CHAPITRE PREMIER
La ville gallo-romaine. — Les piliers de Tutelle et le palais Gallien. — Les invasions,
— La vie municipale et la domination anglaise. — Reprise de la ville par la France.
— Les intellectuels de la Renaissance. — Temps modernes.
L'antiquité connue de Bordeaux ne remonte guère au delà de 1ère chrétienne. L'existence d'un « emporium, Burdigala, placé dans ure espèce de marais que forment les embouchures du fleuve », la Garonne, est signalée pour la première fois par Strabon qui écrivait sous le règne de Tibère, vers les années 15-16 après Jésus-Christ. Il ajoute que Burdigala était en la possession de gaulois bituriges, c'est-à-dire originaires de la région dont Bourges était la capitale. Ils l'avaient conquis sur des
Aquitains venus d'Espagne à une époque reculée. Mais dès l'an 56 avant Jésus-Christ, ils durent, à leur tour, plier devant la puissance romaine. Douce et féconde fut la domination de Rome. Les vainqueurs apprirent aux Gaulois à cultiver la vigne et, dès le IVe siècle, Ausone pouvait écrire que « c'est par Bacchus que Burdigala est glorieux ». Il était glorieux aussi par ses écoles, les premières delà Gaule, selon Mommsen, et riche par son port et l'étendue de son commerce qui comprenait déjà celui des résines fournies par les arbres du littoral.
Les marchandises venaient par la voie naturelle, le fleuve. Parfois elles continuaient vers la mer, gagnaient les lointaines Bretagnes. Mais les voies de terre étaient plus encore fréquentées. L'une, voie de lumière et d'harmonie, venait du sud-est, rattachait Burdigala à Rome, à la Grèce. Elle passait par Marseille, Nîmes, Narbonne, Toulouse, Agen. Une autre allant du Sud au Nord, les Pyrénées franchies, suivait le littoral, traversait Bordeaux, gagnait les Charentes, Poitiers, la Loire, Paris pour aboutir à Trêves en Germanie, ville dont les relations commerciales avec Burdigala étaient des plus suivies. A cette 'grande voie se soudaient d'autres artères qui permettaient de communiquer avec les cités de la Gaule centrale, entre Rhin et Rhône, où les romains confiants bâtissaient pour l'Eternité.
Par sa situation, Burdigala restait le grand emporium occidental, intermédiaire entre le nord et le sud. Aussi possédait-il tout ce qui faisait l'orgueil des villes romaines : temples, amphithéâtre, portiques, thermes et fontaines. Celles-ci et ceux-là étaient alimentées par l'Eau Blanche amenée par un aqueduc et par la fontaine Divone chantée par Ausone.
La ville et ses monuments s'étageaient parmi les pampres et les fleurs, sur les pentes qui aboutissaient à la Garonne, occupaient le terre-plein situé entre le Peugue et la Devise, deux ruisseaux qui traversaient alors le territoire actuel de Bordeaux avant de se perdre dans le fleuve. L'estuaire delà Devise formait un port sûr, amélioré à main d'homme, où s'abritait la batellerie et que le moyen âge devait plus tard enclore dans l'enceinte fortifiée. Le Forum occupait l'actuelle place de la Comédie, et sur le côté où s'élève le théâtre, on admirait le temple de la divinité protectrice de la cité : la Tutelle. C'était le monument le plus cher à Burdigala, c'était aussi le plus magnifique. Il avait été construit au moment de l'extrême prospérité, au temps des Sévères, vers l'an 200.
Elevé sur un soubassement dans lequel était pratiqué un perron de vingt et une marches, l'édifice était soutenu par vingt-quatre colonnes corinthiennes, huit aux grandes faces, six aux petites. Au-dessus de l'archi-
trave s'élevait une série d'arcades dont les pieds-droits étaient décorés de cariatides et les impostes surmontées d'urnes, en bas-relief. Une seconde architrave terminait le monument. On voyait également à Tintérieur une série de cariatides. En fait, c'était un édifice imposant par l'ensemble, décadent par sa surcharge d'ornements, mais qui devait, par cela même, impressionner les représentants des peuples très divers qui séjournaient à Burdigeila.
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Les Piliers de Tutelle (dessin de Hermann van der Hem).
