DEUXIÈMB GALERIE; PAROI ANTÉRIEURE, SÉRIE SUPÉRIEURE
La paroi antérieure de cette galerie contient également deux séries de bas-reliefs; la série supérieure présentait un nombre de trois cent soixante-douze bas-reliefs taillés dans un nombre égal d'enfoncements, tandis que la série inférieure en avait cent quatre-vingt-seize; ce qui fait en tout un nombre de cinq cent soixante-huit bas-reliefs; quatre cents seulement ont été conservés , soit en entier soit en partie, ou du moins ont pu être dégagés sufRsamment pour qu'on ait pu en faire des dessins; les cent soixante-huit qui restaient se sont perdus, ou du moins n'ont pu être examinés. Les quatre cents bas-reliefs qui nous restent ont été représentés sur les Pli. GXXXVI à GGXXX, marqués par une suite de chiffres que nous avons distingués tous par la lettre A pour la série supérieure, et par la lettre B pour la série inférieure. Les chiffres qui manquent désignent les tableaux devenus méconnaissables ou qui n'ont pu être dégagés jusqu'ici. Dans les endroits où le tableau ne manquait que dans une seule des deux séries, cette lacune a été comblée par un cadre vide, afin que le dessin fïit une reproduction exacte, non seulement des différents bas-reliefs, mais aussi de l'ordre dans lequel ils se suivent. Cette méthode nous a paru être commandée p^r la nature même de notre examen; car il s'agit de voir s'il existe, ou non, un rapport suivi entre les tableaux des deux séries qui se touchent.
Plus haut, page 40, nous avons déjà eu l'occasion de dire un mot de la manière dont les bas-reliefs ont été disposés contre la paroi antérieure de cette deuxième galerie; nous nous permettons d'y revenir maintenant. Les bas-reliefs de cette paroi , tout comme ceux de la paroi postérieure , forment deux séries ininterrompues ;
ceux de la série supérieure occupent les faces postérieures des bâtiments à niche et des bâtiments à coupole ou en forme de cloches, tandis que ceux de la série inférieure ont été sculptés sur le mur d'enceinte lui-même. Les moulures de la corniche du mur d'enceinte séparent ainsi les deux séries, tandis qu'il n'y a que de simples montants entre les divers bas-reliefs. Chacun des tableaux forme ainsi une espèce d'enfoncement, dont le cadre fort simple ne ressemble en rien aux ornements et aux arabesques qui entouraient les bas-reliefs de la paroi postérieure.
Les enfoncements de la série supérieure présentent une largeur différente, mais qui varie assez régulièrement suivant l'endroit du mur où se trouvent les tableaux; ceux qui couvrent le mur d'un petit bâtiment à coupole, en occupent toute la largeur, tandis que le mur d'un bâtiment à niche en contient toujours trois de largeur égale. L^ où le mur d'enceinte fait saillie, on a modifié la largeur en proportion de l'espace plus grand dont l'artiste pouvait disposer. Aux endroits où le mur rentre , l'angle divise le bas-relief en deux moitiés, mais le tableau lui-même ne se trouve pas interrompu.
Les tableaux, des trois bas-reliefs qui occupent le mur des bâtiments à niche , se trouvent enfermés des deux côtés par des colonnes ou des pilastres qui présentent la même abondance de moului^es que nous avons trouvée ailleurs; la partie supérieure du cadre se compose de quatre arcs, dont les deux qui se trouvent à l'extérieur reposent par l'une des extrémités sur les chapiteaux des pilastres , tandis que l'autre extrémité se confond avec celles des deux arcs du milieu et se termine ainsi en une pointe; quant aux deux autres extrémités des arcs du milieu, ils s'unissent en un ornement de fleurs.
La série inférieure présente, aux parties saillantes et aux parties rentrantes du mur, les mêmes particularités que la série supérieure; mais nous y trouvons, au-dessus du groupe de trois basreliefs qui occupe l'espace des bâtiments à niche dans la série supérieure, un seul bas-relief qui occupe à lui seul toute la la^ geur occupée plus haut par le groupe. Au-dessous des bas-reliefs qui occupent dans la série supérieure toute la largeur des bâti'
ments à coupole, se trouve un enfoncement étroit pris entre deux monlants; les bas-reliefs de cet enfoncement rentrent plus que ceux de la série supérieure , parce que leur cadre se compose de filets qui rentrent deux fois. Le petit enfoncement dont nous venons de faire mention , contient un groupe de deux , quelquefois de trois figures que nous retrouvons aux divers endroits avec de légères modifications. Il faut faire cependant une exception pour les bas-reliefs des deux côtés des portes; là les petits groupes en question sont remplacés par un enfoncement qui contient un tableau présentant un plus grand nombre d'images. Aux saillies du mur, un petit bas-relief dans le geni*e de ceux qui n'ont que deux ou trois figures, touche immédiatement aux bas-reliefs plus larges et n'est séparé de ces derniers que par un simple montant. Une dernière particularité, mais qui ne se trouve que dans un seul endroit , c'est que , à l'angle qui relie la face de Test avec celle du sud, l'enfoncement qui contient ailleurs un bas-relief orné d'un de ces petits groupes, est resté vide; sur les nus extérieurs des deux mdhtants s'élève une colonne sculptée. Voyez PI. CXLVI. B 25.
Nous allons suivre maintenant la même méthode que nous avons appliquée aux bas-reliefs de la paroi postérieure, c'est-à-dire que nous allons commencer par passer rapidement en revue les tableaux de la série supérieure. Nous prévenons le lecteur d'avance , que nous n'avons pas plus réussi ici que là , à trouver un rapport étroit entre les tableaux respectifs des deux séries.
Nous commencerons de nouveau notre tournée à la porte de l'est de la galerie; mais il est clair que, pour examiner les basreliefs il faut les suivre maintenant de droite à gauche.
PL CXXXVI. Al. Il n'a été conservé du premier bas-relief qu'une partie; une femme tient un petit enfant sur les genoux; le pied gauche de l'enfant repose sur un coussin de lotus; un Brahmane verse sur l'enfant de l'eau sacrée, tandis qu'un autre Brahmane et une femme accompagnés de leur suite, lui apportent leurs hommages.
— 2. Un jeune homme, peut-être l'enfant du précédent bas-relief, devenu adolescent, s'entretient avec un personnage
qui est assis un peu plus bas en face de lui; derrière le jeune homme nous voyons , d'un côté sa suite, de l'autre deux Brahmanes dans une attitude respectueuse.
N^ 3 à i5 n'ont pas été dessinés.
PL GXXXVIII. A 16. Si le bas-relief du n». 15 avait été conservé, nous aurions pu découvrir peut-être un rapport direct entre ce tableau et les deux tableaux qui suivent; nous croyons pouvoir constater maintenant un rapport étroit entre les deux .tableaux qui nous sont restés dans les n^ 16 et 17. N®. 16 représente un prince ou un autre personnage de conditH)n.qui semble se diriger vers le tableau suivant, portant à la main une cuvette probablement remplie d'une boisson raflBraîchissante; derrière le prince est un temple, à côté duquel se trouve on serviteur du temple qui porte un grand vase où il semble puiser à l'aide d'une cuiller faite de l'écale d'une noix de coco avec un manche en bois.
PI. GXXXVIII. A 17. Un Bouddha se tient debout sur un coussin de lotus, tenant à la main gauche la même cuvette ou une cuvette du même genre et adressant la parole à cinq personna* ges ; ces derniers sont assis dans un grand bassin de métal , placé sur un piédestal muni de pieds, et lèvent les mains comme s*ils imploraient du secours. Au-dessus d'eux un esprit céleste plane dans les nuages pour rendre hommage au Bouddha.
Faut-il songer peut-être ici à la purification morale ? Le Bouddha verserait-il en personne l'eau sacrée qui purifie sur les pécheurs assis dans le bassin?
Nous hésitons sur l'interprétation du tableau suivant n^. 18; le personnage qui s'envole sur les nuages, porte l'auréole tout comme le Bouddha du n®. 17, mais il se distingue notablement du dernier par la coiffure; si n'était ce dernier point de différence, nous inclinerions assez à retrouver les cinq personnages du bassin du n^. 17 dans les cinq personnages du n^'. 18 dont l'un se tient debout , une fleur à la main , tandis que les quatre autres se tiennent à genoux devant lui, et à supposer que, purifiés, ils suivent respectueusement leur bienfaiteur du regard, tandis que cinq esprits, parmi lesquels se trouve une femme, s'associent à
ce culte dans les nuages. Il est tout aussi possible cependant qu'il faille voir ici un saint personnage, peut-être un Bhikshou , qui s'éloigne avec l'eau sacrée, dans le but de faire comme le Bouddha et de purifier ailleurs des pécheurs. PI. GXXXiX. A. Les quatre n^ suivants, 19 — 2â, manquent.
— 23. La scène représente une forêt; un jeune homme s'approche d'un endroit rocheux que traverse un torrent, tandis qu'on aperçoit sur les rochers un ch^evreuil et deux chevrettes debout ou couchés. Il n'est pas facile de nous prononcer sur la nature des deux animaux du premier plan, par suite de l'état endommagé où ils nous sont parvenus; les pattes d'un de ces anioiaux nous feraient songer à un lion, à un tigre, ou à l'ani* mal que le bas-relief suivant nous présente devant la jambe droite de rhonuaae.
— 24. Un homnoe, probablement un Brahmane, arrivé dans un endroit rocheux de la forêt, de même que le jeune homme du dernier tableau, parait s'étonner des animaux qu'il y rencontre, et a l'air d'adresser la parole à un singe assis, qui tient une fleur ou un fruit dans sa main gauche étendue. Nous apercevons neuf poissons derrière le m(»istre qui est assis devant le singe, cachés en partie par le corps de ce monstre.
-<*^ 25. Le Brahmane assis dans la forêt semble adresser un discours à la chevrette, couchée devant lui sur un fragment de Pêcher ; l'arrière-plan nous montre un autel d'où monte la flamme d'un siieriflce.
PL CXJL A. 26. Nous voyons d'un côté du bas-relief, ua pénitent Brahmane, assis dans une forêt, ayant sa cruche à eau à (Aie de lui et sa chevrette apprivoisée à ses pieds; de l'autre côté on distingue dans un temple , ou dans tel autre édifice , un prince ofiPrant un gâteau de riz ou quelque autre aliment à six hommes* qui se tiennent à genoux, et qui sont peut-être les sui* vants de l'ermite.
--^ Les tdrois tableaux 27 , 28 et 29 nous montrent , au n®. 28 un Bouddha, assis dans l'attitude d'un homme qui fait une dé* monstration, sur un trône de lotus pourvu d'un dossier; à coté de lui se trouvent quelques suivants qui lui apportent des cadeaux.
Chacun des deux autres bas-reliefs, n^ 27 et 29, nous présente des princes et leur suite apportant des cadeaux ; au n®. 27 se trouve un Brahmane parmi les personnes qui présentent leurs hommages.
PI. GXLI. A. 30. Un prince ou un autre personnage de condition, qui se distingue comme tel par la fleur qu'il tient dans la main gauche et par le parasol avec l'émouchoir que son serviteur porte après lui, marche dans la direction du précédent tableau; quatre autres personnages de condition et trois femmes le suivent; Tun de ces quatre personnages porte un vase rempli de fruits ou de choses précieuses. Tout cela rend assez probable ridée, que nous avons ici des hommages rendus au Bouddha du n». 28.
— 31 , 32 , 33. Il paraît douteux que les tableaux de ces trois bas-reliefs forment un ensemble; il y a tout lieu de supposer un rapport étroit entre les deux premiers; la seule chose qui pourrait nous faire admettre le même rapport pour le n®. 33, c'est que le n®. 34 (PI. GXLII) nous montre de nouveau des personnages entièrement semblables à ceux des n^ 31 et 32. Ce dernier tableau nous montre un prêtre Brahmane qui s'entretient avec cinq hommes, remarquables par leur physionomie farouche; la scène de l'entretien est une forêt dont l'arrière-plan nous montre quatre boeufs.
— 33. Ce tableau nous montre un homme de condition , assis sur un trône en plein air dans un jardin de plaisance, tandis que devant lui s'élève la flamme d'un autel placé sur un coussin de lotus.
PL GXLII. A. 34. Quatre de ces hommes farouches, des Ràkchasas, sont assis à terre et s'entretiennent, à ce qu'il semble, avec le personnage du dernier bas-relief.
— 35. Un prince assis sur son trône à côté de son palais; derrière lui sa femme s'entretient avec deux autres personnages de condition, assis sur des coussins et entourés de leur suite.
PL GXLIII. A. 36. Un prince, accompagné de sa femme et de leur suite , reçoit la visite d'un Brahmane , qui a l'air de lui communiquer quelque chose.
' — 37 Le prince, accompagné de son éléphant, verse de
l'eau sacrée (peut-être une eau odoriférante) dans la main gauche du Brahmane; à cet effet il tient à la main un vase dont on se servait pour les libations religieuses.
PI. GXLIII. A. 38. Le prince est respectueusement assis à côté d'une estrade sur lequelle se trouvent deux serviteurs avec deux enfants très jeunes encore.
Le premier de ces trois tableaux doit-il peut-étre nous représenter le Brahmane prédisant au couple royal la naissance des deux enfauts du troisième tableau? Et le prince se met-iUpeutètre en voyage, après avoir honoré le saint homme avec de Teau sacrée, pour voir en personne les |)etits enfants que le sort destine à devenir de grands hommes, peut-être des Bouddhas? et a-t-il l'intention de leur présenter alors ses hommages?
PI. CXLIV. A. 39. Un prince, assis sur sa litière, que portent ses serviteurs, et accompagné de sa suite, se rend aussi vers l'endroit où se trouvent les deux jeunes enfants.
— 40 — 4â. Les deux premiers bas-reliefs nous présentent un prince et sa femme s'entretenant avec un Brahmane, tandis que le troisième nous montre quatre personnages se préparant peut-être à exécuter une danse sous la conduite d'un cinquième, qui va battre alors la mesure sur un tambourin.
PI. GXLV. A. 43. Le couple royal, assis sur un trône élevé, reçoit les hommages de huit personnages inférieurs
— 44 — 46. Le couple royal , 44 , s'amuse à regarder une danse qu'exerce une des danseuses, 45, accompagnée par la musique d'un tambourin , de deux flûtes 'traversières et de deux coupes de métal, dont jouent deux femmes. Le vase qui se trouve au premier plan doit représenter sans doute un tambour, peut-être un gong, placé sur un châssis en guise de piédestal.
PU GXLVI. A. 48 — 50. Un prince s'entretient avec deux Brahinanes, n^. 48; une femme, peut-être la femme du prince, ofiGre une boisson rafiraîchissante à ces deux religieux, n^. 49, et ceux-ci prennent congé du couple royal , n®. 50.
PI. GXLVII. A. 51. Un prince et sa femme, peut-être les mêmes des tableaux précédents, portés Tun et l'autre sur une litière, sont arrivés à destination ou bien font une halte avec leur suite.
PI. GXLV]i. A. 52. Impossible de dire s'il y a quelque rapport entre ce bas-relief et ie précédent. Nous voyons ici un navire avec un nombreux équipage, dans lequel se trouve une femme, tout près d'un monstre marin, dont la tête énorme se lève menaçante hors des (lots, présentant une gueule ouverte armée de dents aiguës. Un des hommes de l'équipage se tient près de la pouppe et semble vouloir conjurer le danger, en présentant au montre un petit autel d'où monte la flamme de l'encens. D'autres espèrent pouvoir appaiser le monstre en lui jetant des offrandes. Faudrait-il chercher le couple royal du n". 51 parmi les voyageurs? Si cette supposition est fondée, nous pourrons admettre peut-être que les tableaux suivants nous présentent la suite de leurs aventures. Mais tant que nous ne connaîtrons ni la source où l'artiste a puisé, ni la marche de l'histoire qu'il représente , le sens des bas-reliefs et l'idée commune qui les relie devront rester des énigmes pour nous.
— 53 a trop souffert ; il est bien évident toutefois que le principal personnage est le prince au-dessus duquel on porte le parasol et qui adresse la parole à un autre homme; ce dernier s'est accroupi humblement et les mains jointes devant le prinoe.
