‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 217 sur 329 · Hist. des Var., I. I, n» vi · texte numérisé non relu

Hist. des Var., I. I, n» vi

2. Bas.\age, Hist. de la Rel. des Égl. réf., 1690, t. T, p. 421; Seckendorf, Commentarius historiens de Lutheranismo, I, vi, p. 13; Lexfant, Pre'servatif contre la réunion avec le siège de Rome, 1. 1, p. 280.

•3. Jean Faber, domioicain, archevêque de Vienne au xvi» siècle, semble pourtant en avoir parlé (selon Rinaldi, Annales ecclesiaslici , ad ann. 4317, uo LXX-Kvi), mais peut-être après et d'après Cochlée.

4. MosHEi.M, Histoire ecclésiastique, trad. Macleane, t. IV, p.. 32 sqq., note; ViLLfcRS, Influence delà Ré formation de Luther, p. 457; Klhx, Vie de Luther, t. T, p. 217-218.

le fait qu'il énonce ; ceci même le prouve que ce passage est l'un des très rares où il ne prend pas la peine de citer ses auteurs. Il n'entrait évidemment pas dans sa pensée qu'on y pût contredireV Et sa confiance venait, non pas de l'unanimité avec laquelle tous ses prédécesseurs dans la controverse catholique avaient reproduit cette histoire, mais de l'adhésion que Paolo Sarpi, dans son Histoire du Concile de Trente, y avait lui-même donnée ^ Car sur cet auteur, l'opinion de Bossuet est nette. Il le tient, — et non pas, il faut l'avouer, sans apparence, — pour très partial, dans le fond, au profit de la cause protestante, et pour très adroit, dans la forme, à la favoriser. A ses yeux, il le déclare à plusieurs reprises, le «frère Paul » n'était qu'un calviniste portant le capuchon : calvinista cucidlatus^ . . . On voit donc la cause de son erreur. S'il admet à son tour la fable populaire de la rancune des Augustins contre TetzeP et de la part prise par Luther à cette querelle de concurrence, ce n'est pas, assurément^^ sur la foi de Coclilée, ni du cardinal de Richelieu, ni deBellarmin®, ni de Maimbourg, ni de Nicole; mais à supposer même que — contrairement à sa pratique

1. Cf. dans Y Histoire de France de Bossuet pour le Dauphin (règne de François 1er) ; „ On avait fait prêcher les indulgencf;s aux Jacobins, etc.

2. Hist. du Conc. de Trente, tr. Amelot de la Houssaie, 1686, p. 5; tr. Le CouRAYER, 1751, p. 13-14, et notes. Il n'y a qu'un trait qui ne soit pas expresséinpnt dans Sarpi : c'est que Luther eût été « choisi pour maintenir l'honneur de son ordre. »

3. Hist. des Var., I. VIT, n» cix: Def. Declar. cleri Gallicani, pars L l.IV, c. xu; Appendix ad Defensionem, 1. 1, c. iv (édition de Versailles, t. XXXII, p. 53; t. XXXIII, p. 454.) — Cf. sur Paolo Sarpi, Lenglet, Méth. hist., éd. in-4, t. III (1729), p. 110; Frain du Tremblay, Critique de Fra Paolo (1720), et plus haut, p. 220, n. 1.

4. Comme Lenfant le remarque, le cardinal Pallavicin lui-même [Vera historia concilii Tridentini, 1670, 1. 1, p. 14) avait déjà reconnu que l'on n'avait pas coutume de réserver aux ermites de Saint-Augustin plutôt qu'aux Dominicains le privilège de la prédication des Indulgences. .Mais Bossuet n'a probablement pas connu cette rectification. Il ne paraît pas, comme nous l'avons observé plus haut (p. 166-168), qu'il se soit servi de Pallavicin pour préparer l'Histoire des Variations. Du reste, Pallavicin, d'accord en cela avec Sarpi, ne nie pas la « jalousie » des Augustins, s'il nie leur monopole : « Haec delegatio ordinis Praedicalorum Eremitanos offendit, etc. » Ibid., cap. iv.

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