Voltaire, Siècle de Louis XIV, chap. xxxvii
avait accumulé à plaisir les objections et les griefs : Daniel Charnier alignait contre le Pajjisnie clans sa Paiislratia lyie véritable armâe d'arguments, et le cordelier Feuardent dénonçait chez les sectateurs de Calvin quatorze cents erreurs. Mais le temps, qui calme et qui change, avait passé. L'histoire domestique des deux religions les avait bon gré mal gré ra|)|)rochées l'une de l'autre, car d'un côté, tandis que les disputes sur la grâce et que le crédit du jansénisme dans l'Eglise gallicane habituaient les catholiques à regarder d'un œil plus indulgent les doctrines protcslantes sur la justification, la foi et les œuvres, d'un autre côté les divisions intérieures de la Réforme, de plus en plus morcelée, faisaient de plus en plus regretter à ses sectateurs la forte unité de l'Eglise romaine. Puis, et surtout, le commerce social, la politesse des mœurs, le pi'ogrès des lumières avaient produit, petit à petit, leurs fruits de pacification. Une tolérance s'était établie dans la vie, qui devait réagir sur les idées ; les laïques au moins n'étaient plus dans une conviction aussi intraitable de l'évidence de leur vérité ni de la grossièreté des erreurs de leurs advei'saires. En i665, les confrères de M. Conrart à l'Académie française n'avaient plus quatorze cents raisons de le détester.
Toutefois ce qu'on attendait toujours , c'était le livre décisif où se refléteraient, d'une façon exacte et frappante à la fois, cette attitude modifiée des deux Eglises et cet esprit nouveau de leurs adhérents. Avec V Exposition de la doctrine catholique sur les matières de controverse, composée par Bossuet dès i(jG8, en vue de l'instruction de Turenne, de
CONTROVERSE AVEC LES PROTESTANTS. Cl
Dangeau et du marquis de Lorges, publiée par lui à la fin de 1671, ce livre nécessaire était trouvé.
Moins de deux cents petites pages. Une rédaclion courte et nette que ne ralentissaient point les longueries et circonlocutions de raisonnement où s'attardait la logique fastidieuse des cartésiens de Port- Royal, de Nicole par exemple, h' Exposiiion élail un o livret » d' « honnête homme », pas plus long ni plus lourd qu'un Entretien du chevalier de Méré ou que les Maximes de M. de La Rochefoucauld.
De r « honnête homme » elle avait aussi le ton. Point d'injures ni d'anathèmes. Un zèle contenu, qui tempérait son expression jusqu'à éviter l'éloquence, de peur de l'entraînement des mots. C'était bien ici le théologien modéré, dont Bqgguet avait autrefois peint le portrait :
Il adoucit les choses autant qu'il le peut. Il aime mieux être indulgent qu'injuste. Il estime une pareille infidclitc de dissimuler sa propre créance et de déguiser celle de son adversaire, parce que si, par la première, on trahit sa religion et sa conscience, par l'autre on se déclare ennemi juré de la charité fraternelle.
Dans cet esprit était conçu le plan du livre, défense des croyances catholiques bien plus qu'attaque des croyances protestantes.
Après plus d'un siècle de contestations avec MM. de la Religion Prétendue Réformée, disait l'auteur, les matières dont ils ont fait le sujet de leur rupture doivent être cclaircies et les esprits disposés à concevoir les sentiments de l'Eglise catholique. Aussi il semble qu'on ne puisse mieux faire que de les proposer simplement.
Négligeons donc, comme il est raisonnable, « ce que ces messieurs ont accoutumé d'objeclcr aux
docteurs particuliers » ou bien aux croyances ou pratiques particulières. Or en procédant ainsi, que verrons-nous?
Deux choses. D'abord que « plusieurs disputes s'évanouiront tout à fait, parce qu'on reconnaîtra qu'elles sont fondées sur de fausses explications de notre créance ». Et assurément, à en juger avec les sentiments d'un homme du monde, exempt de chicane et fidèle au bon sens, Bossuet, sur ce premier point, tenait vraiment parole. Sur les quinze matières qu'il examinait tour à tour, il y en avait plusieurs où il prouvait sa thèse incontestablement. Ainsi sur cette vieille accusation d'idolâtrie faite aux papistes. Que l'on voulût seulement ne pas reprocher à l'Église ses supei|§titions populaires ou les momeries des bigotes, qu'elle n'autorise pas, qu'elle blâme même et que les catholiques instruits déplorent, — que, d'autre part, on consentît à reconnaître que le Concile de Trente, loin de faire une obligation de la dévotion aux Saints, « se contente d'enseigner que cette pratique est bonne et utile, sans rien dire davantage », — et il fallait conclure que cette confiance dans l'intercession des Saints ne nuit en rien au privilège divin du Christ médiateur et que l'adoration du catholique, tout comme celle du protestant, « se termine », ainsi qu'il est juste, « à Dieu seul ».