— 54. Encore un prince qui s'entretient ayec un Brahmane et avec un autre personnage assis.
PI. GXLVIII. A. 55. Un couple royal , assis avec deux de ses serviteurs sur une estrade sur laquelle reposent des coussins, reçoit des cadeaux et des hommages de six hommes de rang inférieur.
— 56 — 58. Les trois tableaux de ces bas-reliefs seroblmit présenter quelques rapports. Le premier nous montre deux pe^ sonnages planant dans les nuages; au-dessous des nuages est une nappe d'eau ondoyante d'où montent des lotus; un grand nombre de poissons , parmi lesquels il y en a de très grands , se meuvent parmi les plantes aquatiques. Un des esprits de l'air se distingue par une coiffure étrange, dont la pointe ressemble un peu au bout retourné d'une trompe d'éléphant, et dont nous retrouvons la forme dans une espèce de bonnet dont on se sert encore dans la petite île d'Engano, située à l'ouest de Sumatra.
La. forme de l'oreille droite de cet esprit est aussi très étrange et pourrait bien avoir été empruntée également à l'oreille de Téléphant. Nous n'osons trop nous fier à la fidélité du dessin de M. Schdnberg Miilder, lorsqu'il s'agit de ces petits détails, pour donner une réponse affrimative. Il est fort possible que le dessinateur ait rendu ce qu'il a cru voir , bien que l'original n*en eût rien. Le personnage dont nous parlons dans ce moment, porte à la main un vase en forme de coupe, fermé par un couvercle., tandis que Tesprit qui plane à côté de lui porte une coquille dans la main gauche; dans l'ouverture de cette coquille nous croyons apercevoir une fleur. On dirait que les deux esprits s'approchent pour verser sur les eaux le contenu du vase et de la coquille.
PL GXLVIIL A. 57. Ce tableau nous montre quatre esprits portés par les nuages; l'un d'eux tient sur la main gauche un vase profond rempli de fleurs, dont il a l'air de vouloir répandre le contenu avec la main droite; un autre personnage parmi les quatre que nous voyons ici, tient une fleur entre ses deux mains ouvertes et est sur le point de la foire tomber des nuages sur la nappe d'eau; l'eau contient, en dehors des fleurs et des fouilles de lotus, des poissons de différente grandeur et deux tortues.
— 58. Nous arrivons au dernier de ces trois bas-reliefs, à celui qui nous présente un tableau plus bizarre encore. Le premier plan nous montre un chevreuil et une chevrette s'enfuyant devant des flammes qui montent de l'abtme. Au-dessus de ces flammes nous voyons un oiseau, enfermé encore dans un oeuf ipais visible à travers la coque transparente; ce dernier objet parait flotter en l'air. Derrière le feu, c'est-à-dire sur les bords de l'abîme, se trouvent quelques arbres et quelques fleurs dont les cimes Boal occupées et entourées par des oiseaux qui battent des ailes. L'arrière-plan nous montre un terrain rocheux avec des arbres, sur lequel s'élève une partie d'un édiflce et d'un mur; par-ci par-là se trouvent quelques oiseaux, une chevrette couchée et un singe; ce dernier animal se trouve tout à fait sur l'arrière-plan derrière un des fragments de rocher.
Les deux premiers tableaux pourraient se rapporter à une époque
où un renouvellement du monde avait eu lieu, et où les premières marques de vie, les lotus qui montent de l'eau et les animaux qui vivent exclusivement ou en grande partie dans l'eau , se montrent dans l'immense océan. Le dernier tableau se rapporte peut-être à une lutte des éléments destructeurs et à une nouvelle création de la terre, qui fait apparaître des rochers, des arbres, des quadrupèdes et des oiseaux.
PI. GXLIX. A. 59. Ce tableau semble être un pendant du n^. 55. Un couple royal , peut-être le même que celui du dernier tableau, est assis sur une estrade et a pour domestiques des hommes de rang inférieur. Mais il n'est pas facile de préciser la nature de cette scène, par suite de l'état endommagé du tableau qui en rend invisible environ la moitié.
— 60. Il n'a été conservé de ce tableau qu'une partie insignifiante seulement; mais il en reste assez pour nous montrer qu'il faut voir ici l'image d'un Bouddha ou peut-être d'un Bhikshou.
PI. CL. A. Il ne reste absolument rien des n^ 61 — 63, qui ont formé probablement un ensemble.
Il faut dire la même chose de la PI. GLI. A. 6^.
Il existe sans doute un rapport immédiat entre les n®» 65— -67 et le premier bas-relief de la planche suivante; il est probable que le no. 6^ aura également fait partie de cette suite de tableaux.
PI. GLI. A. N°. 66 nous montre un Brahmane qui s'est retiré et qui s'entretient avec quelques-uns de ses adorateurs ^ ou bien qui est occupé à les enseigner. Nons avons vu au n^. 63, quelques-uns de ces hommes assis près de lui dans la forêt, et nous avons trouvé là comme ici une femme dans le nombre.
— 67. Ge tableau nous présente un marais ou une nappe d'eau avec des fleurs et des feuilles de lotus et un oiseau nageur ; il y a cependant ici un détail à noter, Q'est que le marais est divisé en deux étages; peut-être aussi les deux plans ou les deax parties ont-ils été placés l'un au dessus de l'autre parce que la connaissance imparfaite de la perspective avait empêché l'artiste de les mettre l'un derrière l'autre ; il y a en outre sur ce tableau deux hommes de condition inférieure, dont l'an appartient même à une tribu barbare, à en juger par ses cheveux ébouriffés; ces
deax hommes se sont accroupis près de six feuilles de lotas, recoqaillées en forme de coupe, qui portent chacune une fleur composée de cinq feuilles.
PI. GLn. A. 68. Un Brahmane assis avec sa suite dans un pendopo, reçoit deux personnages, en apparence deux personnages de condition, qui lui offrent un cadeau de sept feuilles de lotus comme au n®. 67.
— 69. Une princesse, peut-être Tépouse du prince de 72 avec Irois de ses servantes. Le n^. 70 nous montre un personnage de condition avec sa suite, dans laquelle se trouve un Brahmane, qui se rend peut-être vers la princesse de 69. Len°. 71 nous montre un prince qui s'entretient avec des Brahmanes et avec d'autres hommes.
PL CLIIL A. 72 a disparu.
— 73. Un Bhikshou assis sur un trône élevé, fait une démonstration à un homme de condition qui est assis devant lui avec sa suite; la femme du Bhikshou est assise à côté de son mari.
— H. Un prince armé d*une flèche et d'un arc, est en marche avec sa suite qui porte les mêmes armes; peut-être se propose-t-il d'aller voir le Bhikshou de 73.
— 75. Une femme est assise sur une simple litière portée par quatre hommes; cette femme est probablement l'épouse du prince; peut-être aussi faut-il voir en elle quelque princesse étrangère et est-ce pour cela qu'elle a un nain hideux et difforme dans sa suite.
PL CLIV. A. Les grands bas-reliefs, 76 et 80 (PI. CLV) , qui se trouvent des deux côtés des trois tableaux plus petits, n'ont pas été dessinés; parmi ces derniers les n^ 77 et 79 nous offrent des tableaux bizarres, où des animaux, notamment des oiseaux de la famille des oies, jouent le premier rôle. Le premier, n®. 77 nous montre une oie, assise sur une estrade dans un étang rempli de lotus , et entourée de huit autres oies qui ont l'air d'écouter ce qu'elle a à leur dire.
— N<^. 79 nous montre un homme assis au bord de l'eau d'où montent les plantes de lotus, auprès de deux oies, dont l'une se tient debout devant lui sur. le sol , tandis que l'autre
est sur lo point de s'envoler d'une fleur de lotus, et que huit autres oies, qui se sont déjà élevées dans Tair, s'envolent dans la même direction en passant par dessus la tête de l'homme assis.
Le tableau du milieu , qui est resté intact , nous montre un homme , un roi selon toute apparence , qui adresse une démonstration à deux hommes respectueusement assis devant lui.
PI. CLV. A. Nous avons déjà dit que le no. 80 manque; le tableau suivant 81 n'a été conservé que pour un tiers et paraît se trouver en rapport avec 77 et 79; du moins nous y apercevons deux oies près d'un torrent qui descend de la hauteur; deux personnages, dont l'un est à genoux, tandis que l'autre se tient debout derrière le premier, rendent hommage à ces oies en leur présentant des candélabres avec de l'encens allumé et un vase rempli de fleurs.
PI. GLVI. A. Les six bas-reliefs qui suivent 84 ont disparu, et le lien qui peut avoir relié ensemble ces différents tableaux , a par conséquent été rompu. Nous supposons qu'il y a eu à l'origine un tel rapport , vu que le personnage royal que nous avons rencontré au n^ 74, PI. GLIII, armé d'un arc et d'une flèche, se retrouve très souvent sur les tableaux suivants jusqu'au n^ 184.
— Le lï^. 88 n'a été conservé qu'en partie ; on serait tenté de supposer que le principal personnage de ce tableau tient une tige de lotus dans la main gauche, et qu'il est accompagné d'un autre personnage important qui porte un arc et que suit à son tour un de ses inférieurs portant le carquois après lui; un homme d'humble condition est assis respectueusement devant le premier de ces deux personnages.
PL CLVII. A. 89. Le prince, peut-être le même qui se distingue sur le précédent bas-relief par la tige de lotus, est assis dans un pendopo avec son épouse et un de ses inférieurs; à côté d'eux se trouve un Brahmane, un autre homme assis dansuoe attitude respectueuse et un troisième qui porte un arc. Il semble que le prince soit sur le point de se jeter dans une entreprise aussi importante que pleine de périls, dont ses amis alarmés et inquiets essaient de le détourner.
— 90. Vaine tentative; le prince est monté à cheval et s'est
déjà mis en route avec sa suite armée. Il est difficile de préciser la nature de Tobjet qu'il tient dans la main droite; est-ce un lacs, le fameux lasso, ou bien un fouet composé de deux courroies attachées à un manche tressé? L'un et Tautre sont possibles.
PL CLVII. A. 91. Le cheval du prince a emporté son cavalier dans une partie déserte de la forêt; celui-ci est descendu de sa monture et, passant par une allée au bout de laquelle se trouve un arbre , il a pénétré dans un enclos que ferment des rochers. Un danger semble le menacer dans cet endroit; il lève les mains vers une chevrette qui lui apparaît au-dessus des rochers, comme s'il invoquait le secours de cette bête.
— 92. Sa prière a été exaucée ; la chevrette emporte le prince , Tenlève à travers les airs et le sauve ainsi du péril où il se trouvait; un chien assis sous les arbres aboie après lui.
PI. CLVIII. A. 93. La chevrette a accompli sa tâche; des hommes , peut-être les serviteurs du prince , lui présentent leurs hommages et lui rendent grâce; nous y retrouvons le cheval; peutêtre l'animal a-t-il suivi un autre chemin sous la conduite des hommes de la suite.
— 94. Deux personnages de condition inférieure sont assis respectueusement près d'un pendopo. Le bas-relief a trop souffert pour nous permettre de nous engager ici dans l'explication des détails. Il manque ici l'homme qui est l'objet de ces hommages.
PL GLIX. A. Les n^ 95 et 96 semblent former un ensemble, et nous présentent une forêt avec des fragments de rocher sur l'arrière-plan ; 95 nous présente de plus un éléphant, un buffle, (carbau) un chevreuil et un cochon; 96 nous montre un chevreuil, qui forme peut-être un couple avec la chevrette de 91 et de 92; le chevreuil est tranquillement couché à côté d'un torrent et reçoit les hommages d'un des serviteurs du prince qui est assis devant lui. On aperçoit des oiseaux dans les arbres au-^dessus du chevreuil.
— 97. Le chevreuil est paisiblement couché sur une hauteur, tandis qu'au premier plan une chevrette s'éloigne en courant. Le prince tient l'arc et la flèche à la main , comme s'il se dis-
posait à aller à la chasse; un serviteur se tient à genoux derrière lui.
PI. GLIX. 98. L'arrière-plan nous montre le chevreuil couché sur une couverture dans un pendopo. Tout à fait au premier plan nous retrouvons le prince , auquel un grand nombre d'hommes et de femmes apportent des cadeaux et des offrandes.
PI. GLX. A. 99 et 100. 11 faut combiner sans doute encore ces deux tableaux. Le n . 100 nous présente le prince assis avec sa femme sur un siège ou sur un divan élevé ^ un homme est assis à côté d'eux, tandis qu'une femme de la suite apporte un fruit ou un autre objet de ce genre; le n^. 99 nous présente un autre personnage de condition ; celui-ci a dans sa suite un éléphant et un grand nombre de guerriers et vient faire visite au roi.
— 101. Le prince armé d'un arc et d'une flèche, va à la chasse accompagné de sa suite.
— 102. Le prince se repose dans la forêt, tandis que quelques-uns de ses serviteurs poursuivent un grand nombre de singes qui ont grimpé dans les arbres; l'un des serviteurs n'a pour arme qu'une sarbacane, les autres ont des arcs et des flèches.
PI. GLXI. A. 103. Le prince se repose dans un pendopo, tandis que sa iemme ou une suivante vient d'achever l'opération tant goûtée aux Indes du pityîte , qui consiste à presser et à masser les articulations et les muscles.
— 104. Le prince est accompagné de sa suite armée d'arcs et de flèches; il fait une promenade ou bien il se rend vers un de ses jardins de plaisance; une surprise le frappe, c'est la rencontre ,
— 105, d'une femme accompagnée d'une suivante; celle-ci est assise à côté d'elle sous un arbre ; les deux femmes se distinguent par leur toilette de,
PL GLXn. A. 106 , plusieurs autres femmes, parmi lesquelles deux qui s'embrassent.
PI. GLXIIL A. L'absence des quatre bas-reliefs suivants, 107 — 110, interrompt de nouveau la série et nous empêche de saisir l'idée qui relie les divers tableaux.
PI. GLXill. A. lil. Un personnage de condition assis sur une estrade, s'entretient avec un prince qui a pris place avec sa suite dans un pendopo.
PI. CLXIV. A. Peut-être ces quatre tableaux, 112 — 115, se trouvent-ils en rapport direct les uns avec les autres, et nous représentent-ils une procession vers un Dagob sacré, que nous apercevons au n<^. 115 à côté d'un étang rempli de lotus.
— 112 nous montre un éléphant, peut-être la bête favorite du prince défunt, qu'un serviteur, assis à côté de l'animal, entoure pour cette raison de ses hommages.
— 113. Sept Bhikshous ou jeunes religieux, portant de l'eau sacrée et d'autres offrandes.
— 114. Encore un éléphant qui se rend également vers le Dagob, tandis que l'arrière-plan nous montre deux chevrettes couchées sur une estrade et,
— 115, le monument ou le Dagob, surmonté d'un parasol ou pajong, et élevé à côté d'un étang dans la forêt déserte; six personnages se sont mis à genouif avec des offrandes et de Tencens allumé; il se trouve parmi eux des personnages de condition et un Brahmane; ce dernier asperge le monument d'eau sacrée avec un goupillon.
PI. CLXV. A. Nous aurions pu constater peut-être un certain rapport entre ce dernier bas-relief et les trois tableaux suivants, si l'image du personnage assis au n^. 116 ne s'était pas perdue en grande partie. Ce personnage lève la main vers un prince, assis sur un trône avec un de ses amis ou de ses courtisans, comme s'il avait à lui faire une prière.
— 117. Un prince, peut-être le prince de tout à l'heure, (il paraît qu'en général les artistes de Bôrô-Boudour se sont permis de varier la toilette et assez souvent les ornements du même personnage; cette différence ne saurait donc être dans le cas présent un obstacle essentiel contre cette dernière hypothèse) adresse la parole à un Râkchasa ou un géant farouche, qu'on reconnaît à ses formes grossières, ses grandes moustaches et ses cheveux en désordre; le Râkchasa a pris un personnage sur ses épaules, peut-être le confident du
prince, et est en train de se soulever et de s'éloigner avec son fardeau.
PI. GLXV. A. 118. Un Brahmane assis sur un trône; devant lui un homme de condition s'est mis à genoux, peut-être celui que le Râkchasa a emporté, tandis que deux Brahmanes de condition inférieure occupent Tarrière-plan.
