Part. II, ch. xxv
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mouvements au peu de troupes qu'ils ont et les montrent coup sur coup en plusieurs endroits*.» Versé désormais dans la chronologie, il conseille ironiquement à ses contradicteurs de ne pas expliquer une « pratique religieuse du troisième siècle, par une qui n'est approuvée au plus tôt que sur la fin du neuvième^»; et il leur reproche « de fixer toujours des temps à l'aventure et sans fondement aux traditions catholiques qui leur déplaisent'.» Mais pour finir, voyons-le tout au long, — il en vaut la peine, — juger d'une façon générale leurs procédés de critique et fixer la théorie de la marche à suivre dans la détermination conjecturale des antiquités ecclésiastiques :
« C'est une faute perpétuelle de tous les ministres (protestants) de mettre l'origine d'une chose à l'endroit où ils s'imaginent eu avoir trouvé la première mention. Par exemple, ils ne craignent pas d'établir la date de la prière des Saints au temps de saint Grégoire de Nazianze, parce qu'ils veulent qu'il soit le premier à en parler. Mais, sans rapporter les autres preuves qu'on en a dans les siècles précédents, il ne fallait pas oublier que saint Grégoire de Nazianze en parle comme d'une chose déjà établie et qui est venue de bien plus haut. Quand donc M. de Larroque a trouvé dans le Concile in Tridlo* l'ofûce des Présanctifiés, il devait faire voir qu'on en parle, non comme d'une chose nouvelle que l'on institue,... mais comme d'une chose connue, dont ou détermine les jours, mais dont on suppose le fond déjà établi ^ »
Et ailleurs, sur la valeur de l'induction qui se peut tirer du silence des auteurs^:
1. Part. II, cl). xLi. Cf. ch. xxxiv, où Bossuet se justifie d'avoir accusé le ministre Du Bourdieu de l'altératioQ grave d'un texte : « M. de Larroque le trouve mauvais... Il me veut traiter de vétillard et de chicaueur... Mais n'est-ce donc rien faire dans un corps humain que d'en ùter les nerfs et les ligaments ? C'est un pareil attentat d'ôter à un discours les particules qui en font la connexion. »