Ravagé par les barbares durant les invasions qui se multiplièrent à partir du IIIe siècle, le temple de Tutelle subsista cependant à travers les âges. Les maîtres d'œuvre venaient étudier son appareil, mesurer ses colonnes cannelées aux chapiteaux taillés à feuilles d'acanthe. Les dixhuit subsistantes, en 1617, pouvaient supporter encore l'étage de galeries décorées de cariatides. Elie Vinet, dans la seconde édition de ses Antiquités de Bordeaux (1576), en avait donné une représentation, tandis que, vers le même temps, Ducerceau, dans un dessin, en essayait la reconstitution. Enfin, Claude Perrault lui réserva une place, le dessinant et le décrivant, dans la seconde édition de son Vitruve (1684). Les eirtistes de passage, témoin cet Hermann van der Hem qui a laissé un dessin si consciencieux de ces ruines et de leur entourage au temps de Louis XIII, s'arrêtaient intéressés par la silhouette du monument que le populaire
avait pris l'habitude de désigner simplement sous le nom de Piliers de Tutelle. Un arrêté royal mit fin à cette gloire. En 1677, Bordeaux fut découronné de sa précieuse parure. Les pierres, les chapiteaux, les sculptures des Piliers servirent de matériaux aux entrepreneurs qui agrandissaient le fort de Château-Trompette. Quand celui-ci fut rasé, on retrouva quelques beaux morceaux sculptés ; ils sont déposés maintenant au 31usée des Antiques.
Moins intéressantes, les ruines de l'Amphithéâtre, dit Palais-Gallien, sont parvenues jusqu'à nous. C'était un édifice elliptique de 133 mètres sur le grand axe et de m mètres sur le petit axe, avec arène de 70 sur 47 mètres. Les gradins étaient en bois et pouvaient supporter 15.000 personnes. Construit en petit appareil alternant avecdes bandeaux de briques, cet amphithéâtre n'avait pas l'imposante allure et la belle solidité des arènes de Nîmes et d'Arles. Cependant il résista. Chaque siècle lui prenait bien quelques pierres, mais il y en avait tant ! Pour activer sa ruine, il fallut la création, à la fin du XVIIIe siècle, du quartier du Jardin-Public dont les rues empiétèrent sur son périmètre. Sa destruction définitive, décidée par la municipalité et commencée en 1793, remise puis reprise, fut définitivement suspendue par le préfet Thibeaudeau qui, par arrêté du 25 vendémiaire an IX (17 octobre 1800), sauva ce qui restait de « ce monument antique qui sert de preuve à l'histoire ».
Les grilles d'un square qui dissémine sa verdure parmi les pierres, entourent aujourd'hui l'ensemble des ruines.
Attirés par la richesse de la ville, la douceur de son climat, l'excellence de ses vins, les Barbares, à partir du IIIe siècle, connurent le chemin de Bordeaux. Ils vinrent du sud, du nord, du centre ; par terre, par mer, aux siècles suivants. Aussi les habitants songèrent-ils, dès les premières alertes, à protéger la Cité dont ils resserrèrent l'étendue. On abandonna aux pillards les villas et les monuments éloignés, et une enceinte faite de tout ce que l'on trouvait, des pierres des plus beaux monuments, hélas! garantit dès lors les habitations encloses dans un quadrilatère régulier. Mais la trahison rendait vaines les murailles, et avec son aide, les Normands furent un moment maîtres de la ville (848}.
Cependant, durant les accalmies, on reprenait espoir, des chapelles étaient construites hors les murs et des habitations se groupaient à l'entour. La basilique de Saint-Seurin, parfumée d'histoires merveilleuses, s'élevait au nord-ouest de la ville. Au sud-est, c'était le monastère de Sainte-Croix. Mais combien était précaire leur prospérité entravée par les guerres et les invasions ! Martyre des pierres, douloureux comme un
martyre humain. Survient le XIIe siècle, Bordeaux, qui semble avoir joui avant cette époque d'une autonomie relative, voit ses libertés consacrées, augmentées par raffranchissement des communes. La vie municipale s'organise et se perfectionne. Elle est, dès ce moment-là, entre les mains d'un maire assisté de jurats, sorte d'aristocratie bourgeoise qui fait vite de ces fonctions l'apanage de certaines familles. Le jurât doit
Photo de M. Amtmann.
Palais Gallien.
être natif de Bordeaux, avoir vingt-cinq ans, être issu de légitime mariage, résidera Bordeaux, être senhor d? oust au s (propriétaire), avoir une fortune de mille livres et un revenu de cent livres.
