‹ Bordeaux vers 1450Chapitre 45 sur 79 · ÉTABLISSEMENTS DIVERS · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENTS DIVERS

Sous cette dénomination, nous plaçons les Boucheries, le Marché, le Collège, les Corderies, etc., établissements qui ne peuvent prendre place dans les séries qui précèdent; nous ne parlerons d'ailleurs que de ceux dont nous trouvons des mentions suffisamment explicites dans nos archives publiques ou privées. Nous laisserons de côté les autres, tels que les lains, les boulangeries, etc., sur lesquels nous n'avons pas trouvé de renseignements précis.

Banquerias : Banquerias, Banqueries. — On appelait ainsi, croyonsnous, les bancs d'étalage en général : « Contrat par lequel le chapitre a » investi feument Bernard de Biscars d'une Banquerie ou banc à vendre » chair, avec la maison qui se tient à ladicte Banquerie, seize en la » Orande-rue-Sainct-Maiœans » [Inv. S1- And.]. La date de cet extrait est surchargée, on peut lire 1364 ou 1564. Quoi qu'il en soit, la portion de la rue Sainte- Catherine qui passe derrière l'église Saint-Projet s'appelait, en 1542 [Bénéf. S^Mich.], Banquerie Sainct-Projet. Voici comment s'exprime

un texte de la fin du xive siècle [Obit. Sfc-And.] : « super quamdam

x> domum que est in capite rue Sancte-Katerine, ante Parvam Banque-

•o riam » Cette maison devait être située sur la place Saint-Projet,

au coin de la rue Saint-Siméon, où était alors un des bouts de la rue Sainte- Catherine. Il y avait dans la Banquerie de Sainct-Projet les grands et les petits bancs : « Esporle (1432) d'une maison scituée et assize, en » la parroisse de Sainct-Progect de Bourdeaulx, en la rue par laquelle » l'on va des petits bancs de Sainct-Progect vers les grands bancs » dudict Sainct-Progect. » Ce texte n'indique pas précisément la place qu'occupaient ces bancs dans l'ensemble de la Banquerie; cependant, en le rapprochant du précédent, on voit que les petits bancs devaient être vers le bout de la rue Saint-Siméon, et les grands bancs vers la rue du Loup.

Breuterias : Breuterias, Breutarias, Boucheries. — Nous savons par les registres des délibérations de la Jurade de Bordeaux, des années 1407 et 1414, qu'il y avait à Bordeaux quatre boucheries : celles du Marché, de Porte-Bouqueyre, de Porte-Médoc et de Saint-Projet.

Breuterias deu Mercat (7, 21). — Les boucheries du Marché, qui existaient dès l'an 1370, étaient situées près du moulin du Marché [Ms. Baur., p. 68]. « Il paroît par un titre du 21 juillet 1398, dit Baurein [Ms., » p. 159, v°], que les boucheries du Marché s'étendoient, pour lors, jusqu'à » l'alignement de la rue des Ayres; il est question dans ce titre de huit » emplacemens de trois pieds et demi de largeur sur six de longueur, » pour y placer des bancs de boucheries ; il est ennoncé dans ce titre que ï> ces emplacemens sont situés, en lo Marquât de Bordeu, en la breutaria » belha, à l'intrada de la rua de Las Eyras, so es assauer : aqui ont se » bend lo harem bermelh. »

Avant la construction de 1' Abattoir actuel entre l'église de Sainte-Croix et le cours Saint- Jean, il en existait un dans la rue Dejus-lo-Mur ou du Mû, à l'ouest du moulin du Marché; il est probable que cet abattoir était un reste de ces vieilles boucheries qui s'étendaient, à la fin du xme siècle, du bord du Peugue à l'entrée de la rue des Ayres. A la même époque, Jean Colomb, coseigneur de Lamarque en Medoc, vendit une rente assignée sur un des bancs de cette boucherie : « Vente par noble home » Johan Colom, chevalier, seigneur, en partie, de Lamarque, et citoyen » de Bordeaux, d'exporles et de cens sur un banc à boucherie, aux boud chéries du Grand-Marché (rue des JEsjpiciers), paroisse Saincte- Colombe » [Bénéf. SVMich.]. Les boucheries du Marché devaient, au commencement du xvie siècle, s'étendre fort loin du côté de l'est. Voici l'extrait d'un acte de 1516 [Inv. Sl-And.] nous apprenant qu'il y avait des bouchers établis près de l'église Sainte- Colombe : « Procès entre le syndic de Saint- André » et Gironsac de La Rivière, bouchier de Bordeaux et syndic de l'ospital, » sur la rente, reconnaissance, droits et devoirs seigneuriaux de la moitié, » par indivis, d'un banc à tailler chair, et ses appartenances, scitué et » assis en la boucherie du Marché de ladicte ville de Bourdeaux, derrière » l'esglize Saincte- Colombe, appellée la boucherie de Lambert, confron- » tant, de deux coustés, ausdicts bancs carnassiers de la confrérie des » bouchiers de la boucherie, les allées entre deux; tenant, en long, à la