— 119. Le prince se trouve dans un endroit désert de la forêt et s'entretient avec un Râkchasa qui a là sa demeure, et avec les suivants ou les disciples de ce personnage ; les disciples se distinguent ici, tout comme les Bhikshous des Bouddhistes, par la calotte serrée autour de la tête. Les animaux qui sortent de leurs cavernes et qui se trouvent ici parmi les acteurs « servent à caractériser cet endroit comme un lieu désert.
PI. CLXVI. A. 120. Nous croyons trouver ici une nouvelle série, qui se prolonge jusqu'au n°. 127, PL CLXVIII, et qui représente la biographie d'un pieux prince. N^. 120 nous montre dans une chambre du palais le nouveau-né , couché sur les genoux de sa mère non loin du prince son père et de deux de leurs serviteurs.
— 121. L'enfant est encore assis sur les genoux de sa mère, et reçoit la visite d'un Brahmane qui lui adresse la parole. Trois personnages de la suite se tiennent derrière la mère, portant des cadeaux.
— 122. L'enfant de 121, devenu un homme, est assis avec sa femme sur un trône élevé et y reçoit la visite et les hommages d'un autre prince avec son épouse.
— 123. Assis sur une litière, le jeune prince s'est mis eo voyage , porté par un grand nombre de serviteurs et accompagné d'un cortège illustre d'hommes armés.
PI. CLXVII. A. 12A. Peut-être a-t-il trouvé dans le voyage une seconde femme et faut-il le voir ici confidentiellement assis avec ses deux épouses sur un trône ou un divan, tandis qu'une troisième femme, qui se tient debout près d'eux, lui adresse la parole.
— 125. Nous voyons de nouveau les trois personnages, assis ensemble comme sur le précédent bas-relief et regardant avec
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sympathie un autre prince, devant lequel une femme s'est mise à genoux dans l'attitude d*un suppliant;
PI. GLXVII. A. 126, celle-ci est accompagnée de deux femmes, dont Tune se dislingue par une toilette plus riche. Lequel des deux princes du précédent tableau faut-il retrouver ici? Voilà ce que nous n'osons dire positivement.
PI. GLXVIII. A. 127. Le prince s'est retiré du mouvement de la vie de cour et se voue à des spéculations abstraites dans un endroit désert de la forêt. Son attitude est celle d'un Bouddha.
Le bas-relief suivant s'est perdu.
PI. GLXIX. A. 129 et les sept bas-reliefs suivants nous transportent de nouveau dans le régne animal. Nous voyons ici des animaux figurer parmi les acteurs tout comme dans la fable; ils sont seuls ou bien accompagnés des géants farouches, les Râkchasas. Il ne serait possible de deviner le sens exact de ces tableaux, que si nous étions en possession des récits auxquels on les a empruntés. N^. 129 nous montre dans une forêt un bufSe (carbau) ou un boeuf en compagnie d'un singe , qui le caresse avec la main gauche et qui cueille avec la main droite un fruit de l'arbre sous lequel il est assis.
— 130. Le singe est monté sur le dos du buflQe et s'est rendu ainsi vers un Rflkchasa, qu'on reconnaît à ses cheveux en désordre et aux proportions grossières de son corps.
— 131. Nous retrouvons ici le singe occupé à caresser le buffle.
— 132. Le buffle semble avoir atteint un degré de sainteté, à en juger par les hommages que lui présente le Râkchasa assis devant lui; ce dernier a allumé de l'encens devant l'animal sur un grand bloc de pierre. L'arrière-plan nous montre un écureuil qui grimpe sur le tronc d'un arbre.
PI. GLXX. A. 133. Dans la forêL nous voyons un lion, un chevreuil et une chevrette; le lion a posé ses pattes de devant sur le dos du chevreuil couché devant lui , sans desseins hostiles toutefois. Un oiseau descend du ciel à travers les arbres.
— 134. Le lion a levé la patte gauche, comme s'il était en conversation avec le chevreuil et la chevrette qui se tiennent
paisiblement devant lui ou qui se tournent vers l'oiseau que nous voyons descendre.
PI. GLXX. A. 135. Le lion recule évidemment un peu devant Toiseau qui vole droit à sa gueule ouverte. Devant lui se trouve un tigre ou un autre animal de ce genre, un peu plus de côté un couple de civettes (?) sur un bloc de rocher.
— 136. La scène représente un endroit très sauvage tout couvert de rochers. Le lion se tient debout sur des rochers, tandis que derrière lui un autre lion est assis dans une caverne , et devant lui un tigre dans une autre caverne. L'arrière-plan nous montre un paon et trois autres oiseaux sur les cimes de rocher; il est possible que l'un de ces trois oiseaux soit le même que l'oiseau des trois précédents bas-reliefs.
Voilà des tableaux bien étranges et dont l'explication n*est pas facile à trouver; pour hasarder une conjecture, nous demanderons s'il ne faut pas songer ici à la doctrine de la métempsycose, de la transmigration des âmes. Il est évident que les animaux agissent ici comme des hommes, mais alors il faudrait voir peut-être en eux des hommes, qui doivent parcourir la carrière d'une vie nouvelle sous la forme d'animaux, pour s'élever ainsi à un degré supérieur de sainteté. Us vivent dans des contrées désertes et sauvages avec les géants farouches, les Ràkchasas; mais ils réussissent à mériter les hommages de ces derniers, tandis que les Râkchasas eux-mêmes ne restent pas inaccessibles à l'influence du bon exemple, comme les bas-reliefs suivants vont nous le montrer.
PI. CLXXL A. 145. Encore un jeune enfant d'une famille illustre, destiné à s'élever à un degré de sainteté par de nobles actions ou par une vie de renoncement. L'enfant est assis sur les genoux d'une femme, peut-être sa mère, qui le présente à une princesse pour que l'enfant lui offre ses hommages; il est possible aussi que la princesse soit la mère de l'enfant, et la femme qui le porte une des femmes chargées de l'élever. Les quatre fenimes de l 'arrière-plan apportent des cadeaux.
— 446. La mère reçoit avec son fils la visite et les hommages de quelques Brahmanes; le fils a considérablement
grandi et plane dans l'air au-dessus des genoux de sa mère.
PL GLXXI. A. 147. Y a-t-il quelque rapport entre ce tableau et le précédent , et de quelle nature est ce rapport ? Voilà deux questions qu'il faut laisser sans réponse. Peut-être les deux hommes de condition appartiennent-ils à la caste militaire et se dirigent-ils également vers le jeune homme célèbre et vers sa mère, en compagnie de deux autres personnes qui semblent tenir à la main un instrument de musique , c'est-à-dire un triangle de métal, dont la barre inférieure est pourvue de petites boules de métal. L'exactitude du dessin ne nous inspire pas cependant assez de confiance, pour oser donner à cette idée une autre valeur que celle d'une simple conjecture.
PI. GLXXII. A. 148. Ce tableau nous présente un autre jeune enfant; car il est impossible de vouloir retrouver ici le même enfant de tout à l'heure; le n**. 146 nous a montré ce dernier trop grand et trop développé pour que nous puissions admettre ici sa présence. Tout près d'un étang rempli de fleurs de lotus se trouvent huit femmes dans un enclos, formé par un mur d'enceinte ou par une palissade; une de ces femmes porte l'enfant sur les genoux; deux Brahmanes se tiennent debout de l'autre côté du mur d'enceinte et viennent présenter leurs hommages.
— 149. Deux Brahmanes s'entretiennent ensemble dans la forêt.
— 150. Un prince, peut-être le jeune garçon de tout à l'heure, est assis dans un pendopo avec trois de ses compagnons et s'entretient avec,
— 151 , sept Brahmanes et quelques autres personnages.
PI. GLXXIII. A. 152. Voici un tableau très étrange et unique parmi tous les tableaux de Bôrô-Boudour qui sont parvenus à notre connaissance. Sept femmes se rendent vers un endroit où nous distinguons clairement deux crânes et des ossements d'homme sur le sol ou sur une large pierre carrée; l'attitude et les gestes des femmes marquent l'étonnement que leur inspire la vue de ces objets. Malheureusement la dernière partie de ce bas-relief s'est perdue et le bas-relief suivant a disparu complètement; peut-être avons-nous perdu ainsi les détails qui auraient
pu nous renseigner sur la nature et le sens des tableaux. PI. CLXXIV. A. Les trois bas-reliefs 154-156 semblent former un ensemble;
— 154 nous montre six hommes, probablement des ouvriers, parmi lesquels il en est un qui porte une espèce de pioche dont on se sert pour le labourage *).
— 155 deux autres personnages portent un grand vase rempli de lotus, tandis que douze autres sont respectueusement assis ou accompagnent le cortège;
le cortège se rend vers,
— 156, un prince assis avec sa femme sur un trdne élevé; le prince fait une démonstration aux personnages assis devant lui , tandis que Tarrière-plan nous montre deux hommes , les deux premiers du cortège de 155, qui s'approchent respectueusement.
PI. CLXXV. A. 165. Un prince que distingue Tauréole , reçoit les offrandes d'encens et les hommages de cinq auditeurs et leur adresse la parole comme s'il les enseignait.
— 166 — 168 font suite. N®. 167 nous montre un saint prince qui est parvenu à uu certain degré de perfection Bouddhiste, assis sur un trône élégant dans^ l'attitude d'un homme qui fait une démonstration; à sa droite, au n^ 166, est assis un prince Brahmane, peut-être un disciple ou un protecteur du culte de Viçnou, comme l'indique la coquille sur l'étendard à côté de lui; derrière ce prince est assis un homme ayant le bec d'un oiseau , peut-être Garouda , le serviteur de Viçnou. A gauche est un autre prince, n^. 168, assis également dans l'attitude d'un Bouddha, accompagné d'un serviteur qui lève respectueusement ses mains jointes vers le ciel.
PL CLXXVI. A. 169. Un géant ou Râkchasa s'est avancé jusqu'au palais du roi des Nâgas ou des serpents, qui le reçoit avec beaucoup d'honneur, accompagné de sa famille et de ses inférieurs; ceux-ci se distinguent tous par les serpents dans leur chevelure.
PI. CLXXVI. A. 170. Un saint prince et sa femme, ornée
1) Comparez un bas-relief semblable, Hq. 102, série inférieare, paroi postâ-ieure de la seconde galerie, VU LXVl.
comme lui de l'auréole, assis Tun et l'autre sur un trône magnifique, écoutent les supplications ou reçoivent les hommages d'une femme de condition qui s'est mise à genoux devant eux et que les six princesses des bas-reliefs 171 et 172 ont députée peut-être pour faire la supplication.
PI. GLXXVIL A. 175. Un prince et ses serviteurs assis sur un trône, peut-être en compagnie du,
— 176, Râkchasa, qui a pu s'élever par ses vertus à. un degré de sainteté est devenu un objet d'hommages respectueux, au point qu'un couple royal, également saint, vient lui présenter son jeune enfant après avoir allumé à son honneur de l'encens sur un autel.
— 177. Un Brahmane et quatre personnages de condition de la suite du prince.
PI. GLXXVIII. A. 178. Le Râkchasa de 176, assis dans un pendopo ou un kiosque, reçoit la visite d'un saint prince et de sa suite et s'entretient avec ces personnages.
— 179. Un prince parle à deux hommes qui se tiennent à genoux devant lui et reçoit leurs hommages; deux femmes se trouvent sur l'arrière-plan.
— 180. Un prince assis sur un trône élevé sous un arbre dans l'attitude d'un Bouddha, s'entretient avec deux personnages de condition assis près de lui sur un divan élevé.
— 181. Un saint prince et sa femme sont assis sur un trône élevé; deux personnages se trouvent à genoux devant eux.
PI. GLXXIX. A. 182. Un prince assis avec sa femme sur une estrade; à sa droite se trouve un de ses serviteurs avec rémouchoir. Derrière sa femme et à côté d'elle se trouvent sept femmes, en partie assises en partie debout; de l'autre côté devant le prince sont sept hommes , parmi lesquels un Brahmane , qui offrent des fleurs et d'autres cadeaux.
— 183. Un saint prince est assis avec sa femme sur un trône élevé; à côté d'eux est une autre femme qui tient une tige et un bouton de lotus dans la main droite.
— 184. Ce tableau, pour autant qu'il a été conservé, semble représenter un Dbikshou recevant des hommages.
PI. GLXXIX. A. 485. Un homme (le Bhikshou de 184?) dormant dans un pendopo, a posé la tête sur les genoux d'une de ses femmes (car il faut voir sans doute une omission invollontaire du dessinateur dans Tabsence des contours des seins), tandis qu'une autre femme rend le même service aux pieds du Bhikshou. Nous voyons quelques oiseaux sur le toit du pendopo.
PI. GLXXX. A. Le bas-relief 186 a disparu.
Le n®. 187 qui se trouve de Tautre côté de l'entrée occidentale du mur d'enceinte, et qui est resté visible en partie seulement, ouvre une série de tableaux qui nous transportent dans le domaine des Nâgas ou des adorateurs de serpents, dont nous savons , par les traditions Bouddhistes , qu'eux aussi ont accepté la doctrine du maître. On les représente d'ordinaire comme habitant des îles au-delà de l'Océan. Nous voyons ici, 187, un prince des Nâgas, assis avec sa compagne sur la surface de la mer agitée et recevant les hommages d'un autre prince des Nâgas, qui est venu vers lui avec sa femme et une partie de sa suite.
PI. GLXXXL A. 188. Un prince des Nâgas , assis dans un endroit désert dans l'attitude d'un Bouddha absorbé dans la contemplation; deux hommes de condition inférieure, peut-être des religieux mendiants, se dirigent vers lui.
— 189. Un prince des Nâgas assis avec sa compagne sur un divan élevé; à côté d'eux un Brahmane qui leur présente ses hommages.
— 190. Un prince des Nâgas, assis sur une estrade en forme d'escalier, tandis qu'un homme de sa suite se tient à sa droite, distribue des cadeaux ou des fruits à deux femmes des Nâ^as de haute condition assises devant lui sur le sol.
PI. GLXXXn. 191. Le prince des Nâgas assis sur un trône élevé, reçoit les hommages d'un prince qui se tient devant lui avec sa femme et avec leur suite.
Les quatre bas-reliefs suivants, 492 — 195, se rapportent sans doute à une seule et même histoire.
— 192. Une grande tortue au milieu de la mer, entourée d'un grand nombre de poissons, parmi lesquels se trouvent
quelques requins; une petite tortue a grimpé sur le dos de la grande.
PI. GLXXXII. A. 193. Des marins sont en danger avec leur navire; car un horrible monstre marin approche, la gueule ouverte et semble vouloir les attaquer. On est occupé à sauver un homme de l'équipage qui est tombé à Teau, à moins d'admettre plutôt qu'on jette le malheureux dans la mer comme la victime qui doit apaiser Tappétit du monstre horrible.
Nous croyons devoir reconnaître dans ce tableau un récit dans le genre de celui que nous trouvons chez Ë. Burnouf (Introduction à r histoire du Buddhisme Indien , p. 316); c'est à titre de pendant, et non pas parce que nous croyons le retrouver tel quel dans ce tableau , que nous désirons le rappeler ici. Burnouf donc raconte que Samgha Rakchita , disciple célèbre du Bouddha , voyant son navire en danger de périr , lorsque de mauvais esprits l'avaient attaqué au milieu de l'océan, se jeta dans la mer pour sauver ses compagnons de voyage et fut sauvé par un miracle.
— 194. Le navire a probablement péri; la tortue sauve les naufragés en les chargeant sur son dos. Il est vrai que l'équipage paraît être plus nombreux ici qu'il ne l'était sur le navire; mais nous ne croyons pas que cette divergence soit une objection sérieuse contre notre interprétation.
PI. GLXXXIII. A. 195. La tortue, arrivée au bord et assise sur les rochers à l'ombre du feuillage, reçoit les hommages reconnaissants d'un Brahmane et de cinq honunes de condition assis auprès de ce dernier.
Voici de nouveau trois tableaux qui interrompent la série, en nous représentant des animaux qui semblent agir comme des hommes.
— 196. Deux singes sont assis l'un en face de l'autre sous un arbre; l'un d'eux offre à son camarade un plateau avec des fruits.