Le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenet (1 1 5-) entraîne l'annexion de Bordeaux à la couronne d'Angleterre. La ville en retira de nombreux avantages. Très vite, les souverains anglais se rendirent compte qu'ils ne pouvaient conserver une possession aussi éloignée de leur île, qu'en lui accordant certains privilèges. Son autonomie fut, en fait, respectée, ses libertés se trouvèrent même accrues en même temps que son commerce, l'essentiel, était favorisé. Par exemple, ses vins, à leur entrée en Angleterre qui en était grande
io BORDEAUX
consommatrice, ne furent frappés que de légers droits. Les transactions avec ce pays avaient aussi l'avantage d'être tellement sûres qu'à la fin du XIIIe siècle, un certain Armand Chiquet, bordelais, pouvait faire état d'une créance de douze mille livres sterling sur l'Angleterre. La domination étrangère marque donc pour Bordeaux une ère de prospérité. Aussi la ville s'agrandissait-elle. L'enceinte qui l'avait protégée depuis le IIIe siècle était insuffisante, quoiqu'on eût, à la fin du XIIe siècle, étendu la fortification sud, au delà de la rivière du Peugue. Au XIVe siècle, sur un périmètre plus vaste et plus libre, de nouveaux murs enclosent une agglomération qui s'étend en amphithéâtre dans le demi-cercle formé par la boucle de la Garonne. Si le riche monastère de Saint-Seurin et son faubourg populeux restent encore hors de l'enceinte, les nouvelles murailles englobent maintenant l'abbaye de Sainte-Croix, gagnent obliquement, en protégeant le quartier du Mirail et le cours du Peugue, la petite église Sainte-Eulalie, se soudent ici à l'enceinte du XIIe siècle, passent devant la cathédrale Saint-André, gagnent en droite ligne la Porte-Dijeaux et, de là, par ce qui sera plus tard les cours Tourny et Tournon,. aboutissent à l'actuelle place des Quinconces.
La ville s'enorgueillit à ce moment de beaux monuments dont les pignons, les campaniles, les flèches se découpent pittoresquement sur le ciel. C'est la cathédrale Saint-André, les églises Sainte-Croix, Sainte- Eulalie, Saint-Pierre, Saint-Michel, qui existent encore; Saint-Siméon, Saint-Projet, Saint-Rémi, Notre-Dame-de-Puy-Paulin, dont il subsiste des ruines ou, seulement, le nom sur une plaque de rue; les couvents des Jacobins, des Augustins, des Menuts, l'imposant palais de TOmbrière demeure des ducs d'Aquitaine, puis du prévôt anglais et ensuite, asile des parlementaires; l'Hôtel-de- Ville où se défendent les droits de la cité. Au XVIe siècle trouveront encore place le collège de Guyenne, puis celui des Lois. Les citoyens aisés construisent de préférence autour de l'Hôtelde- Ville, rue Saint- James et rue Neuve qui, devenue avec les âges indigne de ce nom, demeure néanmoins jusqu'au XVIIIe siècle, malgré ses maisons vieillottes et sa chaussée étroite, la rue aristocratique de Bordeaux; ils construisent aussi rue de la Rousselle, voie prospère à cause de sa proximité de la rivière. Montaigne l'habita au temps où il remplit les fonctions de maire.
C'est ce Bordeaux là, à physionomie nettement accusée, qui se voit, sans enthousiasme, reconquérir en 1451 par les rois de France, se rend à nouveau aux Anglais d'octobre 1452 à octobre 1453 et se trouve à partir de cette
HISTOIRE DE BORDEAUX ' n
dernière date, définitivement annexé au royaume de France. Et comme Charles VII se défie avec justes raisons des bordelais, il enserre la ville entre les forts de Tropeyte (Château-Trompette) et du Hâ qui les surveillent, les épient et peuvent, Tropeyte, gêner le commerce par eau, le Hà cribler de projectiles la cathédrale et rHôtel-de-Ville.
Louis XI avec sa merveilleuse finesse reprend la tactique anglaise. Loin de froisser les bordelais, il leur accorde d'importantes satisfactions. Il crée un Parlement à Bordeaux en 1462, facilite le commerce avec l'An gleterre et confirme les privilèges de l'Université fondée en 1441.
Ancien fort du Hâ (dessin de Hermann van der Hem).
Aussi les lettres y deviennent-elles en honneur et leur commerce contribue à former ou à attirer les nobles esprits qui illustrèrent la cité au siècle suivant : Pierre Eyquem de Montaigne, maire de la ville en 1554, son fils Michel, l'auteur des Essais, maire en 1581, Etienne de la Boëtie, conseiller au Parlement, immortalisé par le Discours sur la servitude volontaire, Elie Vinet commentateur d'Ausone et auteur de V Antiquité de Bordeaux et son éditeur, Simon Millanges. Un peu plus tard ce sera 1 evèque François de Sourdis qui contribuera à assainir la ville et la dotera d'un nouveau quartier. Il faut de tels hommes pour atténuer la mélancolie des mauvais jours qui vont surgir.
Le règne de François Ier marque le commencement d'une période de troubles. Une révolte éclate en 1542 à la suite de l'établissement de nouveaux impôts. D'autre part, Bordeaux s'est montré favorable aux Huguenots. Il est de ceci et de cela cruellement châtié en 1548 par le connétable de .Montmorency.