» rue publicque, par le bout et de devant, jusques à la grand allée, par » le bout de derrière; et estoit la moitié dudict banc carnassier tenu par » ledict doyen, chanoines et chapitre. »

L'église Sainte- Colombe était alors située sur la place Sainte-Colombe actuelle ; le chevet ou l'abside était à l'extrémité orientale de cette place ; les boucheries de Lamlert ne pouvaient donc être situées que dans cette portion de la rue Sainte- Colombe qui s'étendait jusqu'à la rue de La Rousselle.

Breuterias de Porta-Boqueyra (6, 21). — Les boucheries de Porte- Bouqueyre existaient en 1407 et 1414 [Jurade]; elles étaient situées près de la porte Bouqueyre, en dedans et en dehors des remparts : <r dedens et » deforas. » Elles étaient, au moins en partie, sous la mouvance de la ville à la fin du xve siècle : (1499) « Jehan Darthes, bouchier, a recogneu » tout icelluy bancq ou taulier, pour tailler cher, contenant douze piedz » et demy de long, et, de largeur, par l'ung bout, deux piedz et demy, et, » par Taultre bout, troys piedz et demy, avecq l'armoyse fondée dans la » muralhe, contenant, laditte armoyse, sept piedz de long et deux piedz » et ung pam de parfond, scitué à la louclierie joignant Porte-Bouquiere ; » confrontant à la ruhe publique qui conduict de ladicte boucherie à la » maison commune, d'une part, et à la maison de la doue Jane de La » Forcade, d'autre part; et tient, en long, du quanton ou entrée dudict » portai de Porte-Bouquiere, à main senestre, de l'ung bout, entre à la » maison dudict Darthes...., d'autre bout. » La rue où ces boucheries existaient est appelée encore rue des Boucheries; elle conduit du cours des Fossés à la rue Renière.

Breuterias de Porta- Medoca (10, 22). — La boucherie de Porte-Medoc était située, à la fin du xive siècle et peut-être au commencement du x\e, en dehors de l'enceinte romaine, puisque, le 25 octobre 1389, le duc de Lancastre concéda aux maire et jurats de Bordeaux le droit d'établir une boucherie « en le place qui est hors pourte Medoqua...., par vendre le » charn qui ne se use à vendre dintz la citée de Bordeaux » [Liv. Bouil., p. 300]. Les boucheries qui étaient en dedans de cette porte existaient peut-être déjà, puisque vers la même époque le carrefour de Font-Jouyn, situé à la rencontre des rues Sainte- Catherine et Porte-Dijeaux, avait aussi le nom de carrefour des BoucJieries-de-Porte-Medoc, et que la rue

du Putz-des-Àlauclatz était la première qu'on trouvait, au xv° siècle, dans la rue Portc-Dijeaux, en allant des boucheries de Porte-Medoc vers la porte Dijeaux [Ms., Baur., p. 97]. L'extrait suivant [Lièv. S*- And.] confirme les assertions de Baurein : « pour une maison, en la rue Porte-

» Mcàoque, joignant la cantonniere du midi de la rue Saint-Remi, vis-à-vis » des boucheries de Porte-Medoque. » Si ces deux boucheries n'étaient pas contemporaines, la fondation de celle de l'intérieur de la cité a dû suivre de près celle de l'autre.