— 197. Un singe assis sur le dos d'un autre singe , rassemble les fruits d'un arbre , tandis qu'un petit singe marche derrière les deux autres. Nous voyons , en outre , un grand nombre de fruits entassés sous un autre arbre.
Pi. GLXXXni. A. 198. Ce tableau a été conservé en partie seulement et nous montre un singe plongé dans la méditation et assis sous un arbre.
PI. GLXXXIV. A. 199. Ce tableau, dont la plus grande partie a également disparu, nous montre seulement un homme prêt à tirer une flèche.
— 200. Voici un tableau qu'il faut sans doute mettre en rapport avec les trois bas-reliefs suivants, 201 — 203. Un grand nombre d'hommes, qui composent évidemment la suite du prince du n®. 201 , sont assis ensemble non loin de leur maître ; quelques-uns d'entre eux sont armés et portent des glaives et des boucliers; d'autres portent simplement les insignes de leur maître.
PI. GLXXXV. A. 201. Un prince, assis sur son trône dans l'attitude d'un homme qui fait une démonstration, semble adresser la parole à deux hommes respectueusement assis devant lui, qui l'écoutent attentivement. Derrière le prince se trouvent un employé de condition et deux femmes de sa suite.
— 202. L'employé que nous venons de signaler, peut^tre le prince lui-même, suivi d'une femme qui porte un émouchoir, fait une distribution de fruits etc. à quelques Brahmanes.
— 203. Des Brahmanes et des hommes de la classe inférieure attendent leur part des cadeaux du prince.
PI. GLXXXYI. A. 204. La première partie du bas-relief continue le dernier tableau en nous montrant une partie de la foule qui entoure le roi. L'autre moitié du tableau fait partie du bas-relief . suivant et nous représente la suite du prince qui flgure là.
— 205. Le prince est assis sur un trône avec un de ses amis intimes ou de ses conseillers; à côté de lui se trouvent deux dames de sa cour et devant son trône deux hommes de condition qui écoutent ses discours.
— - 206. Le prince est assis très confidentiellement sur un divan entre deux de ses femmes; deux hommes sont assis respectueusement à côté de lui.
— 207. Le prince est assis sur un trône dans l'attitude d'un Bouddha; autour de lui se trouvent trois servantes.
PI. CLXXXVII. A. 208 fait partie du tableau du précédent bas-relief et nous montre un grand nombre de femmes, d'hom* mes de la suite du prince, armés et sans armes.
— 209. Le prince, orné ici de l'auréole, est assis avec sa femme sur le trdne; deux hommes de condition inférieure Técoutent attentivement.
— 210. Un des hommes de condition parmi les employés illustres du prince distribue des dons à une femme et à quelques autres personnes.
— 211. Deux saints princes accompagnés l'un et l'autre d'une servante , s'entretiennent ensemble.
PI. CLXXXVIIL A. 212. Deux hommes de condition, peutêtre des princes accompagnés de leur suite , dans laquelle se trouvent un éléphant et un cheval, se rendent vers un endroit sacré, peut-être près de l'arbre que nous avons rencontré au n<>. 214. Les tiges de fleurs qu*ils tiennent dans la main gauche, ont sans doute un sens symbolique, qui se rapporte au rang supérieur dans la vie morale auquel ils ont pu s'élever. Le serviteur de condition qui les suit immédiatement et qui porte le parasol, se dislingue par un détail très étrange, si du moins le dessinateur a été exact, c'est-à-dire par la forme de ces oreilles, qui ressemblent à des oreilles d'éléphant. Nous avons déjà rencontré plus haut quelque chose de semblable (56. PI. GXLVIII) et nous retrouverons plus bas la même particularité. Faudrait-il prêter peut-être un sens symbolique à cet attribut étrange, et mettre le serviteur en rapport avec Ganésa? Dans ce cas il faudrait attribuer au couple royal une sainteté particulière , un rang très élevé.
— 213. Un prince assis sur son trône, s'entretient avec trois hommes de condition assis auprès de lui.
— 214. Un arbre symbolique qui porte au milieu, au-dessus du tronc, les insignes de dignité, le parasol et l'émouchoir. Au pied de l'arbre sont trois sacs fermés par des rubans; le dessus des sacs est couvert de fleurs. Le premier plan nous montre un grand nombre de poissons en train de nager. Des deux côtés de l'arbre se trouvent deux Gandharvas ; celui de droite joue d'un instrument à cordes , l'autre , une Gandharvi , parait garder l'arbre et ses trésors.
PI. CLXXXVIII. A. 215. Encore un prince, comme aun«.2lB, qui s'entretient avec quatre hommes de condition.
PI. GLXXXIX. A. 216. Un prince est assis avec deux femmes sur une estrade devant le pendopo; (l'artiste a oublié de marquer les contours des seins de la Femme à gauche); trois hommes de la suite du prince sont assis respectueusement devant lui. Un peu plus vers Tarrière-plan se trouvent doux Brahmanes, dont Tun tient une cuvette avec un pinceau.
— 217. Une reine assise sur un trône couvert d'un coussin; derrière son trône se trouvent, un peu de côté, trois suivantes, dont Tune porte un éventail ouvert. Au-dessous du trône est assis un serviteur avec le vase à eau ; un Brahmane s'est mis à genoux aux pied de la princesse.
— 218. Un homme de la classe inférieure, peut-être un homme qui s'est voué à une vie d'abstinence et qui est parvenu ainsi à un certain degré de sainteté, fait une distribution de cadeaux à trois hommes agenouillés devant lui et à un quatrième qui se tient debout derrière lui.
— 219. Encore un prince assis sur son trône qui s'entretient avec trois hommes de sa suite.
PI. GXG. A. 220. Un prince acconopagné de trois de ses suivants , est assis dans un pendopo et reçoit les hommages d'un grand nombre d'hommes de tout âge qui appartiennent à la classe inférieure.
— 221. Voici un tableau très étrange. Nous voyons un grand réservoir d'eau artificiel, ou plutôt un étang, qu'il faut nous figurer sans doute beaucoup plus grand pour qu'il y ait quelque proportion entre l'étang et les personnages. Du fond de cet étang s'élève un gros serpent d'entre des fleurs de lotus. Deux personnages se tiennent tout près du bassin et l'un d'eux semble offrir au serpent une fleur dans un vase; deux autres semblent arracher une tige de lotus; un quatrième a l'air de mouiller ses cheveux avec l'eau de l'étang; un cinquième fait reposer la main droite sur le bord du bassin. Un grand nombre d'hommes et de femmes sont assis près de ce bassin; deux femmes ont amené leurs enfants, l'une tient son enfant sur les genoux, l'autre
porte le sien sur Tépaule; plusieurs autres personnes chargées de vases ou de cuvettes, qu'elles portent dans les mains ou sur les épaules, viennent également puiser de Teau; deux hommes s'éloignent avec un grand vase, qu'ils emportent à l'aide d'un bâton dont chacun tient un hout sur l'épaule.
Il n'est pas bien difficile d'expliquer ce tableau; nous avons devant nous de l'eau sacrée, une source ou un étang; on apporte des hommages et des offrandes à l'esprit protecteur de cette source, le serpent, tandis que les plantes qui y croissent et Teau elle-même passent pour avoir un grand prix et la force de rendre les hommes purs et saints.
Nous songeons ici au culte des Nâgas ou des serpents, et au précepte qui ordonnait de se laver le cinquième jour de Sravana (le lundi), jour consacré aux Nâgas, dans l'eau de l'étang consacré à Vasouki, le roi des Nâgas ').
Pi. GXGI. A. 222. Deux princes, dont l'un tient l'arc et la flèche à la main , tandis que l'autre porte dans chaque main un morceau de toile pu une écharpe, s'entretiennent avec un saint prince ou écoutent son enseignement.
— 223. Ce prince est assis, ainsi que sa femme, sur une estrade fort simple; une autre femme de condition, accroupie plus au fond, élève nne fleur.
— 224. Encore deux princes, assis sous un arbre comme ceux du no. 222, et qui écoutent la démonstration du principal personnage. L'un d'eux porte la tige d'une fleur, l'autre un instrument qui semble avoir été destiné à faire des sculptures en bois, et que nous avons déjà appris à connaftre plus haut sur un des tableaux de la deuxième galerie, paroi postérieure, série inférieure, PI. LXVl n». 102.
P1..GXGII. A. 225. Un couple royal assis devant son palais s'entretient avec trois princes qui sont venus le voir.
— 226. Le couple royal est assis sur un divan, et reçoit deux vieliards, peut-être des Brahmanes qui invoquent sa bienfaisance; le prince est orné de Tauréole.
I ) Voyez Charles Golemun , The Mythology of the Hindua p. *264.
PI. GXGII. A. 227. Six personnages de la classe inférieare mangent des fruits ensemble. Deux esprits planent au dessus d'eux dans les nuages; Tun de ces deux semble tenir à la main un grand rouleau, peut-être le manuscript d'un livre religieux.
— 228. Un saint prince s'est étendu dans la forêt pour se reposer; l'arrière-plan nous montre un chevreuil couché, tandis qu'un singe, un écureuil et des pigeons se tiennent sur les branches des arbres.
PI. GXGIII. A. 229 a disparu en grande partie.
— 230. Un saint prince reçoit la visite d'un homme de condition.
— 231 . Un saint prince , accompagné de deux de ses femmes ou de deux suivantes. .
— 232. Un prince accompagné de sa femme et de deux suivants, pi*ésente ses hommages au saint prince du précédent bas-relief, en tenant devant lui un candélabre avec de l'encens allumé.
PI. GXGIV. A. 233. Ge tableau a été jconservé en partie seulement. La partie qui est parvenue jusqu'à nous, nous montre dix femmes qu'amuse la vue d'une danse exéoutée par deux autres femmes.
PI. GXGV. A. 234. Trois Bhikshous et deux hommes de condition écoutent l'enseignement d'un
— 235, Bouddha assis sur un trône de lotus, entre deux autels allumés , dans l'attitude d'un homme qui fait une démonstration. Au-dessus de lui se trouvent deux esprits, Tun à droite, l'autre à gauche, qui ont l'air de l'adorer.
— 236. il n'est resté de ce bas-relief qu'une seule image, un prince qui s'est mis à genoux devant le Bouddha.
PI. GXGVI. A , GXGVII. A. Les bas-reliefs 237 jusqu'à 245 nous manquent.
— 246 et les trois n^ suivants se laissent mettre en rapport avec le quatrième tableau n^. 250. Il faudra assurément daigner comme les principaux personnages de cette suite de tableaux , le Bhikshou de 247 et les deux princes de 248.
N<>. 246 nous montre un grand nombre de personnages, près-
que tous des personnages de condition, qui présentent leurs hommages et qui offrent des cadeaux au
PI. GXGYIII. A. ^7 , Bhikshou que nous voyons assis sur un trAne élevé, tandis qu'un couple royal est assis respectueusement devant lui et qu'un autre Bhikshou plane dans Tair.
— US. Un personnage de condition s'entretient avec un saint prince. Le dernier Bhikshou du précédent bas-relief plane dans l'air au-dessus du premier de ces deux personnages.
— 249. Un cou]>le royal , peut-être celui de 247 , plane dans l'air avec le Bhikshou, accompagné de deux autres personnages qui planent également dans l'air et dont Tun se distingue par des oreilles d'éléphant, l'autre par ses cheveux en désordre. Nous retrouvons donc ici de nouveau cet attribut étrange; l'homme qui le porte se distingue en outre par le croissant au-dessus de sa coiffure , ce qui est , comme on sait , un attribut Çivaïste. Nous avons rencontré plus haut ces oreilles d'éléphant, PI. GXLVIII. 56 et PL GLXXXYIII. 112, et nous les retrouverons plus bas PL GXGIX. 253. Faudrait-il peut-être admettre un rapport direct entre le personnage qui les porte et le dieu Ganésa?
PL GXGIX. A. 250. Les trois personnages qui se trouvent à genoux et qui se tournent à droite, apportent encore leurs hommages aux principaux personnages des précédents tableaux. Les autres princes et les autres hommes de condition , qui se tournent de l'autre côté et qui se trouvent à genoux sous des arbres, adressent leurs hommages respectueux au Bouddha du n®. 252, qui fait une démonstration.
— 251. Quatre Bhikshous respectueusement assis sous des ari)res, écoutent l'enseignement d'un
— 252, Bouddha assis sur un coussin de lotus et au-dessus duquel se montrent dans les nuages deux Brahmanes qui adorent.
— 253. Un couple royal, accompagné d'un homme qui se distingue de nouveau par ses oreilles d'éléphant, est assis sous des arbres, c'est-à-dire dans la forêt, et apporte ses hommages au Bouddha du précédent bas-relief.
PI. GG. A. 254. Ici encore les personnages de la première moitié du bas-relief s'adressent au Bouddha , qui est le principal
personnage de 252, et font partie de la suite du prince de 253. L'autre moitié de notre bas-relief fait partie des trois tableaux suivants; on peut supposer que le bas-relief 258, PI. CGI, qui a disparu maintenant, du moins la moitié qui touche à 257, a eu également sa place dans cette série de tableaux.
Le principal personnage de cette série est
PL GG. 256, un Bouddha, qui se distingue seulement de celui de 252 par la manière différente dont il tient la main droite, par les ornements plus riches du dossier du trône, et par Tabsence des cheveux bouclés; on dirait que ces cheveux se trouvent cachés sous une calotte bien serrée; peut-être cette dernière particularité doit-eHe être mise sur le compte d'une omission de Tartiste ou du dessinateur.
— 255. Quatre Bhikshous assis écoutent ici la démonstration du maître.
— 254. La seconde moitié de ce tableau nous montre deux autres personnages de la classe inférieure, peut-être deux Bhikshous, qui se sont mis à genoux; derrière ceux-ci sont cinq autres personnages de la classe aisée, en partie à genoux, en partie debout, qui présentent des offrandes et des cadeaux:
— 57 nous montre un prince et deux princesses; les deux femmes écoutent respectueusement le prince qui semble discuter avec le Bouddha de 256.
PI. GGL A. Ici encore la seconde moitié de 258, les trois tableaux suivants et la première moitié de 262 forment un ensemble.
— 262. Les principaux personnages de ce tableau , un prince et son épouse, planent dans Tair, tandis que le prince s'appuie avec le pied gauche sur un vase renversé; à cêté de lui se trouve un' bâton ou un étendard orné d'une banderolle; un grand nombre de vases remplis d'objets précieux , et les fruits (?) qui tombent des nuages, sont une preuve de la richesse et de la prospérité dont jouit le roi.
— 261 et 263. Le peuple reçoit sa part de ces bienfaits. Les sujets du roi, des hommes et des femmes de la classe infécieure, s'empressent d'apporter leur tribut et des cadeaux au
roi. La même scène se passe dans la seconde moitié* du suivant bas-relief, celle qui touche à celui-ci.
PI. GGII. A. 262 , seconde moitié. Quelques gens de la classe inférieure, des sujets du prince que nous montre le bas-relief suivant , sont assis par .terre avec des cadeaux et des offrandes ; derrière ceux-ci se trouvent quelques autres, parmi lesquels il y en a deux qui portent sur leurs épaules , à Taide d'un bâton , un sac de toile rempli de fruits.
— 263. Un prince écoute, avec deux de ses courtisans et quelques Bhikshous, la démonstration
— 264, d'un Bouddha, auquel des esprits assis sur les nuages apportent également leurs hommages et à Thonneur duquel on a allumé à droite et à gauche une offrande d'encens.
— 265. Un prince et d'autres hommes de condition écoutent respectueu§ement ; derrière eux arrive
PI. CCIII. A. 266 (première moitié), un cortège de serviteurs, qui apportent de riches cadeaux dans un grand coffre porté à l'aide de hâtons; tandis que la seconde moitié du tableau nous montre quelques personnes de rang divers , et que d'autres ferment le cortège avec des tambours, des cymbales et«des clochettes.
— 267, se trouve en rapport avec 268. Quelques personnes, parmi lesquelles se trouvent des Brahmanes et un géant , apportent des vases remplis de cadeaux destinés à
PI. CCIV. A. 268, un saint prince et à son épouse; ces deux derniers personnages sont assis avec iin de leurs courtisans sur une espèce d'estrade, qu'il faut prendre ici pour une chambre du palais; leurs serviteurs sont assis par terre devant cette chambre.