.Mais les années passent et les rigueurs du connétable de Montmorency sont oubliées. Bordeaux prend parti pour la Fronde, puis s'insurge à chaque nouvel impôt établi par le gouvernement de Louis XIV. Les émeutes grondent en 1635, 164g, 1653, 1675 et les bordelais ont la malencontreuse idée d'établir leur artillerie sur le soubassement des Piliers de Tutelle pour répondre aux canons royaux du Château-Trompette. Les Piliers de Tutelle sont rasés par ordre venu de Versailles et avec leurs pierres les ingénieurs agrandissent la forteresse rivale.
l'iioto Neurdein.
Colonnes rostrales de la place des Quinconces.
La population bordelaise si unie contre l'autorité royale, est cependant composée de sangs très différents. Si les gaulois bituriges forment le fond de la race, leurs descendants ont accepté ou subi maints croisements : ceux des anglo-saxons, des flamands, des allemands venus pour un temps et qui, séduits par la douceur de vivre d'une terre clémente ne sont jamais repartis ; des italiens, des grecs, des levantins retenus par la facilité des affaires. Il faut compter aussi avec un fort appoint de juifs espagnols ou portugais, qui, chassés de leur pays, ont prospéré à Bordeaux et sont devenus très vite dévoués à leur nouvelle patrie, avec un côté particulariste qui leur fait mal accueillir leurs coreligionnaires du Nord, très différents il est vrai, et de caractère et d'esprit. Par leur activité, anglo-saxons, germains, levantins, sémites se sont rendus utiles. Aussi
certains ont-ils conquis droit de cité et titre de bourgeois. Immigration continue, réelle encore. Mais sous l'action du climat et des conditions de vie ces éléments perdent leurs caractères originels, se fondent dans la masse en sorte que, malgré tant d'adjuvents étrangers, une population vive, alerte plus qu'active, d'esprit primesautier chez l'homme, de beauté piquante chez la femme, demeure.
C'est cette population qui a fait le Bordeaux frondeur, épris d'indépendance et un peu sceptique sur le préjugé des nationalités, que l'histoire
Le lycée (ancien collège de la Madeleine).
Pliotu Neuulein.
révèle; c'est elle qui assure durant le xvin0 siècle la prospérité exceptionnelle de Bordeaux, toujours emporium, comptoir cosmopolite dont les ramifications s'étendent de l'ancien au nouveau monde.
Cependant, au commencement du xvme siècle, Bordeaux restait encore gothique ! Des esprits très modernes, s'accommodaient de logis surannés dans une rue étroite, sombre, vétusté : la rue Neuve, par exemple. Neuve, au temps où Berthe filait, oui !
Vint l'intendant François-Aubert de Tourny et Bordeaux se transforma. D'une cité irrégulière, aux voies étroites et enchevêtrées, naquit une ville ordonnée, claire et lumineuse.
Le Bordeaux prospère de la fin du XVIIIe siècle devait accepter avec
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peu d'enthousiasme la Révolution de 1789. La députation aux Etats Généraux fut entièrement favorable à l'ancien régime. Cependant l'opinion s'accentua lors des élections à la Législative et à la Convention. Il fallait des hommes d'action et Bordeaux envoya des poètes, des esprits délicieux, des avocats, célèbres pour la plupart. Ceux qu'on a appelé les Girondins avaient foi aux belles paroles, à la magie des discours ingénieusement combinés. Cependant l'instant angoissait. Il fallait agir ou mourir. Ils préférèrent mourir.
Bordeaux n'accepta pas davantage l'Empire. La fausse gloire des guerres meurtrières, les blocus ne pouvaient satisfaire une population dont la prospérité dépendait en grande partie des relations internationales. Par contre, le retour des Bourbons fut salué avec enthousiasme. C'était la paix que l'on acclamait et avec elle l'espoir de voir renaître une période florissante comparable à celle qui avait marqué le règne de Louis XVI. Au nom des bons principes, de l'élégance vengée, le dandv Chodruc- Duclos qui devait mourir loqueteux à Paris, malmena fort, là-bas, les partisans de la République et de l'Empire.
Malgré tant de zèle et d'enthousiasme, les belles années du XVIIIe siècle ne revinrent pas !
Durant le XIXe siècle, Bordeaux a sagement vécu, prenant par son Université, sa puissante presse locale, son commerce, une large part au mouvement moderne. Lorsque la guerre de 1870 contraignit le Gouvernement à quitter Paris, puis Tours, les ministres et la représentation nationale s'établirent à Bordeaux. Les raisons de cet exode étaient multiples. Peut-être parmi elles s'était-il glissé un sentiment de pure sympathie. Les membres du Gouvernement, leurs amis avaient souvenir d'une ville belle, de température douce, éclairée par un ciel limpide. Toutes choses nécessaires pour assurer des idées nettes et entretenir un esprit de tolérance qui était indispensable alors et n'est pas encore superflu, aujourd'hui.
Église Sainte-Croix.
Photo Neurdeirw