‹ Bordeaux vers 1450Chapitre 44 sur 79 · ÉDIFICES PUBLICS · texte numérisé non relu

ÉDIFICES PUBLICS

Les édifices publics étaient peu nombreux à Bordeaux pendant le moyen âge; nous ne pouvons signaler que les Archives ou la Garde-robe du Roi, la Monnaie, la Mairie et YHôtél-dc- Ville.

La Garda-Rauba : La Garda-Rauba ; La Guarda-Rauba domini Princips; La Garde-Robe du Roi (8, 20). — « Il y avoit anciennement » dans la rue dos Ayres, dit l'abbé Baurein [Ms., p. 164], une maison >: appelée La Garde-Role du Roy; il en est fait mention dans un titre » de 1375 en ces termes : Super domum quam tenet magister (*) Bonafusi » in rua de Areis, jaxta domum vocatam La Guarda-Rauba domini » Principis; suivant une ancienne liève, cette Garde-Robe consistoit en » certaines maisons élevées et bâties en pierre : Nota, y est-il dit, quod » eundo per ipsam ruam (de Areis) sunt quedam magne domus alte et

» lapidée que nuncupantur Garda-Rauba quas nunc tenet dominus

» Rcy. » — « C'étoit, ajoute Baurein, la maison où étoient placées les » Archives royales, concernant le duché de Guiennc, et où se tenoient » les clercs préposés pour dresser les chartes, veiller à la conservation

» des originaux et en délivrer des expéditions Ces maisons sont celles

» qu'on a rebâties depuis quelques années dans la partie de la rue des » Aires qui est presque vis-à-vis l'entrée de la rue des Feuillans; il est à » présumer que celle qui fait face à cette dernière rue faisoit partie de » cette Garde-Robe. La maison qui est au-devant de celle-ci, et qu'on

» appelle le Grand-Conti, étoit la Garde- Robe en question Cette

y> maison (du Grand-Conti) étoit anciennement appelée Le Talbot. »

La Moneda : La Moneda; La Monnaie (7, 22). — L'hôtel de La

' e texte a été puisé dans un obituaire de Saint-André [Arch. dép.]; on y lit Maria et non tiftjiitor,

Monnaie, ou plutôt un hôtel de La Monnaie, bâti en 1305, et qu'on appelait Appentis, s'élevait sur la rive gauche de l'estey du Pont, près de son embouchure, et s'appuyait contre les remparts que l'on venait de construire [Liv. Bouil., p. 470 et 471]. Cet hôtel existait encore en

1537 [Terr. Cast.] : « toute icelle maison scituée en la place et ruhe

» de YOnïbriere, confrontant à la maison où l'on forge la monnoye; » et en 1553 [Denomb.] : « Charles Martin,.... pour une maison qu'il tient » à V Onïbriere, devant le Palais, où ils battent la monnoye. » L'hôtel de La Monnaie occupait, en conséquence, l'emplacement compris actuellement entre la rue Ausone, à l'est; le Peug-ue, au sud, et la place du Palais, au nord.

Il y avait eu antérieurement un autre hôtel de La Monnaie situé, en 1262, près de la place Saint-Projet [Liv. Bouil., p. 370] : « Item, dici- » mus quod omnes platée Sancti-Projetti, prout extenduntur ab ecclesia, « Sancti-Petri [Projecti?] usque ad domum in qua moneta fieri consuevit » et via publica (que?) est ex utroque latere sunt paduentum. »

« Item, dicimus quod domus predicta, que est juxta plateam Sancti- » Projetti, in qua moneta fieri consuevit, est dedita ad monetam perpetuo » faciendam, ita quod aliis usibus applicari non débet. » Une rue située dans la paroisse Saint-Projet s'appelait autrefois rue de La Moneda. (Voir p. 236.)

Majoria : La Majoria; la Maireric; la Mairie (7, 20). — Dans son plan à vol d'oiseau, Vinet a figuré la Mairie dans la rue des Ayres, elle a été remplacée par l'église Saint-Paul; en effet, le 22 février 1662, l'hôtel de la Mairie fut vendu 27,000 francs aux RR. PP. Jésuites de !a liaison Professe, pour y bâtir leur église [Chr. Bord.]. « Cet argent fut » employé, dit un autre texte, à l'achat de la maison de M. de Nesmond, » rue Porte-Dijanœ, pour faire la Mairerie » [Arch. La T.], c'est-à-dire l'édifice nommé plus tard le Gouvernement. On lit encore, dans un plan manuscrit [Arch. dép.], la légende suivante écrite sur l'emplacement de

la Mairie signalée par Vinet : « jardin de la Maison Professe, fief

» de l'archevesque où estoit anciennement la Mairie. »

Oustau-de-Billa : Oustau-de-Bïlla; Lfdteï-de-Ville (6, 20). — Nous n'avons pas de renseignement sur Y Hôtel-de-Yïlle du xve siècle; il est probable qu'il occupait une partie de l'emplacement de celui qui a subsisté

jusqu'à la révolution de 1789, et qui s'étendait de la rue Saint-James à la rue Sainte-Catherine, entre la rue de Guienne et le cours des Fossés. Il n'occupait certainement que l'espace compris entre les deux murs de la seconde enceinte. En effet, il ne pouvait pas s'étendre du côté de la ville, puisque une rue appelée rue d ' Entre-deuœ-Uurs longeait le rempart intérieur, entre les deux portes Saint-Eïoy et du Cahernan; et que le plan de Vinet n'indique pas de saillie du côté des Fossés.

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