— 269. Le prince (sans l'auréole toutefois) apporte ses hommages à un Bhikshou, absorbé dans la méditation au milieu de la forêt.
— 270. Le Bhikshou enseigne deux femmes assises respectueusement à coté de lui.
— 271 manque.
PI. CCV. A. 272. Un Bhikshou ou un autre disciple Bouddhiste reçoit des cadeaux d'un homme de condition et de sa femme.
PI. GGV. A. 273. Un Bhikshou se trouve ici dans sa retraite avec deux de ses disciples; ceux-ci appartiennent à la classe inférieure I ou ont adopté peutrétre déjà le costume simple du Bhikshou en attendant qu'ils deviennent ses disciples-
— 274. Deux princesses vouent un culte à un petit Dagob en forme de cloche ^ qui repose sur un coussin de lotus et sur un autel, et qui est censé renfermer les reliques d'an Bouddha.
— 275. Un prince ou un autre personnage de condition, qui est déjà parvenu à un certain degré de sainteté (Bouddhiste (?), reçoit les hommages d'un Brahmane et d'autres personnages.
PI. GGVI. A. 276. Un prince, ayant sa femme et deux hommes de sa cour à côté de lui , reçoit la visite
— 277 , d'un prince , auquel il adresse la parole ainsi qu'à deux de ses plus illustres suivants, et à
— 278 , quelques Brahmanes comme aussi à d'autres personnages de la classe élevée assis près d'un pendopo.
— 279 a disparu.
PL GGYIL A. 280 et les trois bas-reliefs suivants forment de nouveau un ensemble; 280 nous montre un grand nombre d'hommes armés de la suite d'un prince devant ou sous un pendopo.
PI. GGYIII. A. 281 , nous montre le prince et
— 282, la princesse, qui sont l'une et l'autre l'objet des hommages de plusieurs femmes.
— 283. Ges mômes femmes apportent ici leurs cadeaux.
PI. GGIX. A. 284. Ge tableau nous représente, à ce qu'il semble, la suite illustre d'un prince.
— 285. Le prince est assis avec quelques-uns de ses serviteurs sur une estrade et semble verser de l'eau d'une guendi (un vase à eau), sur les mains d'un Brahmane qui s'est mis à genoux devant lui. Il faut attribuer évidemment un sens symbolique à la roue qui flotte dans l'air sur un coussin de lotus, aa sceptre ou à l'étendard de 284, aux parasols et à l'éventail de plumes de paon, et y voir des insignes de pouvoir et de prestige.
dô9
PL GGIX. A. 286. Une princesse planant dan^ l'air sur un coussin de lotus, reçoit les hommages de quatre femmes.
— 287. Un éléphant et un cheval courent dans une forêt. PI. GGX. A. 288. Un saint prince, assis dans ou devant un
pendopo avec sa femme et un de ses serviteurs, adresse la parole à un grand nombre de personnages de condition, qui sont venus le voir.
PI. GGXI. A. 289. Quatre personnages de condition qui planent dans Tair, semblent se mouvoir dans la direction
— 290, d'un couple royal assis sur un char.
La première moitié de ce dernier tableau nous montre deux autres personnages qui suivent la même direction.
• — 291. L'éléphant et le cheval, peut-être les mêmes que ceux de 287, continuent leur course dans les nuages. Nous voyons ici, en dehors de la roue qui flotte sur un coussin de lotus, un disque dans le genre de celui que nous avons décrit plus haut, page 286, en Qxaminant la paroi postérieure de la quatrième galerie ; ce disque est bordé de rinceaux et repose également sur un coussin de lotus qui flotte dans Tair.
PL GGXIL A.' 292 fait encore partie de Tavant-dernier tableau et nous montre trois hommes qui attendent avec des offrandes et des hommages les deux animaux qu'on voit arriver à travers les airs.
— La première moitié de 293 nous montre un certain nombre de soldats et quelques autres personnages de condition, réunis dans le même but. L'autre moitié du bas-relief nous montre lin éléphant, peut-être celui de 291 , entouré d'un groupe de serviteurs qui appartiennent à la suite d'un prince.
PL GGXin. A. 295. Ce dernier est assis sur un large divan avec sa femme et deux suivantes, tandis que le n*^
— 294 nous montre les seigneurs de sa cour.
— 296. Ici le prince de 295 s'entretient avec un autre prince , qui est venu le voir avec ses serviteurs. Les cinq personnages de la première moitié du bas-relief suivant appartiennent encore à la suite de ce dernier prince.
PL GGXIY. A. 297--^l , seconde moite. Toutes les personnes principales de ce tableau sont des femmes.
PI. GGXIV. A. 298. Une sainle princesse, accompagnée de sa suite et de quelques servantes; un certain nombre de ces dernières' se voient sur le tableau 297.
— 299. La même princesse et ses servantes s'amusent à observer ,
— 300, une danseuse, qui exécute ses pas sur la mesure de la musique produite par un homme qui bat le gong, par un joueur de flûte et par deux femmes avec des cymbales. Les femmes de la seconde moitié du bas-relief suivant semblent encore faire partie de ce tableau.
PI. GGXY. A. 301 , seconde partie. Trois Bhikshous et quelques personnages de condition qui se sont respectueusement mis à genoux, et
— 302, cinq autres personnages s'entretiennent avec
— 303, un Bouddha. Le Bouddha assis sur un trône de lotus pourvu d'un dossier, dans une attitude qui marque la démonstration, reçoit en même temps les hommages de ses auditeurs, tandis que des esprits célestes y joignent leurs hommages dans les nuages et que
— 304 , deux princes accompagnés de deux serviteurs , l'adorent également.
PI. GGXVL A. 305. Ge tableau représente la suite nombreuse,
— 306, d'un prince qui, entouré de ses serviteurs, reçoit avec sa femme la visite de
— 307 , deux princes accompagnés également de leurs serviteurs.
— 308. Peut-être faudra-t-il mettre ce tableau en rapport avec le bas-relief suivant; mais quoiqu'il en soit, la signification n'en est pas très claire.
PL GGXYII. A. 309. Les cinq bas-reliefs suivants manquent, ce qui nous empêche de saisir le rapport qu'il peut y avoir entre ce tableau et les autres, et de préciser la nature du premier. Nous avons ici un groupe de sept personnages de condition ; celui qui se trouve au fond, a l'air de s'adresser à deux autres, qui le suivent à quelque distance.
PI. GGXVIH. A. 315. Ginq suivants ou disciples portent des dons ou des cadeaux pour leur maître,
PI. GCXVIIl. A. 316, un saint Bhikshou, qui reçoit les hommages de plusieurs femmes de condition. L'une d'elles s'est prosternée devant lui appuyée sur les mains, tandis qu'une autre se tient debout à côté d'elle, les mains jointes;
— 317, trois autres Femmes sont assises avec leurs suivantes près d'un pendopo.
PI. GGXIX. A. 318. Une femme de condition s'amuse à regarder les mouvements d'une danseuse comme au n°. 300.
— 319 — 322 forment un ensemble.
— 319. Des disciples de Bhikshous assis sous les arbres non loin d'un
-- 320, Bouddha occupé d'une démonstration, ou d'un saint Bhikshou; l'absence de la tête nous empêche de nous prononcer sur ce point.
— 321. Ce saint personnage reçoit ici les hommages et les cadeaux d'un grand nombre de femmes, qui se tiennent debout et à genoux, en partie sur ce tableau, en partie sur le tableau suivant,
PI. GCXX. A. 322.
— 323. Des Bhikshous écoutant la démonstration d'un
— ' 324 , Bouddha , auquel
— 325, un certain nombre de femmes présentent leurs hommages en mettant devant lui l'offrande d'un vase rempli d'encens allumé.
PI. GGXXI. A. 326, première moitié. Quelques femmes, probablement du nombre des personnages du précédent basrelief. Les personnages de condition que représente la seconde moitié de ce bas-relief, se rapportent aux tableaux de la série suivante.
— 327. Un certain nombre de Bhikshous à genoux écoutent les enseignements d'un
— 328, Bouddha qui démontre quelque chose, tandis que
— 329 nous montre quelques femmes agenouillées qui se joignent à ces hommages, et des esprits célestes de sexe et de rang différents qui planent dans les nuages.
PI. GGXXn. A. 330. Une sainte princesse entourée de ses suivantes, et
PI. GGXXn. A. 331 , un prince reçoivent la visite d'un
— 332, prince ou d'un autre personnage de condition; peut' être môme d'un
— 333, second prince qui est assis également sur un divan, entouré de ses serviteurs et de ses servantes.
PI. GGXXIII. A. 334 nous montre une suite nombreuse de personnages de condition, assis à Tombre des arbres.
— 335. Un Bhikshou , auquel un certain nombre de personnes apportent des cadeaux.
— 336. Un homme de la classe inférieure qui laboure un champ avec deux boeufs.
— 337. Un Bhikshou assis sur une espèce d'autel; devant lui se trouvent un lion (?) et un homme, Tun et l'antre à genoux.
PI. GGXXIV. A. 838. Le Bhikshou , assis dans un pendopo , reçoit les cadeaux et les hommages de quelques personnes et s'entretient avec un homme de condition, probablement de la caste militaire , assis avec sa suite à quelque distance du pendopo.
— 339. Quelques femmes, agenouillées non loin d'un pendopo auprès d'un divan sur lequel sont assis trois personnages de condition.
PI. GGXXV. A. 340. Une princesse s'entretient dans un pendopo avec deux personnages, assis non loin de là, et
— 341 , un prince , assis dans son jardin sous un arbre s'entretient également avec trois autres personnages.
— 342. Un Bouddha assis sur un coussin de lotus, occupé d'une démonstration et recevant des cadeaux d'un prince accompagné de deux autres personnages, dont l'un est une femme*
PI. GGXXVI. A. 343. Un Bouddha accompagné d'un de ses suivants, porte un vase fermé dans la main gauche, et adresse la parole à deux personnes qui se trouvent dans le voisinage immédiat d'un enclos, formé de pagguers ou de palissades; on aperçoit' dans cet enclos un prince avec sa femme et une suivante, qui attend peut-être l'aliment précieux (la doctrine divine) que le maître se prépare à leur apporter.
— 344. Ginq Bhikshous de la suite du Bouddha.
Stô
PL GGXXVI. A. 34^5. Le prince s'entretenant avec un Bouddha ou un Bhikshou; ou bien recevant renseignement de ce saint personnage.
— 346. Un temple ou tel autre édifice que le prince a fondé ou dont il a fait cadeau au Bouddha.
PL CCXXVIL A. 347. Le prince, distingué par l'auréole, accompagne le Bouddha ou le Bhikshou dans son voyage vers un endroit désert, où il reçoit les hommages de Brahmanes qui vivent dans la retraite; des esprit célestes qui planent dans les nuages sont témoins de cette dévotion.
— 348. Un prince s'entretient avec deux princesses, qui se tiennent à genoux devant lui.
— â49. Un Bouddha occupé d'une démonstration, assis sur UQ coussin de lotus , distingué |)ar l'auréole ordinaire et par l'auréole beaucoup plus grande dont les bords projettent des flammes.
-^ 350, Un Bhikshou assis dans la forêt et parvenu à un certain degré de sainteté Bouddhiste; à côté de lui deux petita lapins, sa cruche et un candélabre^ sur lequel se trouve une offrande d'encens allumé.
PL GGXXYin. A. 351— 364 ont disparu , et avec ces tableaux le rapport que nous aurions peut-être pu établir sans cela entre les tableaux précédents et ceux qui suivent.
— « 865. Un prince et sa femme s'entretiennent avec un inférieur ou lui donnent un ordre»
— 366. Un couple de condition apporte l'offrande d'une liba^tion à un Dagob en forme de cloche, consacré au Bouddha.
— 367. Quatre bommea de la suite de ce couple apportent des cadeaux et des dons destinés au Bouddha.
PL GGXXIX. A. 368. La première moitié de ce bas-relief fait évidemment partie du précédent ; nous y trouvons encore cinq femoies qui apportent des offrandes. La seconde moitié se rapporte aux tableaux des bas-reliefs suivants et nous représente une partie de la suite de
— 369, deux personnages de condition ou de deux princes, eatourés ici d'une autre partie de leur suite; ces deux personnages s'entretiennent avec
PI. GGXXIX. A 37U , un prince assis sur un divan , accompagné de deux de ses suivants, tandis qu'une femme 8*est mise à genoux à côté du divan.
— 371. Un arbre symbolique ou le Bodhidrouma. Du milieu de Tarbre s'élève une fleur de lotus , sur laquelle on voit un diadème royal, Témouchoir et le parasol; à droite et à gauche de l'arbre se trouvent deux Gandharvas, mâle et femelle, tandis que devant l'arbre on aperçoit quatre vases qui renferment des offirandes.
PI. GGXXX. A. 372. Le dernier bas-relief de la série supérieure nous fournit un tableau qui se distingue de tout ce que nous avons vu jusqu'ici. Un Rakchâsa ou un géant, les cheveux en désordre, est assis dans un lieu désert au milieu d'un grand nombre de rochers; nous apercevons devant lui un cerf couché, un oiseau (un corbeau?) et un serpent qui se dresse. L'artiste fait-il peut-être allusion à une des grandes périodes du monde, lorsqu'il n'était resté des divers habitants de la terre que les géants farouches et trois espèces d'animaux?
Arrrivés au bout des non)breux bas-reliefs de la série supérieure , nous voulons ranger les sujets des différents tableaux sous quelques chefs.
Des Bouddhas, le plus souvent assis: A. 60, 237, 252, 257, 264 , 303 , 320 , 324 , 328 , 342 , 349 ; quelque fois debout ou en voyage vers un endroit quelconque: A. 343, 345, 347; et toujours l'objet des hommages et de l'adoration.
Les objets du culte sont ailleurs: des disciples du Bouddha ou des Bhikshous qui sont déjà parvenus à certain degré de sainteté: A. 73, 247, 269, 2*70 (ou le saint personnage reçoit exclusivement les hommages de femmes) 273, 335, 337, 338, 350; des actions de Bouddhas: A. 16—48; 27—29; le culte des Dagobs: A. 274, 364; l'arbre symbolique ou le Bodhidrouma: A. 244, 374; un temple ou tel autre grand édifice, A. 346.
Des princes dans leur vie privée: A. 2, 295, 299, 300; un prince et une princesse qui se caressent: A. 400, 182; ils sont accompagnés de leurs jeunes enfants: 1, 38, 120, 121, i45,
148; un prince avec deux de ses femmes, A. 125; des princes faisant des dons: A. 36, 202, 203, 210, 220; des princes en voyage: A. 39, 51; portés sur une litière, A. 123; la princesse portée de la même manière, A. ^75; un prince et une princesse sur un char, A. 290; la princesse dans sa chambre ou dans son palais avec ses suivantes et ses compagnes : A. 69, 171 , 172, 298, 340 ; des princes se rendant les uns aux autres de visites et s'adressant des hommages: A. 35 , 111 , 231 , 232, 306, 307; ou recevant des hommages avec leurs serviteurs: A. 43, 55, 59 71 , 283; enseignant et démonslrant quelque chose: A. 71 , 78, 201, 209 , 369 ; s'amusant à la musique et à la danse : A. 44 — 46 , 233, 234 etc.; s'amusant à la chasse: A. 74, 88, 101, 102, 104, 222; le prince endormi: A. 103, 228; des princes et des Brahmanes: A. 48, 50, 226; un prince qui s'est retiré dans la solitude pour se livrer à une vie de contemplation, A. 227; de saints princes, distingués par Tauréole, dans Tattilude de prédicateurs qui enseignent: A. 223, 288, 331 , 365 ; ou adorant , par exemple, A. 248; une sainte princesse A. 299; des princes, dans Tattitude de Bouddha?; A. 167, 207, 275; des princes ou des princesses planant dans Tair sur des coussins de lotus, comme s'ils étaient des êtres surnaturels: A. 286, 289.
Des Brahmanes étant l'objet d'un culte respectueux: A. 66,68; des Brahmanes parmi les barbares ou les géants farouches : A. 21, 32, 34.
