ne sçauroit que bien aymer.

Si le cueur humain qui désire En choisissant n*a Tœil au pire Quand le meilleur sçait estimer, On ne sauroit que bien aymer.

Si Testimer naist de prudence.

Laquelle congnoist Tindigen^e, Qui faict l'amour plaindre et pasmer, On ne sçauroit que bien aymer.

Si le bien est chose plaisante, Si le bien est chose du> santé, Si au bien se fault conformer, On ne sçauroit que bien aymer.

Brief, puisque sa bonté bénigne De la sapience divine Se faict charité surnommer.

On ne sçauroit que bien aymer.

ailleurs, elle continue à plaider sa cause avec une simé charmante.

) me devez- vous bien aymer, moi qui suis et resterai i à mon chaste amour sans vous jamais laisser voir mon rin et mes larmes, inconstant !

icueil des OEuvres, éd. Lacour, 1. 1, p. 164.

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