Hist. des Var., 1. IV, n» xviii, 1. VI, n» xli
3. Vitae germanoruni Philosophorum, 1615-1620. — Cf. Baillet, Jugenu:7its des savants; Bavle, Dict. cril. : « Les Luthériens ne sont pas contents de lui. Ils le trouvent trop partial." Ce qui n'empêche pas Bayle de s'en servir beau-
l'OUp,
Peucer', que d'en croire le cardinal Pallavicin lui-même ;
— les calvinistes ne lui auraient pas plus pardonné d'écouter, sur Calvin, les luthériens Hutter, Hunnius ou Sclilusserburg^, que de prêter l'oreille au papiste Bolsec^
— Si, pour riiistoire de la Réformation allemande, Bossue! se décide à faire usaçe d'Hospinien, nous verrons tout à l'heure pour quelles raisons exceptionnelles et dans quelle mesure il déroge, eu faveur de cet écrivain, à une prudence nécessaire.
Il faut avouer que cet absolu parti-pris d'exclure tous les auteurs « suspects » le privait plus d'une fois d'arguments précieux. Ainsi, sur ces troubles civils de la France entre loo9 et 1563, dont il se propose d'éclaircir l'origine et le véritable caractère, les Mémoires des Tavaunes" et de Montluc, les lettres d'Etienne Pasquier, les histoires contemporaines de Florimond de Rémond, de Belleforest et de Péguillon de Beaucaire* lui eussent pu fournir des renseignements et des preuves considérables^. Sans doute il n'est pas un de ces auteurs qui
1. Peucer, gendre de Mélaochthon, devenu calviniste, fut tenu onze ans en prison par l'Électeur de Saxe pour avoir essayé d'introduire dans ses États les doctrines sacraraentaires. — Cf. Hist. des Var., 1. YIII, n» ixxix; Dôllinger, La Réforme, trad. Perrot, t. II, p. 580-584.
2. Hltter, Concordia concors, 1614 (Catalogue de la Bibliothèque de Bossuet, u" 6^2): Irenicon, 1616: Hu.nmus, Calvinus Judaizans, dans ses Ope/'a (1607); ScHLussERBURG, Cttlalogus haerelicorum ab Initio saeculi xvi (1597). Hutter, par exemple, jugeait que les martyrs de la foi genevoise n'étaient pas plus à plaindre que les martyrs ariens. — Cf. le Sacramentarius Diabolus de Je.'vn ScHULTZE, et plus haut, p. 27, n. 3.