Des géants , ou des barbares , des Rakchâsas : A. 31 , 32 , 34 , 117, 119, 130, 132, 169, 176, 267, 372; un géant qui se voue à la contemplation, A. 119; un géant étant l'objet d'hommages religieux: A. 176, 178.
Des rois de serpents et leurs serviteurs, A. 187; ces rois sont l'objet des hommages que leur rendent des princes et des Brahmanes: A. 188, 189, 190, 192.
Des esprits célestes se joignant aux habitants de la terre pour apporter des hommages à de saints hommes: A. 320, 327, 328, 529; ou des esprits célestes qui rendent seuls ce culte: A. 56, 57.
Parmi les scènes de la vie ordinaire nous citerons: un homme donnant dans un boisi A. 185; un autre homme qui laboure
son champ avec un couple de buffleg ou carbaus A. 336.
Il semble qu'il y ait aussi quelques tableaux qui renferment des histoires, vraies ou inventées, que les traditions ont conservées; peut-être faut-il compter dans cette catégorie la tortue qui sauve des naufragés, A. i92 — 495; les bas-reliefs où se trouvent le chevreuil et la chevrette, A. 39—98; les tableaux des femmes auprès des crânes et des ossements d'homme, A. 152; des jardiniers et des autres ouvriers qui se rendent vers un prince, portant un grand vase rempli de fleurs, A. i54, i55; des trésors, des fleurs et des fruits qui descendent des nuages sur un prince et sur ses sujets. A. 259 — S61.
Il est peut-être permis de voir des traces de Brahmanisme dans les tableaux où un prince est l'objet des hommages de plusieurs personnages, entre autres aussi d'nn homme ayant un bec d*oiseau , peut-être un Garouda , le serviteur, le vahan ou porteur de Viçnou, tandis que la coquille placée sur un sceptre peut nous faire songer également à ce même dieu, A. 166 — 168; nous pourrions voir ailleurs des attributs symboliques de Viçnou, par exemple dans la roue placée sur^un coussin de lotus, A. 291; de même que nous pourrions trouver quelque allusion à Ganésa dans les oreilles étranges de quelque personnages, qui ont une grande ressemblance avec des oreilles d'éléphant, A. 56, 212, 249 et 253, ce qui nous ramène au culte de Çiva. Cependant il n'est pas nécessaire au fond qu'on aille chercher dans ces objets des symboles d'un autre culte que le Bouddhisme tel qu'il nous apparaît dans le monument de Bôrô-Boudour ; car le Bouddhisme a emprunté plus tard tant de détails au Brahmanisme et à tellement rempli son panthéon des dieux et des esprits empruntés aux cultes de Viçnou et de Çiva, qu'il ne faut nullement s'étonner d'en trouver ici.
Un tableau remarquable, surtout aussi à cause de l'art qui y a été déployé, est celui qui représente des hommes, cherchant de l'eau dans un étang qui sert de séjour à un grand serpent, A. 221 , et où nous avons cru devoir reconnaître un acte religieui.
Il y a des séries de tableaux très étranges que nous avons trouvées par-ci par-là mêlées aux autres, où les acteurs sont des
animaux et qui nous transportent pour ainsi dire dans le domaine de la fable: A. 77—79; 429—136; 196—198; ce sont évidemment aussi des actions humaines qu*on attribue ici aux animaux. Peut*étre faut-il mettre au nombre de ces tableaux celui de l'éléphant et du cheval , que le bas-relief A. 287 nous présente en route sans guides et que nous voyons, A. 291 , continuer leur voyage à travers l'espace.
Il n'est pas facile de dire si d'autres tableaux , tels que A. , 56 — 58, doivent nous rappeler des cosmogonies.
M. Wilsen prétend que les tableaux des parois antérieures des différentes galeries nous représentent les temps préhistoriques du Brahmanisme, avant la venue de Ç&kyamouni ou du Bouddha. Il faudrait voir alors dans les tableaux qui nous montrei^t de petits enfants, des scènes de Tincarnation de dieux, dans le but de sauver le genre humain toutes les fois que celui-ci s'était égaré et corrompu dans le cours des siècles et qu'il avait perdu ainsi la connaissance de la divinité, de la vraie doctrine, de la vertu et de sa destination supérieure. . Dans ses rapports écrits M. Wilsen s'est placé à ce même point de vue pour essayer d'expliquer plusieurs de ces bas-reliefs; il a mis en effet quelques tableaux en rapport avec les avataras ou les incarnations de ViçnoUi et a essayé de trouver la signification des images symboliques. H croit retrouver dans les Bouddhas des n^ 16 à 18 le nouveau-né du premier bas-relief; le jeune homme a obtenu, à force de pénitences , d'exercices sérieux et de prières , le pouvoir de retrouver le breuvage de l'inmortalité , que les esprits malins et les géants avaient enlevé à l'humanité, et de raffraîchir ainsi Thu* manité souffrante. Ce breuvage se trouve renfermé dans le vase que le Bouddha porte sur la main gauche au n^. 17; quant au rafiratchissement de l'humanité, l'artiste l'a représenté sous la forme d'un bain dont jouissent cinq personnes assises dans une grande baignoire. On rapporte le breuvage au séjour des dieux, 18, après qu'il a rempli sa mission sur la terre. Les fleurs de lotus du n^ 23 marquent la sainteté, les animaux sauvages sont les symboles du mauvais principe , qui entrave les efforts de rhonmie pour atteindre ce qui est bon et saint. Mais l'homme
triomphe de ce mauvais principe, et apprend è connaître, 24, la nature spéciale des animaux divers et ta vie de la nature; il apprivoise, 25, la chevrette craintive et tâche de ressembler à cet animal en restant maître de ses passions, S6. Le bas-relief n®. 24f nous montre neuf poissons derrière le monstre qui représente ici le mal; ces poissons sont les symboles des neuf livres de la loi que le monstre a enlevés et dévorés, mais que la pois- ^ sance du pénitent, devenu sauveur, le foroe de rendre; après cet acte de délivrance le feu de la vérité se rallume de nouvem sur Tautel, la religion pure se rétablit, les hommes, ramenés à la vraie doctrine , 27 et 29 , s'humilient devant le représentant de celte doctrine et l'adorent , 28 et 30. Le pieux pénitent de 24 change ensuite les neuf poissons (les livres de la iei) en autant de Brahmanes, 31, 32 et 34, qui enchaînertmt le principe stupide et récalcitrant , représenté , 31 , par les têtes de buffle.
Mais les dieux prévoient une chute nouvelle, une nouvelle corruption; il faudra donc de nouvelles incarnations; l'un des dieux doit naître une seconde fois sur le terre avec sa saktf ou son principe féminin. Cette nouvelle incarnation se réalise , n^. 32, et donne lieu à des fêtes et à des amusements joyeux que représentent les tableaux suivants. Mais ces fêtes dégénèrent en des amusements licencieux, le mal l'emporte de nouveau, et le navire du monde est en danger de périr sur l'océan de la vie, 52. Les bas-reliefs suivants ne nous disent rien du sauvetage , mais les neuf vases de 55 semblent se rapporter de nouveau à une action mystérieuse. Le monde a péri, en entier ou en partie, dans un déluge universel; ceux qui doivent à leurs bonnes oeuvres et à leurs pénitences d'avoir été épargnés, invoquent, voyez le môme bas-relief 55, le secours des dieux et les sopplient de rétablir le monde; ils rapportent aux dieux les n^f livres de la loi, représentés ici par les neuf vases^, qu'ils ent sauvés du désastre. Une nouvelle création commence, une nou* velle période se prépare pour la vie 4es peuples. Un dieu, peut-être Ci va, accompagné d'autres dieux-, pami lesquris «s trouve Ganésa (qu on reconnaît à son oveille^ d'étépimt)^ fiMt é» cendre du chaos des graine de semence et dKorals, ^&ft^ Mi
et apporte ainsi à la terre les germes d'une nouvelle création de plantes et d'animaux. Le bas-relief suivant , 58 , nous représente, sous une forme symbolique, la lutte des forces de la nature et la marche continue de Thistoire de la création. Le chevreuil et la chevrette, qui échappent aux flammes que vomit Tabîme, ne sont autres que Viçnou et sa sakti; contrairement à la tradition ordinaire, Viçnou n'a pas pris la forme d'un sanglier mais celle d'un chevreuil; ce n'est donc pas avec ses défenses, mais afvec ses cornes , qu'il a labouré la terre que couvraient les eaux pour en retirer le feu souterrain. On voit sortir en même temps du chaos des rochers, des arbres fruitiers et des fleurs, et l'on aperçoit , juste au-dessus du brasier , un oeuf d'où sort un oiseau entièrement formé, tandis que huit autres oiseaux s'éloignent en volant. Le chevreuil et sa chevrette, qui échappent aux flammes, représentent le principe divin, immortel, vivifiant; la jeune chevrette assise sur la paroi de rochers est le jeune esprit humain; les neuf oiseaux sont les loix que la divinité a révélées aux hommes , et le singe qui regarde du fond de Tarrièreplan, est le symbole de la vie sensiielle, de la vie esclave de la matière. Le n^. 59 nous montre de nouveau Viçnou et sa femme, qui ont conservé ici leur propre forme, tandis que le jeune homme apporte ses offrandes symboliques au couple divin , en mettant devant lui un vase contenant de l'eau et un gâteau de riz.
Nous n'oublions pas que M. Wilsen est revenu en partie de cette idée. Il a déclaré plus tard , que les opinions qu'il avait expri- Biées et les conjectures qu'il avait mises en avant dans son manuscript , ne s'accordent plus en tous points avec ce qu'il a admis plus tard; malgré ces réserves de l'auteur lui-même, nous nous sommes crus en droit de communiquer ce qu'on vient de lire comme un échantillon de sa manière d'entendre et d'expliquer le symbolisme des bas-reliefs. En donnant cette explication M. Wilsen n'a fait autre chose, au fond, qu'appliquer aux détails ridée générale qu'il attribue aux petits bas-reliefs, c'està-dire, à ceux* que nous présentent les parois antérieures des dififi^reniBB gat«ries; il y voit,. en effet, un tableau des temps prébfttmques.'éuiBvahmanisme, la lutte du mal contre le bien dans
la période qui a précédé Tapparition du Bouddha. Il est possible que par-ci par-là il ait trop lâché la bride à son ima^nation, à son talent de trouver des rapprochements, (sa //combinationsgabe'' comme disent les Allemands) ; mais ces réserves ne nous empêcheront pas de reconnaître ce qu'il y a de surprenant et de frappant dans plusieurs de ses explications. Quoi qu'il en soit de ces détails, M. Wilsen nous semble avoir eu le bon esprit de trouver un plan déterminé, un ensemble systématique dans les différents tableaux , et de suivre cette méthode pour expliquer les détails. En cela il nous paratt avoir vu plus juste que Brumund, qui né veut voir dans la variété étrange des tableaux que le caprice et l'arbitraire. L'arbitraire que suppose Brumund, n'est pas cependant pour lui la fantaisie déréglée de l'artiste ; il admet qu'aux différents tableaux correspondent des traditions Bouddhistes ou d'autres traditions, des contes populaires etc., mais il suppose que les artistes n'ont suivi que leur propre goût en variant ces tableaux et en les remplaçant quelquefois par des sujets empruntés à la nature et à ta vie ordinaire; il n'admet pas que ces hommes aient voulu établir le moindre rapport entre les derniers tableaux et les autres, ou qu'ils aient voulu y cacher un sens mystique. Brumund accorde qu'il est difficile de porter un jugement absolu dans cette question, vu que tant de basreliefs, surtout d'entre ceux des trois galeries supérieures , ont disparu ou n'ont pu être reconnus, et qu'il nous manque ainsi les données nécessaires pour bien juger de l'ensemble ; mais il soutient , que ce qui nous est resté des bas-reliefs si^t pour recommander en général son idée.
Nous aimons mieux admettre un rapport quelconque, un fil qui relie ces différents tableaux; nous accordons volontiers que le sens exact des détails nous échappe , et qu'il n'y a pas de fil qui ne nous tombe des mains lorsque nous avions cru pouvoir le retenir et le suivre pour trouver notre chemin à travers ce dédale ; mais ces réserves ne nous défendent pas d'admettre la réalité d'une idée dominante. Nous pouvons supposer , sans crainte de trop nous tromper , que les tableaux curieux , qu'on est si surpris de trouver mêlés aux tableaux d'un tout autre genre, et
où les acteurs sont des animaux, que ces tableaux-là ne sonl , pour ainsi dire, que des fables illustrées dont Torigine doit être cherchée peut-être dans les souvenirs de l'Inde ancienne. Ces tableaux ne feraient alors que nous exposer, par des images empruntées à la fable, les mêmes vérités que nous trouvons représentées ailleurs sur des tableaux où les acteurs sont des hommes.
Il est un point, sur lequel M. Wilsen et Brumund sont d'accord , et c'est le point essentiel ; ils pensent l'un et l'autre qu'ici comme partout , le culte du Bouddha et le culte de ses reliques ont fourni le sujet principal. Pour nous nous voudrions étendre ce culte à des princes et à des hommes de condition qui ont contribué à répandre la religion du mattre, à augmenter sa gloire , à prêcher sa doctrine, et qui ont marché sur ses traces, travaillant au salut de l'humanité en suivant le chemin de la contemplation, de la pénitence et de la prière.
DEUXIIi:MB GALEHIE; PAKOI ANTËRIP^URE, SERIE INFERIEURE.
Nous avons donné plus haut une description générale des basreliefs de la série inférieure, c'est-à-dire que nous avons parlé de leur répartition et de la manière dont les architectes de Bôrô- Boudeur les ont séparés les uns des autres ; voyez pages 326 — 329. Il est donc inutile de nous arrêter à ces détails , avant d'aborder notre nouvelle tournée le long des quatre faces que iious venons d'examiner , dans le but de jeter un coup d'oeil rapide sur les bas-relieGs de la série inférieure qui sont parvenus jusqu'à nous. Ces tableaux ont beaucoup plus souffert des décombres de l'édiûce que ceux de la série supérieure, et avaient disparu en bien plus grand nombre, lorsque M. M. Wilsen et Schônberg Miilder se sont acquittés du mandat que le gouvernement leur avait confié.
PI. GXXXYI. B. 1. Deux Brahmanes s'amusent à regarder les mouvements d'une danseuse qui exécute ses pas aux sons d'une espèce de tambourin.
— 3 représente des scènes de la vie de campagne : une femme, qui a probablement puisé de l'eau dans un torrent qu'on voit couler entre les fragments de rocher, va offrir ce rafiraichissement à un homme, qu'on voit occupé, au premier plan, à labourer avec un couple de buffles (carbaus). Nous apercevons dans le sillon quelques ustensiles de ménage, probablement en métal, tels qu'un vase, une coupe etc., que le soc de la charrue parait avoir déterrés. Faut-il voir ici peut-être une manière symbolique de représenter la prospérité qu'amène la vie du laboureur? Ce qui pourrait recommander, en effet, cette manière de voir, c'est la petite figure assise sous un arbre, et qui semble offrir le vase rempli qu'elle tient à la main. Mais comme le reste du
bas-relief a disparu, nous n'osons nous prononcer sur ce point.
Les bas-reliefs 3 — 7 manquent.
PI. GXXXYII. B. 8 a été conservé en partie seulement. Un Bhikshou assis dans un pendopo donne son enseignement à trois de ses disciples, parmi lesquels se trouve aussi un habitant du pays des Nâgas ou un adorateur des serpents.
PI. CXXXVIII. B.— GXLIl. B. Les n^» 9—49 manquent.
PL GXLIH. B. 20 à été conservé en partie seulement. Un homme et une Femme sont assis dans un pendopo, tandis qu'un serviteur se trouve à côté d'eux, une cruche à la main; un peu plus loin un Brahmane, accompagné de sa femme, est assis dans une attitude qui semble supposer qu'il se dispose à recevoir un don dans la main gauche.
PI. GXLIV. B. 2i. Un groupe de deux personnes, homme et femme; l'homme porte dans les mains un vase rempli de fleurs. Nous avons déjà dit plus haut, page 329, que des groupes de ce genre servent à séparer les uns des autres les grands bas-reliefs de cette série inférieure.