Breuterias de Sent- Proj eyt ; breuterie de Quadrivio-Sancti-Projecti (8, 21). — Nous avons vu que les boucheries de Saint-Projet étaient situées au carrefour du môme nom, à la rencontre des rues Saint-Simèon et Sainte- Catherine. (Voir cantoun de Sent- Proj eyt, p. 340.) Elles étaient, en effet, au coin de la rue Sainte- Catherine, des deux côtés de l'entrée de la rue Saint- Siméon. En 1367, le trésorier de l'archevêque, énu-

mérant les maisons de la rue Saint-Simèon, écrit : « pro magna

» domo lapidea in rua Sancti-Simeonis » — « pro magna domo

» lapidea contigua que est, in angulo, juxta ruetam de La Ferreyra »

— « pro ipsa dimidia domo que est juxta dictam ruetam » —

« pro alia dimidia domo contigua » — « pro domo contigua

» que est juxta breuteriam scu bancos in quibus carnes venduntur y>

Ces boucheries s'étendaient, sur le côté méridional de la rue Banquerie,

jusqu'à la rue des PinJiadors [Inv. S*-And.] : « maison seize en la

» parroisse Sainct-Projet, rue des Pinhadous, confrontant, d'une part, » à la maison de Pellerin Forton, et, d'autre, à la boucherie de Sainct- » Project. t> Elles portaient aussi, en 1356 [C. de l'arch.], le nom de

boucheries du Carrefour-de-Saint-Proj et : a quos solvit Bertrandus

» de Lopiaco...., nomine Mabile sororis sue...., pro domo que est juxta » breuteriam de Quadrivio-Sancti-Projecti. »

Cordaria : La Cordaria; la Corderia; la Vieille- Cor derie; la Corderie.

— Au commencement du xve siècle, il existait à Bordeaux deux Corderies; l'une était située près de la porte Saint-Germain, et l'autre près de l'église Saint-Pierre. L'existence de la première est signalée par l'abbé Baurein [Ms., p. 117, v°], qui cite un titre de 1343 dans lequel la rue du Burga est appelée « carreyra deu Berguar-à-la-Cordaria ; » et il ajoute que la maison dont il est question dans ce titre, était près de la porte Saint-Germain. Il

dit ailleurs (p. 101) que l'estey RAudeyolc coulait dans le terrain qui est entre la fontaine à'Audeyole, la Vieille-Corderie et la porte Saint- Germain; et, suivant un titre de 1321, près de cette porte : « quedam

» domus que est a la Cordaria prope portale Sancti- Germant » Au

xvme siècle, la rue Condillac, ou plutôt le chemin qui longeait à l'intérieur de la ville le pied des murs du xive siècle, s'appelait rue de la Corderie [Lattre].

L'existence de la seconde Corderie est constatée par le nom de rue de La Grande- Corderie, située, comme nous l'avons dit, dans le quartier Saint-Pierre .- « Yspania de Caudino, parrochiana Sancti-Petri Burdegale, » commorans in M agna- Cor deria- Sancti- Pétrie [C. de l'arch. — 1400].

Crabeyra : La Crabeyra; la Craberya; la Crabreyra; la Craberie; la Cdbreyra; la Cdbraria; la Cabrerie: la Gran-Cabreyra; la Petite- Cabreira (16, 21). — La Craberie était située, entre le couvent des Menuts et les fossés du premier accroissement, en face de la porte Boiiqneyrc, ainsi

qu'il résulte du texte suivant, daté du 3 mai 1434 : « per rason de la

» mayson de la Cabreria scituada, sobre lo fossat de Bordeu, à porta

» Boqucyra. » On lit plus loin dans le môme titre : « la Cra~berya

» scituata, sobre lodeit fossat, defora porta Boqueyra » [Arch. hist., t. I, p. 162 et 163]. On trouve dans les minutes de Seneschaut, notaire, qu'en 1491 les maire et jurats de Bordeaux achetèrent la maison et place de la Craberie située « sur le Foussé devant la porte du couvent des Freres- » Mineurs de laditte ville de Bourdeaux; laquelle susditte maison de la » Cralerie, par le conseil et délibération desdicts maire et jurats, a esté » abatue et transmuée ailleurs. » On la construisit alors plus près de la rivière, dans la rue du Putz-Salat (impasse Mauriac). C'est là en effet que

