CHAPITRE QUATRIÈME
ment d'informations permet à Bossuet de fortifier ses affirmations précédentes sur la part très active que, selon lui, les Protestants de France y avaient prise.
Mais le point sur lequel il revient avec le plus de soin, c'est celui de l'autorisation officielle donnée, — selon lui, — refusée, — selon ses adversaires, — à la résistance, parles autorités ecclésiastiques du Protestantisme ^
A cet effet, il va d'abord reprendre chez Bèze la lettre écrite par l'Eglise réformée de Paris à Catherine, en I06O. Il commente ce texte dont Y Histoire des Variations n'avait rien dit. Il s'applique à en mettre en lumière le ton agressif et les sous-enlendus comminatoires".
Il compulse de nouveau d'AuJDigné. L'aventure, racontée par l'historien calviniste, d'un certain ministre, nommé Ambroise Faget, lui fournit une preuve de plus de l'attitude révolutionnaire et de l'influence belliqueuse des pasteurs. D'Aubigné raconte que les Rochelois avaient été obligés de chasser de leur ville, en 1562, ce prédicant, qui par ses discours séditieux les excitait à prendre les armes^
Chez Castelnau, Bossuet découvre une charge nouvelle contre les Synodes : d'après cet auteur le Synode général tenu à Orléans, au mois d'avril 1562, délibéra « sur les moyens de faire une armée, amasser de l'argent, lever des gens de tous côtés et enrôler tous ceux qui pourraient porter les armes*. »
Enfin Bossuet relève,' — à la fois dans La Popelinière,
détails sur l'entreprise de Meaux. Il n'essaie pas du reste de prouver l'impossible, et d'établir qu'au début de la première guerre civile les Prolestants seuls ont tout fait; il reconnaît implicitement (n» xxni) qu'on avait assez de raisons des deux côtés de s'accuser « d'avoir manqué à la foi donnée. »