‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 196 sur 329 · Voy. plus haut. p. 20i-208, 240, 247, et les notes · texte numérisé non relu

Voy. plus haut. p. 20i-208, 240, 247, et les notes

3. Almx, Ancient Churches of Piedmont, p. 197, se borne de même à dire à propos des objections de Bossuet contre ces documents : « Nothing can be more impertinent. » Cf. p. 167-168.

4. Il n"a guère pu ignorer les Acla Episcoporum Cenomanensiinn qui se trouvent dans le tome des Analevta de Mabili.on où il consultait Evervin,

attribuait, à tort ou à raison, à l'hérésiarque Henri. Il nous montre naïvement l'empire étrange que cet éloquent séducteur avait su gagner sur les peuples, au grand effroi des prêtres effarés et au grand scandale de l'évêque, accueilli, en rentrant dans sa ville, par les huées de son troupeau perverti. Mais quelle était la substance des prédications d'Henri? Le chroniqueur clérical ne l'indique même pas. — Et il en est de même de Bernard Gui, en dépit de sa qualité d'inquisiteur. Il s'occupe seulement des Croisés et de leurs faits et gestes, sans s'estimer tenu de faire connaître au vrai les croyances, obscures et dangereuses, des hérétiques qu'ils exterminaient'.

Mais, dit Basnage, ce silence même est notable; il décharge les Albigeois et Henri ; et pour être juste et complet, Bossuet devait remarquer que des historiens, leurs contemporains, ne les accusent pas de « manichéisme. »

A cette objection Bossuet avait répondu par avance ^ D'après lui, l'hérésie albigeoise avait, entre autres carac-

1. L'auteur des Acta Episcoporum Cenomanenshim (voyez Mabillo.v, Vetera Analecla, éd. de 1723, p. 315-317, .323) évite même visiblemeot de préciser sur les doctrines d'Henri ; il dit seulement : « Qua haeresi plebs in clerum versa est in furoron... Insuper multa contra fideni catholicam, qiiae fidelis christiafiiis retractare exhorrescit, perniciose et infideliter protulisti (dans la lettre du Clergé du Mans à Henri)... Eo ternpore pseudoeremita... denuoin remotis partitnis virus haeresis suae coepit propagare, et ecclesiam Dei nequitiae suae atramento corrumpere. Aurem suam tantuin historine et litterae Propheturum 'accommoduns, dogmatizabat perversion dogma quod fidelis christianus nec retractare débet nec erudire...» — Bernard Gui luimême, pour la détermination exacte de l'hérésie qui s'était développée dans les états de Raymond, comte de Toulouse, se borne à renvoyer à Puylaurens : « Supervenerunt haeretici Manichaei et Arriani pariter et Valdenses, sicut in C/ironica magistri Guilliermi de Podio Laurentio plenius scribitur et narratur...» Cf. sur Pcylacrens, plus loin, p. 3><9. — Bernard Gui, outre de nombreux ouvrages d'histoire et d'archéologie, a laissé des documents plus instructifs, les Sentences prononcées par lui en qualité d'inquisiteur; mais ces documents étaient encore enfouis dans des biblioth.";ques particulières (voir BiBL. HisT. DE i.A France, t. 1,0°^ 5.362, 5702; t. Il, n° 16995). Sa Practica inquisitionis était alors considérée comme perdue. (Cf. L. Delisle, Notice sur les mss. de Bernard Gui, Notices et Extraits des jiss. de la B. N., t. XXVH, sec. partie, p. 351 sqq., Moli.mer, Annales de la Faculté de Bordeaux, t. V, p. 250-251, et plus loin, p. 404, n. 2.) — Basn\ge suppose aussi [Hist. de la relig. des Ègl. réf., t. H, p. 171), que Bossuet n'a pas voulu citer Bernard Gui à cause de sa haine acharnée contre les hérétiques. Cela est possible. (Voy. plus haut, p. 16i-175.)

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