— 22. Un prince et quatre convives prennent leur repas en plein air tout près d'un édifice splendide, un temple ou un palais qui a la forme d'un octogone; le seul plat de ce repas se compose de quatre poissons, qu'on a servis sur une grande dalle qui sert de table, tandis que trois petites tasses renferment probablement des épices ou des hors d'oeuvre. La suite du prince se tient un peu de côté derrière lui.
PI. GXLV. B. 23. Un groupe de deux femmes , dont l'une est sans doute la suivante d'un prince, vu'qu'elle porte l'émouchoir.
— ~ 24. Quelques femmes de condition assises dans un pendopo non loin d'une maison, et une autre femme qui se trouve hors de la maison , voient un saint personnage s'approcher d'elles à travers les airs; leurs serviteurs sont assis hors de l'édifice. Le personnage qui plane dans l'air, n'est pas un Bouddha, pas même un Bhikshou, mais un fidèle Bouddhiste qui a acquis un pouvoir surnaturel par des prières et par d'autres actions ïnéritoires.
PI. GXLVI. B. 25 a disparu.
PI. GXLVI. B. 26. Un prince et une prinoesae assis ensemble dans un pendopo; trois personnaj^es de condition inférieure qui sont venus les voir , se tiennent devaat eux. Nous apercevons à quelque distance un endroit dans la forôt, encaissé dans ua mur de fragments de rocher , où se trouve un serpent gigantesque. La visite de ces deux personnages a-fr^Ile peut-être pour but le culte du serpent?
PI. GXLVII. B. 27. Un groupe de deux femmes dont Tune tient une fleur dans la main droite.
— 28. Un prince assis dans son palais avec sa femme ou avec une suivante, tandis que deux femnoes, assises dans un pendopo, s'entretiennent avec lui; près du pendopo se trouve un arbre symbolique ou sacré, au pied duquel nous voyons trois sacs fermés par une corde. Trois personnages chargés de fleurs et de couronnes s'éloignent sur les nuages,
PI. GXLYIII. B. 29. Groupe se composant d'un homme et d'une femme dans une attitude qui marque rintimité.
— 30. Un prince couché sur un divan couvert d'un dais; sur le divan se trouvent un grand nombre de coussins entassés les uns sur les autres , (à moins qu'il faille songer ici à un lit avec de larges plis dans les draps) ; la tête du prince repose sur la main droite et sur le coussin en forme de rouleau; deux suivantes se tiennent au pied du lit |)ortant les ânouchoirs. La suite, armée en partie, se trouve des deux côté du divan. Le prince voit en songe un esprit céleste qui quitte les nuages et qui vole vers lui pour lui faire part d'une nouvelle réjouissante; on dirait, à en juger par l'attitude des quatre hommes à droite du divan, qu'eux aussi sont témoins de l'apparition merveilleuse. Peut-^tre l'esprit de l'air est-il un des esprits du précédent bas-relief, n». 28.
PI. GXUX. B. 31. Un couple royal reçoit des cadeaux et probablement aussi des félicitations, en. rapport avec un événement important qui a été annoncé au roi sur le tableau précédent.
— 32. Ce tableau a trop souffert pour que nous osions en déterminer le sens. Un prince et un Brahmane sont en voyage, probablement vers un temple.
PL CL. B. 33. A côté d'un temple, qui est peut-être le Ixit du voyage que nous venons de mentionner, se trouve un arbre symbolique, au pied duquel se voient quelques vases emballés dans des bandes de bambou qu'on a reliées ensemble. On aperçoit à quelque distance un prince et sa femme dans leur palais.
PL CLI. B. 34. Groupe de deux femmes, dont chacune porte un émouchoir.
— 35 manque.
PL GLU. B. 36. Un des personnages du groupe ordinaire.
— 37 manque.
PL GL1IL B. 38 manque également.
— 39. Un prince et une princesse assis dans leup pendopo avec six femmes de leur suite, reçoivent la visite d'un grand nombre d'hommes de condition.
PL GLIV. B. 40. Groupe d'un homme et d'une femme; celle-ci porte l'émouchoir.
— 41. Hommages et offrandes voués à trois Dagobs en forme de doche qui se trouvent dans un grand pendopo.
PL GLV. B. 42. Hommage rendu par deux personnes auprès d'un temple au di^u qu'on y adore ou à des objets sacrés.
— 43. Une femme de condition , objet d'hommage de la part de deux de ses servantes, se rend vers un arbre symbo* lique et semble avoir quitté un palais, dans lequel nous voyons une autre femme assise sur un divan et entourée de quatre de ses suivantes.
PL GLVL B. 44 et 45 manquent.
— 46. Grande fête, dans laquelle un éléphant semble exécuter des pas sur la musique de tambours et de flûtes.
PL CLVIL B. 47. Groupe d'un homme et d'une femme; la femme porte l'émouchoir.
— 48 a presqu' entièrement disparu; il n'est resté visible que les débris de deux arbres symboliques.
PL CLVIII, CLIX. B. 49—52 ont complètement disparu, à V^xceptîon d'un arbre symbolique du n^. 50.
PL GLX. B. 53. Un couple royal assis dans un pendopo sur un divan très bas, reçoit un grand vase rempli de fleurs.
PI. CLX. B. 54, manque.
PI. GLXI. B. 55. Deux personnages , dont Tun s'est agenouillé , se mettent en marche vers un étang sacré entouré de rochers et situé dans une forêt; des fleurs et des feuilles de lotus montent sur la surface de l'étang; au-dessus du bassin s'élève un couple de Gandharvas. À Tentrée du chemin qui conduit à l'étang se trouve un arbre symbolique, et au pied de Tarbre nous voyons des sacs remplis d'offrandes, surveillés par deux Gandharvas.
PI. GLXII. B. 56. Un prince s'entretient dans son palais avec un autre prince , qui a pris place à côté de lui ; peut-être Tétang de tout à l'heure est-il le sujet de la conversation.
— 57. Le prince, assis sur un char attelé de d^ux chevaux, se rend avec sa suite vers la forêt où se trouve l'étang.
PI. GLXllI. B. 58. Le prince, la princesse et huit femmes de leur suite se trouvent dans un palais près de l'étang, où nous retrouvons l'arbre symbolique et deux couples de Gandharvas.
— 59. Groupe se composant d'un homme entre deux femmes, dont l'une porte l'émouchoir, tandis que l'autre l'embrasse en lui mettant le bras droit autour du cou.
Pl.^GLXIV. B. 60. Un prince assis sur son char, que deux chevaux emportent à travers les airs, tandis que sa suite vole à côté de lui; le but du voyage semble être un temple Bouddhiste , couronné de cinq Dagobs en forme de cloche , auprès duquel cinq Bhikshous se sont mis respectueusement à genoux.
— 61. Groupe se composant de trois personnages, dont l'un porte, à ce qu'il semble, l'éinouchoir , tandis que l'autre tient une fleur à la main.
PI. GLXV. B. 62. Un tableau d'un genre tout à fait différent, et qui nous transporte de nouveau dans le domaine de la fable. Trois buffles (ou carbaus) se trouvent dans un endroit de la forêt tout couvert de fragments de rochers, et sur le fond duquel on aperçoit un courant d'eau à travers l'ouverture d'une porte; un lion qui se cabre de l'autre côté des fragments de rocher, semble adresser la parole à l'un des buffles ; un quatrième buffle se trouve à quelque distance derrière le lion.
— 63. Groupe se composant d'un homme et d'une
femme; Thoinme lient une tige de lotus à la main gauche. Pi. GLXVI. B. 64. Deux Bhiksbous apportent des offrandes près d'un temple.
— 65. Groupe se composant de trois personnages, un homme et deux femmes, dont l'une tient un émouchoir à la main.
PL GLXVII. B. 66. Un prince dans son palais; à quelque distance un homme qui danse sur la mesure d'une musique produite par trois tambourins, par deux flûtes et par quelques cymbales.
PI. GLXVIII. B. 67, a été conservé en partie seulement. (Quatre personnages de condition volent dans Tair et semblent se rendre vers
— 68, un temple qui a deux portails et dont le toit est orné de cinq Dagobs en forme de cloche. Deux' Bhiksbous apportent leur offrande d'encens allumé . près d'un de ces portails , tandis que deux paons se sont perchés sur le toit; un homme qui porte un bouquet de fleurs et de plantes s'approche de l'autre portail.
PI. GLXIX. B. 69. Un prince, assis sur son char attelé de deux chevaux et précédé de son cortège armé, rencontre deux (?) Brahmanes.
— 70. Groupe se composant d'un homme et d'une femme; celle-ci porte l'émouchoir,
PL GLXX. B. 71 , a été conservé en partie seulement. Un personnage de condition avec sa suite, dans laquelle se trouve un éléphant et son cornac, assis et apportant des hommages.
— 72. Moitié inférieure d'un groupe de trois hommes (?) PL GLXXL B. 73—76, manquent.
— 77, a disparu en grande partie; le fragment qui a été conservé nous montre trois hommes qui portent chacun une oie sur les bras, et qu'accompagnent quatre autres hommes.
PL GLXXII. B. 78. Groupe d'un homme et d'une femme.
— 79. Un prince est assis avec deux de ses femmes dans un pendopo; près de ces personnages se trouvent trois servantes et deux serviteurs; la moitié du bas-relief a disparu.
PL GLXXIH. B. 80. Cinq Bhiksbous assis dans un pendopo près d'un temple , s'entretiennent avec trois femmes qui se trouvent ^ genoux à côté d^eux.
PI. GLXXIII. B. 81 , manque.
PI. GLXXIV. B. 82. Un couple royal reçoit les hommage» de trois hommes, que l'autre moitié du bas-relief nous présente apportant leurs hommages et des offrandes d'encens près d'un grand Dagob en forme de cloche.
PI. CLXXV, CLXXVI. B. 83—92, ont disparu.
PI. GLXXVII. B. 93. Un couple royal s'entretient avec deux femmes de condition; Tautre moitié du bas-relief nous montre un homme qui se dirige respectueusement vers un temple.
PI. GLXXVIII. B. 94. Groupe de deux hommes, dont Tuo semble danser.
— 95. Culte voué à un Dagob par un homme de condition, dont les domestiques apportent des fleurs et des offrandes d'encens allumé.
PL GLXXIX. B. 96. Groupe de trois femmes.
— 97. Un prince (?) accompagné de deux de ses femmes, enseigne neuf auditeurs.
PI. GLXXX. B. 98, manque.
— 99. Un prince assis dans son palais avec deux de ses femmes ou de ses servantes (?), fait une démonstration è un autre prince qui s'est assis avec sa suite hors du palais; l'objet de la démonstration est peut-être une fleur de lotus placée devmt lui.
PI. GLXXXI. B. 100. Gulte voué à un Dagob, avec une procession de musiciens , qui battent les tambours , qui jouent de la flûte traversière et d'autres flûtes, qui frappent des cymbales etc., tandis que les suivants ou les serviteurs du principal personnage, qui nous est représenté ici, par exception, nu-téteetles cheveux flottants, apportent des offrandes de tout genre, entre autres des fleurs et un cierge.
PI. GLXXXII. B. 101. Groupe de deux femmes dans une attitude d'intimité.
— 102. Un saint prince et sa femme se trouvent ensemble dans leur palais et y attendent la visite d'une femme de condition , qui s'appuie sur l'épaule de sa servante. Non loin de là sept hommes sont assis dans un pendopo et semblent s'entretrair
ensemble ; trois hommes armés se trouvent près du pendopo. Pi. CLXXXIII. B. 403. Groupe de deux femmes (?).
— 404. Neuf personnages de condition sont en route vers un temple où ils vont faire leurs dévotions.
PI. CLXXXIV B. 405, Culte d'un Dagob auquel on offre de TenoeDs allumé.
— 406. Un prince assis avec sa femme sur un divan couvert ou dans un pendopo , s'entretient avec un prince qui est venu lui faire visite et avec la suite de ce dernier.
PI. GLXXXV. B. 407. Quelques hommes de condition et leur suite, armés d'arcs et de flèches, se dirigent vers une forêt pour y alle^ à la chasse; un chevreuil et trois chevrettes paissent sous les arbres derrière des fragments de rocher.
Pi. GLXXXVI. B. 408. Groupe de deux femmes dans une attitude d'intimité; l'une d'elles tient une fleur dans la main gauche.
— 409. Ce tableau semble nous présenter trois fois les mêmes personnages, occupés chaque fois d'une oeuvre différente. Nous avons d'abord une femme de condition, qui est venue visiter un Bhîkshou dans sa retraite et qui s'entretient avec lui; nous voyons ensuite cette femme offrir au Bhikshou une fleur que celui-ci semble refuser; peut-être ce refus se rapporte-t-il à une proposition que lui fait la femme et qu'il repousse comme inconvenante; enfin, mais la certitude absolue nous manque ici par suite de l'état endommagé du bas-relief, le Bhikshou et la femme font leurs dévotion près d'un temple.
PI. CLXXXVII, B. 440. Groupe de deux femmes, dont l'une porte un fruit ou un gâteau de riz dans la main droite.
— 444. Deux actions différentes. D'abord un prince accom* pagné de sa suite, qui va trouver un autre prince et qui s'entretiaat avec ce dernier et avec sa femme ; ensuite un de ces deux princes présentant ses hommages et ses offrandes près d'un Dagob en forme de cloche.
PI. GLXXXVIIL B. 442. Groupe de deux femmes, dont i'u»e tient la tige d'une fleur à la main. f .
— 443, Un prince, accompagné d'une suite nombreuse, s'est
approché d'un autre prince qui est assis avec deux de ses courtisans dans un champ ou dans un jardin de plaisance; le premier des deux princes prend quelque nourriture dans une petite corbeille, placée sur une dalle sous un arbre.
PI. GLXXXIX. B. 114. Groupe se composant d'un homme et d'une femme, dans une attitude d'intimité; à côté deThommeune fleur de lotus sur sa tige.
— 115. Six personnages, assis respectueusement sous l'ombre des arbres, non loin du palais d'un prince Bouddhiste qui est parvenu probablement à un degré de sainteté.
PI. GXG. B. 116. Trois personnages de condition inférieure se tiennent sur les bords d'un courant d'eau et y font leurs dévotions devant un poisson énorme, lequel, suivi d'un petit poisson, passe en nageant à travers les rochers pour arriver au bord; des fleurs descendent sur les deux poissons.
— 116, manque.
PI. GXG— GXGVI. B. 117—126, manquent.
PI. GXGVil. B. 127, manque.
— 128, a été conservé en partie. Quelques personnages de condition, assis dans une galerie ou dans un pendopo orné avec goût, apportent des offrandes.
— 129. Sept Bhikshous, assis dans un pendopo, apportent leurs hommages près d'un temple.
— 130. Un couple royal s'entretient avec trois personnages de condition qui sont venus lui faire visite.
PI. GXGVIII. B. 131. Un couple royal assis sur un divan, s'entretient avec trois hommes de condition inférieure. L'autre moitié du bas-relief nous montre quatre hommes de condition qui s'entretiennent ensemble; les deux tiges de lotus qui montent du sol et que deux d'entre eux touchent de la main, se rapportent évidemment à une connaissance plus profonde des choses divines.
PL GXGIX. B. 132. Groupe de deux femmes.
— 133. Un Bhikshou assis sur un coussin élevé, prononce un discours et donne son enseignement à dix personnages de condition qui l'écoutent respectueusement.
PI. GG. B. 134. Groupe d'un homme et d'une femme assis
dans uoe attitude qui marque rintimité; la femme tient une fleur de lotus dans la main droite.
PI. GG. B. 135. Un prince assis sur un trône élevé, reçoit la visite et les hommages de deux autres princes et de leur suite, dans laquelle se trouve aussi un éléphant.
PI. GGI. B. 136. Groupe d'un homme et d'une femme; le dessinateur ou le sculpteur a oublié d'indiquer les contours des seins de la femme. '
— 137. Quatre couples, hommes et femmes, exécutent des danses, tandis qu'un quatrième homme, mais sans compagne, semble prendre part à la danse pour la diriger; la musique s'exécute sur un instrument composé de treize baguettes de métal , sur une espèce de tambour et sur une clochette.
