‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 243 sur 329 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Cf. Tholuck, rfas kirchl. Leben des xvii'c Jahrhunderts, I, Abth., p. 40 sqq.; der Geist der luther. Theol. Wittenbergs, passim, et plus loin, p. 534 sqq.

— n'étaient guère fiers de voir leiu' fondateur se résigner joyeusement à son inconstance et confesser avec ingénuité ses erreurs et ses progrès'. Ils auraient certes bien mieux aimé qu'il eût conçu, dès l'abord, et exprimé, une fois pour toutes , sans ces palinodies plus humiliantes qu'édifiantes, un Credo définitif.

Lorsque Bossuet est si fort choqué de voir que Luther ne rougit pas d'avoir varié parfois dans son enseignement et dans sa croyance, ce n'est pas un étonnenient de catholique; c'est l'étonnement de tout chrétien de ce temps.

J'en dirai autant du sentiment qu'il éprouve et qu'il exprime au spectacle des trivialités de Luther.

Bossuet reproche avec vivacité, on le sait, au réformateur allemand le défaut de dignité et l'inconvenance qui éclatent dans sa conduite et dans son langage ^ Son esprit n'était souvent qu'une « bouffonnerie aussi plate que scandaleuse.» Les paroles «brutales», les «froides équivoques,» les basses plaisanteries, les «saletés,» et «je dis même des plus grossières, et de celles qu'on n'oit sortir que de la bouche des plus vils artisans, » souillent trop fréquemment ses ouvrages. C'est un homme «vulgaire^». Sa «contenance» accoutumée est aussi peu décente que sa polémique. C'est à table qu'il traite et décide les plus grandes choses; une des controverses importantes de la fin de sa vie prit naissance « dans la chaleur d'un festin » ; un des plus grands événements de la Réforme fut perpétré par lui dans une auberge, comme

1. Sur les opinions de Lutiier touchant l'Eucliaristie, voir les discussioas de Pfaff, Anhnadversiones, p. o, 4, 6, 7, contre Basna<3e.

2. L.I, n» xxxiii; l.ll, n°» ix, xi, xiii, xiv; 1. V, n" xin, sur les '. pbites bouffonneries » de Luther; 1. VI, n» xii; 1. VIlI, no xi. Bossuet recueille, par exemple, dans le traité Adversus Papatum de 1515, les plaisauteries contre le Pape : » Le Pape est si plein de diables qu'il on mouche, qu'il en crache... Mon petit Paul, mon petit Pape, mon petit àuon, allez doucement; il fait glacé; vous vous rompriez une jambe; vous vous gâteriez, et on dirait : Que diable est ceci? comme le petit papelin s'est gâté! »

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