‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 273 sur 329 · Voy. N. Weiss, La Chainbre ardente · texte numérisé non relu

Voy. N. Weiss, La Chainbre ardente

D, «Ce dur traitement [d'.Anne du Bourgj apprit aux parliculiers à désirer le cûangemenl et à chercher un chef.» D'aubig.né, tliitoire universelle, t. I, p. 91. — Voir le Mémoire de ce qui a été dit et représenté au roi catholique par Mgr l'Êvêque de Limoges, 1560 [Négociations sous François II, par Pac- Lix Paris, t. Il, p. 591, 593; Documents inédits de l'Histoire de France). Ce qui prouve l'importance de ce mouvement, qu'on a quelquefois atténué, ce sont ses suites; l'agitation continua après la découverte et la punition du complot {ibid., p. 639, et passim.) En octobre 15G0, un nouveau mouvement était sur le point d'éclater (p. 646, note de Fontanieu.) — Les protestants ne se cachaient pas pour en revendiquer la responsabilité avec orgueil (Bra.ntô.me, éd, Lalanne, t. IV, p. 363-364;.

cette fois encore, ne fut qu'un prétexte utile aux meneurs pour recruter des adhérents; et la haine qu'on afficha contre les Guises se fût tout aussi bien attachée au ministre quelconque, qui aurait, à ce moment^ continué de persécuter une religion dorénavant lasse de souffrir et résolue à vivre libre'. Aux yeux de l'histoire impartiale, — comuie aux yeux de Bossuet, — la Conjuration d'Amboise est l'acte décisif par lequel la multitude des Calvinistes français, dont l'organisation en Eglises est complète, et qui vient, dans le premier des Synodes nationaux, de prendre conscience de son unité et de sa force, fait l'essai, contre un gouvernement faible, de cette force jusqu'alors iuactive et timide, et somme la royauté de lui accorder bon gré mal gré une place dans l'Etat'.

Sur la première guerre civile, les vues de Bossuet ne sont pas moins justes, dans leur apparente étroitesse. Celles des causes de cette guerre que ses critiques lui font un crime d'avoir méconnues, n'exercèrent en effet qu'une pesée minime sur les événements. Ce ne fut pas le mas-

1. « Vostqiiam... rex Franciscus inauguratus fuit, Guisii, novi Reç/is, propler rcjirictm Scotiae ilHus iixomn ipsorwnqiie ni'ptem , avunculi, inaximamque ideo upiid ilttim au:horitati-m consecitti, nihi' turn omitlere vidfbanlur qiio sUA diynilulein augurent ; alios vero, ad quos rerum adininislraiio, in liac poiissimuin Régis adolesc^nli-t, pertinebal a Rege quam maxime poss-nt, remocerenl. . S' d haec illmuin pole.itia iu Ecclfsiae peniicietn ma.\iiiie yiinaualur. Feiscculio ergo, quae aiJinirabiii illo Heiirici r.gis casu clesilura videbatui-, veh'-mentius quam aulea inslauiata est... llaque capitale sibi in Cfii'islianos belliini indictum Guisii existimabanl. » Herum in Gallia ob RELi'iioNEM GESTARLM UBB. 111, t. I, p. 26 : « Lf^s protcstants de France, se meltaut devaul les yeux l'exemple de leurs voisins... se voulaient reudre les plus forts, pour avoir pleine liberté de leur religion, n et « n'avaient d'autre but et intention que d'exterminer la maison de Guise », laquelle les voulait « ruiner et rabattre », et « donner l'autorité aux Princes du sang... et à la maison de Montmorency et de Chàtillon, en espérance d'en être iupporlés, comme c'était leur principale fin. » Castelnau, Mémoires, éd. Micbaud et Poujoulat, t. IX, p. 41i-41ô, 417, 419.

2. Cf. i^H. Paillard, Etude sur la Conjuration d'Amboise (Revue histo- RKjLE 1880, t. lllj ; K. Dareste, art. sur II >tman ^ibid., 187(3, t. 11;; Fra.nklln, Etude sur le Supplice d'Aune du Bourg, dans la réimpression des Scents historiques, de ToitroREL et Perissix, etc. D'autres écrivains (protestants; comme Ll'tteroth, La Réforme en France pendant sa première période, Delabohde, Vie de CoLigny, eiïacent plus que de raison le côté purement religieux de la Conjuration d'.\mboise. Cf., sur celte disposition, plus haut, p. 257-261, 26Ô-26Ô.

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