‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 142 sur 329 · T. ], p. 15.3, 162, etc · texte numérisé non relu

T. ], p. 15.3, 162, etc

4. T. I, p. 162. Cf. p. 150-151 : « L'affection au bien public incorporée avec le zèle de religion.» «... Le dépit des raaicontents, faibles contre l'autorité de plus avancés qu'eux, arrosé par les armes des persécutés pour la foi, crût si fort... que les fruits qui en sont venus ont produit d'étranges effets.»

des princes, ou n'était-ce pas plutôt les « mécontents » politiques qui, trop faibles pour agir seuls, se voyaient obligés de suivre, en ayant l'air de la conduire, cette grande masse de persécutés disséminée par toute la France, mais puissamment unie pour la défense et la propagation de sa foi? — Sur ce point, malgré ses promesses', La Popelinière se dérobe". 11 renonce même expressément à établir avec rigueur la part proportionnelle des éléments divers, qui se sont combinés en une action commune, et à déterminer les résultats respectifs de chacun d'eux. « Ceux qui imputent la cause de ces remuements étranges au seul différend de la religion sont démentis par les plus clairvoyants aux affaires d'Etat, qui n'y trouvent que passions humaines ; et tous ensemble sont repris par ceux qui s'assurent que les effets de Tune et l'autre passion se sont fait voir de si près, qu'à peine les plus avisés sauraient attribuer à l'une plutôt qu'à l'autre la cause de quelque événement'. » — Et s'en tenant pour sa part à cette synthèse plus conciliatrice qu'instructive, sans plus remuer « des haines dont la mémoire serait déplaisante à plus d'un* », le prudent historien laisse ses lecteurs décider chacun la question « à la portée de son propre sens^ »

1. Au commencemeot du livre VIII (t. I, p. 285-286), il entame la question « si la religion ou la passion mondaine est la source de nos maux et guerres de France ou les deux passions ensemble. » Cf. t. I, p. 337 : « Or, bien qu'uns et autres vous aient celé partie du vrai motif et particulière fin de leurs desseins, » etc.

2. Tantôt il donne comme les « vraies sources 'Ses partialités » I' « ambition, envie, avarice, et telles autres passions»; déclare que c'est du » désir de gouvernement » que sont venus les maux de la France » (t. I, p. 140) ; et réduit la conjuration d'Amboise et les faits qui suivirent à la rivalité d'influence politique des Bourbons et des Guises « assistés >< seulement « des ecclésiastiques catholiques et réformés » (p. 141). D'autres fois, au contraire, il semble attribuer à la rivalité des deux religions la cause des troubles. Cf. t. I, p. 141, 144, 157, 160, 164, 178, 186, 220, 255; t. II, p. 3 : « L'exercice de la religion, principal point de toutes les riotes françaises,» etc. — Ailleurs enfin, il maintient les deux causes, la politique et la religion, sur le pied de l'égalité.

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