PI. GGII. B. 138. Groupe se composant d'un homme de condition et d'une femme, assis dans une attitude qui marque l'intimité.
— 139. Gulte voué à un Dagob par des Brahmanes, par une femme de condition et sa suite, qui apportent des couronnes ou des guirlandes et des fleurs, tandis qu'on fait de la musique sur deux tambourins, sur deux cymbales, sur deux flûtes très longues qui se terminent en forme d*entonnoir et sur une coquille qui sert de cor.
PI. GGIII. B. 140. Un couple royal dans son palais; devant eux se trouve un jeune enfant, probablement leur flls, avec sa nourrice et sa suite; le couple royal semble se réjouir de la naissance de cet enfant.
— 141. Le roi, accompagné de sa femme et de son flls, fait avec eux ses dévotions et brûle de l'encens près d'un grand vase placé sous un pendopo; le vase est sans doute censé renfermer des reliques d'un Bouddha.
PL GGIV. B. 142. Quatre personnages, dont l'un touche de la main une tige de lotus qui monte du sol, tandis qu'un autre lient une fleur de lotus à la main, se rendent ensemble vers un temple , à côté duquel un homme de condition inférieure , peut-être un Bhikshou, se met à genoux. Impossible de deviner la nature des objets que le dessinateur a indiqués par de petits points seulement.
PI. GGIV. B. 148. Groupe se composant d'un prince et d'un hoiAme de condition, qui portent Tun et l'autre une fleur de lotus à la main et qui s^enlretiennent ensemble.
PI. GGV. B. 144. Deux princes et deux princesses, entourés de leur suite, écoutent respectueusement les leçons d'un Bhikshou.
— 145. Groupe de deux femmes , d<Mit Tune est une princesse , et qui s'entretiennent ensemble.
PI. GGVI. B. 146. Un prince, devant lequel se trouve la princesse, tenant son jeune fils sur ses genoux; derrière la jvincesse deux femmes de condition, accompagnées de leur suite , viennent offrir des cadeaux. Un peu plus loin, près du mur d'enceinte d'un temple, se trouve une autre femme de condition; celle-ci se distingue par la tige de lotus qu'elle tient à la main et qu'on voit monter du sol. Devant elle une pluie (?) tombe des nuages sur la terre.
— 147. Un couple royal assis sur le trône, s'entretient avec deux personnages de condition, assis devant le prince et la princesse.
PI. GGVII. B. 148. Le principal personnage de ce tableau a trop souffert pour que nous puissions préciser la nature de cette scène. Derrière un temple nous voyons un éléphant qui semble monter de l'abîme.
PL GGVIII. B. 149. Un éléphant, peut-être celui du précédent bas-relief, est l'objet du culte que lui rend une femme agenouillée devant lui; d'autres personnages encore s'associent à ce culte; ce sont des hommes de la classe inférieure assis derrière l'éléphant.
PI. GGIX. B. 150. Groupe composé d'un homme et d'une femme.
— 151 a disparu en grande partie. Quatre hommes de la classe inférieure sont assis à quelque distance d'un temple dans une attitude respectueuse, et apportent des offrandes de fleurs.
PI. GGX. B. 152. Groupe d'un couple dansant (?), hommes et femmes.
PI. GGXI. B. 153, fort endommagé. Un couple royal (?) reçœt avec son petit enfant les cadeaux de ses sujets.
PI. GGXil. B. 154. Il faut mettre peut-être ce- tableau en rapport avec le tableau suivant,
PI. GGXII. B. 155, culte voué à un Dagob. La plus grande partie des deux bas-reliefs a disparu.
Pli. CCXIII, CCXIV. B. 156—158 ont disparu.
PI. CCXV. B. 159. Groupe d'un géant et d'une femme.
— 160 a presqu'entièrement disparu.
PI. CCXVI. B. 161, 162, ont disparu.
PI. GGXVn.' B. 163. La partie supérieure d'un groupe de deux femmes et d'un homme (?).
PU. GGXVIlI-GGXXm. 164—177; tous ces bas-reliefs ont disparu.
PI. GGXXIV. B. 178. Fort endommagé. Un prince et sa femme assis dans un pendopo, s'entretiennent avec sept personnages de condition qui ont pris place dans un autre pendopo. - — 179, a disparu.
PI. GGXXV. B. 180. Ginq hommes de la classe inférieure. Ge tableau a été conservé en partie; peut-être ces hommes font ils leur dévotions devant le Dagob que nous voyons, sur la seconde moitié du tableau, s'élever non loin d'un arbre symbolique, sur un coussin de lotus et sur un piédestal très élevé; le Dagob est orné de trois étendards surmontés de grands boutons sphériques et d'où dépendent de larges rubans. Une pluie de fleurs descend sur le Dagob.
PI. GGXXVL B. 181. Groupe se composant d'un homme et de deux femmes.
— 1 82. Gé tableau a disparu en grande partie ; le seul objet qu'il soit possible d'y reconnaître encore , est une femme agenouillée devant un temple.
PL GGXXVIL B. 183—191, ont disparu.
PI. GGXXVIIL B. 192, a disparu.
— 193. D'un côté se trouve un Brahmane assis dans une forêt sur un trône couvert; celui-ci s'entretient avec deux autres assis sous un arbre. De l'autre côté du bas-relief nous voyons une princesse ou une autre femme de condition assise dans un pendopo, tenant l'émouchoir à la main, tandis qu'une suivante se trouve à côté de l'édiflce; la princesse reçoit des cadeaux de cinq autres femmes, qui sont peut-être des femmes Brahmanes.
Il est difiiciie de déterminer la i^ature des cadeaux; peut-être faut-il ' y voir des pièces de vêtement qu'on a pliées , ou bien des écharpes.
PL GGXXIX. B. 194. Groupe se composant d'un géant et de deux femmes; le géant embrasse Tune de ces deux femmes en lui mettant le bras autour du cou.
— 195. Trois Bhikshounis ou servantes du Bouddha sont assises sous une grande galerie près d*un temple, devant an autel d'où s'élève la flamme de l'encens; ces femmes semblent être l'objet d'hommages et d'offrandes de la part d'une autre Bhikshouni et de cinq femmes de condition qui apportent dés offrandes et des cadeaux.
PI. GGXXX. B. 196. Deux femmes, des Bhikshounis comme sur le tableau précédent, qui se trouvent à genoux des deux côtés d'un autel sur lequel on a allumé de l'encens, tiennent chacune un rouleau à la main. Probablement ces rouleaux contenaient-ils un récit religieux ou sacré. Nous serait-il permis de supposer que le texte de ces livres est censé renfermer la description des sujets que le ciseau de l'artiste avait représentés sur les bas-reliefs?
Revenons encore plus spécialement aux groupes de deux et de trois images qui forment régulièrement une séparation entre les divers tableaux; ces groupes, pour autant qu'ils nous ont été conservés ou qu'il est possible de les reconnaître, nous montrent les sujets suivants: deux hommes, 94; un prince accompagné d'un autre grand personnage, 143; un homme et une femme, 78, 136, 150; l'homme portant un vase rempli de fleurs, SI; portant la tige de lotus dans la mains gauche, 63; ou la femme tenant l'émouchoir à la main, 40, 47; 70; l'homme et la femme exécutant des danses (?) 152; ou bien dans une attitude d'intimité, 29, 134, 138; un géant, un sauvageon Râkchasa avec une femme, 159; deux femmes, 101 ; l'une d'elles tient à la main l'émouchoir, 23, 103; ou un gâteau de riz, 110; ou une fleur, 27. 108, 112, 132; une princesse avec une autre femme de condition, 145; deux femmes qui portent chacune un é mouchoir, 34.
Les groupes de trois images se composent de trois hommes (?) 72, 463, 481; dont l'un porte un émouchoir, l'autre une fleur, 64 ; d'un homme avec deux femmes dont l'une porte l'émouchoir , 65, tandis que l'autre met le bras autour du cou de l'homme, 59; d'un géant ou d'un sauvage avec deux femmes, 195. Il n'est pas sûr que le n^. 96 présente un groupe de trois femmes.
Nous croyons pouvoir comparer ces groupes à ceux que nous avcms trouvés sur la paroi postérieure de la première galerie, et dont nous avons donné une description plus détaillée pages 37, 38, voyez aussi PI. XY. il est vrai que sur ces derniers bas-reliefs, ceux de la PI. XV, nous n'avons pas trouvé des groupes de deux personnages; mais partout où ils nous présentent des groupes de trois, nous constatons le plus parfait accord entre ces derniers bas-reliefs et ceux que nous venons de passer en revue. Le but principal des tableaux a été sans doute, aussi bien sur la première galerie que sur la paroi antérieure de la seconde, (le lecteur se rappelle que ce sont là les deux parois du même mur d'enceinte) de nous représenter les hommes en général, des princes et des grands aussi bien que des hommes de condition inférieure, oui jusqu'aux tribus sauvages, jusqu'aux géants et aux adorateurs de serpents (PI. XV. 7) , comme des adorateurs du Bouddha , pieux , éclairés , heureux et pacifiques. Les fleurs et les tiges de lotus que plusieurs d'entre eux tiennent à la main, se rapportent à la connaissance de la vraie doctrine qu'ils ont obtenue; leur bonheur paraît chez plusieurs dans l'attitude d'intimité avec leurs épouses , que nous avons constatée sur quelques tableaux ; eet état bienheureux est même tombé en partage aux habitants incultes et sauvages de la terre, qui se sont laissés convertir par la <k)ctrine du Bouddha et ramener à de meilleures doctrines et à des moeurs plus douces.
Pour ce qui est des grands tableaux , nous avons déjà mentionné l'opinion de M. W^ilsen. Il indique l'idée générale de ces bas-reliefs comme la lutte du bien et du mal dans la période anté-Bouddhiste ; il y retrouve les diflërentes incarnations, c'està-dire l'apparition des dieux sous forme humaine et leur naissance dans le but de sauver l'humanité dégénérée. Nous avons
rencontré en effet sur quelques bas-reliefs de oette série inCârieure des tableaux du même genre, des princes avec leurs jeunes enfants, des fêtes pour célébrer la naissance de ces derniers: PI. CGIII. B. 140; GGVI. B. 146, 153. Mais pourquoi ne pourrait-on pas s'en tenir ici à Texplication la plus simple et la plus ordinaire? Pourquoi faut-il trouver autre chose dans ces tableaux que la naissance et les actions de princes qui se sont distingués par une vie pieuse et par le zèle qu'ils ont déployé dans Toeuvre de la propagande Bouddhiste? Nous n'osoas pas mettre nos bas-reliefs en rapport avec les avatflras de Viçnou, surtout parce que nous sommes forcés d'ignorer le contenu de tant de bas-reliefs qui ont disparu ou qu'il n'a plus été possible de déterrer et de reproduire par le dessin. Il faut bien tenir compta, d'abord, de la manière étrange et peu conforme à la traditioD, dont quelques-unes de ces incarnations auraient été représeatées. Mais lors môme qu'on ne voudrait pas fûre entrer cette anomalie en ligne de compte, il suffirait toujours encore de fixer notre attention sur une autre particularité: c'est la grande distanee qui sépare les uns des autres les tableaux de ce genre, au fûint qu'ils ont même leur place dans des séries d^érentes; il y a là déjà un obstacle insurmontable à l'idée de M. Wilsen. Il neus est impossible , par exemple , de trouver un rapport étroit entre le tableau de l'adoration d'un poisson, PI. CXG. B. 116, et la Matsya-avatâra ou l'apparition de Viçoou sous forme de poisson; tout ce que nous voyons ici, ce sont quelques bomoies qui témoignent leur respect à un énorme poisson, accompagné d'un petit poisson de la même espèce. Le bas-relief A. 193 de la série supérieure, PL GLXXXII, nous moptre un navire, mats nous ne saurions y retrouver le navire dans lequel YiçnoQ, devenu poisson, sauve les créatures et les graines des plantes qui sont restées, et les transporte à travers le déluge vers les montagnes du nord. Nous voyons, il est vrai, un grand nombre de naufragés se sauver sur le dos d'une tortue: Â. 192, 194, 19S, Pli. GLXXXII et GLXXXIII, mais nous ne saurions trouver le moindre rapport entre cette scène et la Kourma avatâra de Viçooa , ou son incarnation sous la forme d'une tortue. La tradition
concernant cette seconde incarnation de Viçnou ne renferme pas la moindre trace d'un sauvetage de ce genre. Elle dit seulement que Viçnou , transformé en tortue , portait la terre sur son écaille , tandis que les dieux se servaient de cet animal pour baratter Tocéan de lait.
Nous avons déjà dit que M. Wilsen est revenu plus tard de la manière dont il avait interprété plusieurs bas-reliefs dans ses travaux manuscripts. Il a déclaré lui-même qu'il lui était devenu impossible de maintenir son opinion sur plus d'un point, depuis qu'il avait pu prendre connaissance de nouvelles sources et qu'il avait examiné les détails de plus près. Nous croyons pouvoir appliquer également cette déclaration à ce qu'il avait dit des basreliefs de la série inférieure; mais nous ne résistons pas au plaisir de citer à ce propos une page de son manuscript. Voici la manière dont il résume son interprétation de ces . bas-reliefs;
//Le discours des Brahmanes commence par des exercices de chant et de danse. Prétons l'oreille à ces paroles qui coulent de leurs lèvres comme du miel pour être accueillies avec empressement et avec bonheur par l'auditoire. Car le chant qu'ils entonnent est d'origine supérieure et provient des dieux eux-mêmes.
//Le Brahmane chante l'histoire des hommes; il les décrit tels qu'ils ont vécu au commencement, labourant la terre dans la sueur de leur visage; il raconte comment les meilleurs d'entre eux se sont pénétrés de pieux sentiments, comment ils se sont retirés dans la forêt solitaire pour y mener une vie de contemplation sous l'inspiration des dieux; comment ils ont acquis ainsi la connaissance, plus profonde des causes et des effets de tous les phénomènes dont ils parlaient dans leurs écrits.
»l\ chante les hommes qui ont su s'élever au-dessus de leurs semblables par la vertu et par les forces physiques, et que les dieux ont pris à cause de cela sous leur garde spéciale.
//Il chah te les dieux eux-mêmes, et raconte comment ils vivent dans leur cieux et comment ils descendent sur la terre pour vivre parmi les humains , revêtus d'une forme humaine ou d'une forme animale.
4^11 chante la nature physique et la vie de l'esprit; il chante
la faiblesse de la première et la force de l'autre; il chante les changements qui se produisent dans Tétat des hommes , les créations nouvelles , la pauvreté et la richesse , le bonheur et le malheur du genre humain.
//Il chante les animaux » comme les représentants des passions humaines.
//Il chante Viçnou, qui a pris la forme d'un poisson; Téléphant le représentant db monde, sur lequel s*élève le temple de la divinité.
//Il chante les saints hommes et les saintes femmes qui se sont retirés du monde; les sages, les penseurs, les Bouddhas, les pieux cénacles etc., et termine en disant: //voilà la parde divine! voilà mon discours, je l'ai écrit sur la feuille lissée de lontar! En voilà le contenu; voilà ce qui est écrit!""
Nous avons voulu mettre sous les yeux de nos lecteurs cette description poétique, qu'on doit à la plume de l'éminent artiste et de l'écrivain habile. Malgré l'admiration que nous éprouvons pour le talent de M. Wilsen, nous ne saurions partager ses vues, et nous aimons mieux nous en tenir à Topinion que nous avons déjà émise plus haut et que nous voulons résumer encore briève^ ment. Le contenu des tableaux nous parait avoir été emprunté aux traditions concernant les Bouddhas et leur doctrine , les princes et les saints qui l'ont pratiquée , protégée et répandue , qui ont augmenté le prestige du culte de Bouddha par leurs cadeaux et leurs of&andes , et qui ont fait preuve de leur attachement au maître, en vouant un culte aux lieux où reposaient ses reliques sacrées, aux édifices qui ont été construits au-dessus de ces restes, et aux arbres symboliques qui devaient conserver la mémoire du grand acte par lequel le maître avait passé à l'état de perfection suprême.
Passons maintenant à la galerie suivante, et arrêtons-nous an moment devant les bas-reliefs qui y ont été conservés en entier ou en partie.