La Bastide, p. 12, 22, 24, 85, 168, et p
4. Lettre à Bossuet, 12 juillet 1694 (Foucher de Careil, t. Il, p. 65). — Cf. lettre de M™« DE Sévigné, 13 sept. 1671; Gibbon, Memoirs of mxj Life, t. I, p. 44; — et V Avertissement de V Exposition, éd. Lâchât, t. XIII, p. 24-26.
5. Bossuet avait préparé une réponse aux attaques dont son Exposition avait été l'objet. Celte réponse, dans sa pensée, devait s'adresser aux luthériens aussi bien qu'aux calvinistes, et ce devait être non seulement une Exposition, mais une preuve de toute ta religion catholique. Il ne reste de cet ouvrage ébauché que cinq fragments. (Cf. Le Dieu, Journal, 16 nov. 1706. — Floquet, Bossuet précepteur, p. .321 sqq., et les éditions). — Il convient de rattacher à VExposition le Catéchisme du diocèse de Meaux, composé dans le même esprit (1687, 1691, 1701); notons aussi Va Lettre pastorale de Bossuet aux nouveaux catholiques de son diocèse, pour les exhorter à faire leurs Pâques et leur donner les avertissements nécessaires contre les fausses Lettres pastorales des ministres, 1686.
6. Cf. la Réponse de Claude, 1683; les Réflexions de Bossuet sur un écrit de Claude (édit. Lâchât, t. XIII); Bayi-e, Nouv. Lett. crit. sur l'Hist. du Calvin., III, vi; Gachon, Bossuet et Claude, dans la Vie ckrétieyine, 1887; — et pour les relations de Bossuet avec le ministre Du Bourdieu en 1681, Bull, de la Soc. de l'Hist. du Protest, français, xx» année, 1870, p. 435 sqq.
nous l'avons vu, se plaisaient à déclarer qu'on pouvait trouver le dénouement court de toutes les controverses, et dont les protestants, tout en la traitant d'insignifiante et sophistique chicane, sentaient non moins profondément l'importance. Déjà, dans Y Exposition, Bossuet avait commencé de mettre en lumière l'impuissance, où se trouvait, selon lui, le Protestantisme à concilier, dans la théorie, et plus encore dans la pratique, l'autorité et le libre examen. Dans la Conférence avec Claude, il veut traiter tout au long et « sans y rien laisser d'obscur », une matière qui, à son avis, doit « faire catholiques tous ceux qui la sauront bien entendre'. » Et lorsqu'il l'aborde à son tour, après Maimbourg et Nicole, après d'Huisseau, de Larroque et Jurieu^, il commence par limiter le problème. « Il ne s'agit pas directement d'établir l'Eglise romaine, mais de montrer seulement qu'il y a une vraie Eglise, quelle qu'elle soit, à laquelle il faut se soumettre, srt7«sea:«mme;' «près e/Ze. » Et il réduit le tout de la dispute à éclaircir les points suivants : « Est-il possible au Protestantisme de conserver le droit et le devoir du libre examen, s'il veut, comme il le prétend ^ garder le principe de l'autorité ? Le libre examen ne mène-t-ilpas nécessairement, en pratique, aux excès de l'orgueil individuel et aux aberrations du « sens propre»; en théorie, à \ indépendantisme et à la tolérance universelle? Peut-on espérer, sans une autorité, de sauvegarder, non pas seulement le bon ordre de la société ecclésiastique, mais les fondements même de la foi chrétienne dans ce qu'elle a de surnaturel? » Et par une argumentation très subtile, où Bossuet, pressé et poussé par son adversaire, pousse lui-même à bout sa propre doctrine, il essaie d'établir que la foi du chrétien en la divinité de Jésus-Christ et de l'Ecriture ne saurait reposer sur l'adhésion et le libre choix de la raison; qu'il est impossible de permettre qu'on doute de l'Eglise et de Jésus-Christ sans légitimer aussi cette « suspension d'es-