Istoria del Concilia di Trenlo
4. Istoria, etc., lib. I, cap. xvm, xxii, xxiii, xxv, xxvii; liv, III, c. xviii; I.IV, G. XIV, etc., sur les missions de Caietan, de Miltitz, d'Aleandre, de Vergerius, etc. Le reste du temps, il s'en réfère trop souvent à des autorités contestables : Cochlée, Sponde^ Florimond de Rémond, etc. Cf. Journal des savants, 23 mars 1665, à propos d'un livre publié en 1662 sous le pseudonyme d'Aquilinius, De tribut historiis concilii Tridentini ; et Bayle, Dict., art. Démocrite, rem. Q. — Paliavicin est du reste de cette école d'historiens raisonneurs et rhétoriciens dont les réflexions morales et politiques plaisaient fort au public du dixseptième siècle, et même aux doctes. V. Bayle, Nouvelles de la République des lettres, oct. 1685.
5. H. des F., I. I, n» xxii. — Cf. une lettre d'Érasme, en 1521, à Nie, Everard, sur les «fureurs» de Caiétan, de Miltitz, d'Aleandre.
paleQient fondée sur les dénonciations journalières d'ennemis aveugles de Luther'.
Mais par ce propos délibéré de laisser de côté toutes les informations propres à exciter la défiance de ses adversaires, ce n'était pas seulement les auteurs catholiques dont Bossuet se fermait volontairement l'accès. En de certains cas, — ici, par exemple, sur Luther, — il se retranchait du même coup la plus grande partie des écrivains «réformés», et réciproquement, sur le compte de Zwingle et de Cahdn, la plupart des historiens ou des théologiens luthériens. Qui ne sait, en effet, quelle animosité profonde sépara^ pendant tout le dix-septième siècle, les Églises allemandes attachées aux traditions de Luther et à la confession d'Augsbourg, des Eglises du même pays, ou de Suisse, de France et de Hollande, sectatrices de Zwingle et de Calvin? Les écrits historiques des deux partis reflétaient le plus ordinairement ces haines tenaces. Les luthériens, trop fidèles héritiers des colères de leur maître, n'avaient pas assez d'anathèmes contre les docteurs du « sens figuré », auteurs, suivant eux, du déchirement de la Réforme; les calvinistes, — quoique plus modérés et désireux d'une conciliation dont ils sentaient davantage le besoin , — ne s'en plaisaient pas moins visiblement à rabaisser le mérite de Luther et à mettre en lumière, outre les vices qu'ils détestaient dans sa doctrine, les imprudences et les faiblesses de sa conduite. Or Bossuet savait mieux que personne ces dispositions mutuelles des deux fractions du Protestantisme ^ Les luthériens, il s'en rendait compte, lui eussent reproché tout autant de se fier, sur Luther, à des calvinistes tels que Melchior Adam^ ou Gaspard
1. Bossuet connaît du reste Pallavicin, qu'il cite dans la Defensio declarationis, Append., I, cap. v. Là il ne s'adresse plus aux protestants.