nous la trouvons en 1498 [Bénéf. S^Mich.] : « maison sur les fossés,

» devant la Craberie; » et, pour qu'il n'y ait pas de doute, l'auteur de l'inventaire ajoute entre parenthèse : «rue Mauriac. » Elle existait encore, dans cette dernière localité, au milieu du xvie siècle, ainsi que l'indique le titre suivant, daté de 1526, qui fait en même temps une espèce de description de cette boucherie : « Baillette à Arnaud Sarabert de toute » icelle place vuide de la boucherie de la Craberie, en laquelle place sera » tenu et a promis ledit Sarabert construire et ediffier une voulte, sans » porter préjudice à laditte Craberie; plus, ont baillé audit de Sarabert le « lieu et place pour bastir et ediffier ung plancher sur ladite boucherie; et,

» dessus icelluy plancher, pourra ledict de Sarabert bastir, sy bon luy » semble, un g grenier, ou le logis qu'il voudra; et sera tenu entretenir » ladicte Cràberie de toutes réparations nécessaires, et tenir le planché » piastre par dessus, afin qu'il ne tumbe aulcune chose sur les bancs de » ladicte Cràberie; confrontant icellc boucherie, en laquelle sera laditte » voulte, à la maison dudict de Sarabert, contiguë à ladicte Cràberye, de » l'un cousté, et la rue qui est dernier icelle, appellée Le. Puy -Salle, de » l'autre costé ; la maison de ceux de La Taste et celle de Audette Bernard, » la rue entre deux, de l'un bout, et la grand rue devant les Salinieres, de » l'autre bout » [Terr. Bos.]. Nous ne voyons pour correspondre à ces confrontations que les maisons isolées qui s'élèvent encore au bas de l'impasse Mauriac, sur le cours des Fossés, près de la porte Bourgogne.

Plus tard la Cràberie fut encore changée de place, et transportée à l'est de l'église Saint-Micliel, où l'on trouvait, au siècle dernier, une rue de la Cràberie.

Nous avons rencontré dans un terrier du chapitre de Saint-Seurin le titre suivant, daté de 1418, qui signale une Cràberie, ou peut-être une localité portant ce nom, dans la paroisse Saint-Seurin. C'est une reconnaissance par Robbert Bussan, tisserand (teysseney), au chapitre Saint-Seurin, d'une pièce de vigne située, aux G ravcs-de- Bordeaux, « au loc apperat à » la Gran-Golreyra, aissi cum es entre la binha de Guilhem deu Bergey, » d'una part, et lo feu de Sent-Aman, d'autra part. » Le même manuscrit signale, en 1421, une localité de la même paroisse, appelée la Petite- Càbreyre.

Escola Sent-Raphael : Escola Scnt-Rajpliacl ; Collège Sainct-Raphael (10, 19). — Ce Collège, fondé par Pey Berland en 1442, était situé dans la rue Saint-Paul, près de l'ancienne église du même nom [Var. Bord., t. FV, p. 13]. Nous avons donné, plus haut (p. 103), en parlant des tours et des murs romains qui fermaient à l'ouest la ville de Bordeaux, le nom des possesseurs des différentes maisons situées, en 1457, entre ces murs et la rue Saint-Paul; nous n'en avons trouvé aucune appartenant au Collège; mais il en possédait du côté opposé de la rue, c'est-à-dire du côté oriental. En 1457, le contrôleur de l'archevêque, après avoir énuméré les maisons du côté occidental de la rue Saint-Paul et donné la nomenclature des fiefs de l'archevêché, reprend par le sud, et, dénombrant les fiefs du côté de l'est, il dit : « In dicta rua Sancti-Pauli, in altéra parte ipsius rue, versus

» ovientem, redeimdo in feudum predictum dicti hospitalis, et deindo

» eundo versus ecclesiam et versus septentrionem » Il signale d'abord

deux terrains appartenant à l'hôpital Saint-André (sur le premier, situé au coin de la rue, s'élevait la chapelle de cet hôpital [Lièv. P. Berl.]); puis il ajoute : « Dominus archiepiscopus tenet magnam domum, et aliam » domum, et aliam domum (trois maisons), et tota terra, sive trilea, que » est rétro ecclesiam Sancti-Pauli, et sunt très feudi que fuerunt domid nus (sic) Raymundus (sic) de Cîissaco nunc defunctus (sic) (et pour qu'il » ne puisse y avoir de doute sur la destination de ces trois maisons, » l'auteur ajoute en marge : Colleghim); postea sequitur ecclesia Sancti- » Pauli. » Un compte de l'archevêché de 1459, écrit en français, s'exprime

ainsi : « Receu de monseigneur l'archevesque , pour plusieurs

» maisons où est le Collège » Pey Berland avait acheté ces maisons à

Raymond de Cussac pour y établir son collège, qui subsistait encore au milieu du siècle dernier [Lièv. P. Berl.].

