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CHAPITRK DEUXIÈME. 243
ConfessioQ, ni la Confirmation, ni le Mariage. Ils ne rejetaient que l'Ordre, tel que l'Eglise le comprend'. Ils n'ont donc presque rien eu de commun avec les protestants, «tant qu'ils sont demeurés eux-mêmes».
Mais ils changèrent. A dater de 1530-, ils s'avisent de chercher protection auprès de plusieurs Eglises protestantes. Alors, précisément, le genre de reproches et de conseils qu'ils reçoivent de Bucer et d'Œcolampade montre combien , aux yeux des Luthériens et des Zwingliens, ils étaient encore infectés de « papisme ». — Il fallut les «réformer » à leur tour pour les faire entrer dans la Réforme. — A partir de ce moment, ils ont réglé docilement leur créance et rédigé des Confessions de foi d'après les sentiments de leurs nouveaux amis. Mais ce qu'ils ont pensé et ce qu'ils ont dit depuis ce moment ne prouve rien. C'est auparavant, dans leur pureté originale et primitive, qu'il les faut considérer; et alors ils n'étaient, à le bien prendre, que de nouveaux /)o;^«/^5^(?s^ Persuadés, comme les Donatistes anciens, qu'il fallait, pour administrer les sacrements, être saint, ils accordaient en conséquence le droit de les administrer aux saints laïques comme aux saints prêtres. Voilà le fond de leur hérésie, en y ajoutant par surcroit les quelques erreurs particulières que l'on vient de voir, et qui découlent de ce principe. Quant au reste, et au plus important, de la doctrine de l'Eglise, ils l'acceptaient sans y rien changer.
Telle est la thèse de Bossuet sur les Vaudois. Elle contredisait tout à la fois les idées des protestants et celles des catholiques. Contre les protestants, Bossuet niait que la société vaudoise remontât aux premiers temps du Christianisme et qu'elle eût professé les dogmes essentiels de la Réforme avant de la connaître et de s'y mêler. Contre les catholiques, il déchargeait les disciples