Mercat : Lou Mercat; lou Grand-Mercat; le Grand-Marché; le Marché; place de V Ancien-Marché; place du Marché-aux-Yeauœ ; place du Vieux- Marché (7, 21). — Le Marché était une place à peu près carrée, située à la rencontre des rues des Ayres, des Epiciers, de Sainte-Colombe et de Saint- James. Nous trouvons dans un manuscrit des Archives départementales intitulé : « Terrier planisfère qui contient les plans des divers fiefs du » couvent des FreresPmcheurs de la ville de Bordeaux, 1788, » un plan du Marché, tel qu'il existait à la fin du xvme siècle. Nous croyons que les dispositions de cette époque ne différaient pas beaucoup de celles du marché du xve siècle. Au midi de la place, sur l'alignement du côté septentrional de la rue des Ayres, était la clye, emplacement entouré d'une barrière dans lequel se tenait le crieur public; en face de la clye, au nord, s'élevait le Pilori; à l'est était « la Pannetcrie, ainsi appelée parce » qu'elle étoit spécialement destinée pour la vente du pain. » Entre la clye et le côté occidental du Marché existait une croix appelée « la croix » du Marché, qui fut déplacée, le 18 juillet 1759, par ordre de M. de » Tourny, alors intendant, et transplantée dans la place Sainte- Colombe. » Au moyen fige, les côtés de la place étaient occupés par les bancs ou étaux qui envahissaient aussi les rues voisines. L'archevêque de Bordeaux, l'abbé de Sainte-Croix et quelques autres seigneurs levaient des rentes sur certains de ces bancs, ainsi qu'il est constaté par une foule de

documents, entre autres par les suivants : « Recepi a Raymundo de » Bigueira, filio Martini, pro censu debito pro duobus bancis in quibus

» allecia venduntur apud Mercatum Burdegale » [C. de l'arch., 1354].

— « Reconnaissance, en 1382, par Jehan Patriston, à l'abbé,.... de trois » pieds et demi de large et six pieds de long, rue des Ayres, à l'entrée du

» Marché » — « Reconnaissance, en 1386, de six bancs carnassiers,

» au Grand-Marché de Bordeaux, plus deux bancs poissonniers à la brau-

» terie vieille dudit Marché » — « Bail à cens, en 1398, par l'abbé (de

» Sainte-Croix) en faveur d'Arnaud Maurin, vieux, de huit sols et plasses » de terre vuide au 31 arche de Bourdeaus, à la breuterie vieille où se vend » le harang vermeil » [Inv. Stc'-Cr.].

Le pourtour du marché s'appelait, au xvie siècle, la Garlande, la Guirlande deu Mercat : « Jehan Blanc, apotiquaire, reconnois (en 1539) tenir » en fief du chapelain de la chapelle de Marie d'Estratonne, dame de » Landiras, fondée en l'esglise Saint-Michel de Bordeaux, une maison » scituée en la Garlande du Marché (Grand-Marché), paroisse Sainte-

» Colombe » [Bénéf. S'-Mich.]. — « Le 15 février 1621 a esté défendu

» à tous vendeurs de saumon, balaine et autre poisson salé de le vendre x> dans la Guirlande et enclos du Marché, ains au marché du Poisson- » Salé, qui est sur le ruisseau du Peugue » [Chr. Bord., p. 4].

Pez-Belh : Lou Pez-Belh; le Poids-Vieux (10, 22). — Le bureau du Poids public de la ville de Bordeaux était établi, si l'on en croit le Bulletin polymathique (année 1810, p. 65), dans une maison de la rue du Pez-Belh (rue Saige). Il était appuyé au mur romain du nord.

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