De même encore, sur cette matière de la justification opérée par la foi et non par les œuvres, doctrine si chère à la Réforme, « fondement essentiel de la rupture » du xvi* siècle. « Nous prions ceux qui aiment la vérité et la paix de vouloir bien lire ici les paroles du concile de Trente. » Ils s'étonneront de
constater que l'Eglise déclare hautement « n'avoir d'espérance qu'en Jésus-Christ », et n'attribuer aux œuvres des fidèles que le mérite qui leur est, gratuitement, conféré par la divine générosité. D'ailleurs les calvinistes ont fait là-dessus aux luthériens des concessions qui les doivent rendre plus faciles aussi à l'égard des catholiques, et les doctes du parti « confessent qu'il n'aurait pas fallu se séparer de nous pour ce point ».
Cependant Bossuet ne prétendait pas que sur tous les articles un éclaircissement loyal pût aussi aisément supprimer la dispute. « Certaines disputes restent »,mais — et c'est la deuxième thèse qu'il se fait fort de prouver — cet éclaircissement aura encore pour effet d'en diminuer notablement la gravité.
Prenons, par exemple, cette question de l'Eucharistie, oîi, touchant la « présence réelle », les deux affirmations calviniste et catholique paraissent s'opposer d'irréductible façon. Ici encore, Bossuet commence par pousser aussi loin que possible « Tavoisinement » des deux doctrines, en observant que les calvinistes emploient souvent des formules singulièrement analogues aux expressions catholiques; — mais sans exagérer l'importance de ces rencontres verbales, ce qu'il s'attache à faire voir, c'est que, loin d'être contraire à l'esprit du christianisme, la doctrine catholique du sacrifice de la messe et de la transsubstantiation s'en inspire. Sans dédaigner les vieux arguments des conlroversistes en faveur de l'interprétation littérale des paroles « ceci est mon corps... », c'est, de préférence, par les raisons du cœur qu'il les commente. Le tout, selon lui, est de
comprendre « que le Fils de Dieu a voulu nous témoigner son amour », amour infini qui a se soutient partout de la même force ». Dès l'instant que l'on croit à l'Incarnation, pourquoi refuser de croire à l'Eucharistie? « Faut-il que des c^irétiens, sous prétexte de célébrer dans la Cène la mémoire de la Passion, ôtent à cette pieuse commémoration ce qu'elle a de plus tendre? » Qu'est-ce que cette parcimonie de foi? Devançant l'apologétique moderne, c'est surtout dans l'amour que Bossuet montrait el la raison du miracle et le motif d'y adhérer, et déjà en y mettant beaucoup de cette poétique onction qu'au temps du romantisme Lacordaire l'abbé Gerbet et Ravignan devaient plus largement oser.
Ce livre, si séduisant dans sa simplicité ferme et modeste, eut un effet immense. Les docteurs prolestants ne voulurent pas même attendre pour le réfuter qu'il fût paru. Mais leurs réponses trahissent leur embarras. Tantôt ils se demandent si ce n'est pas Bossuet qui vient à eux, qui « abandonne les sentiments de son Eglise et entre dans ceux des Réformés ». Tantôt ils sont tout près d'avouer que, si vraiment l'Eglise était telle que Bossuet la peignait, les protestants de bonne foi n'auraient plus qu'à "s'y rallier. Mais ils préfèrent le plus souvent accuser l'avocat de Rome d'adoucissements hypocrites, de dissimulations peu honnêtes, et ils le défient d'obtenir pour cette infidèle déclaration de la créance catholique l'approbation du Saint-Siège. Elle vint pourtant, celte approbation romaine ; et alors il ne resta plus guère aux calvinistes qu'à contester sérieusement, comme Bayle le faisait par plaisanterie, la valeur du bref
d'un pape « si suspect de jansénisme que les Jésuites font prier Dieu pour lui dans les couvents de religieuses ». La vérité était que jamais le protestantisme n'avait été attaqué d'une façon plus sensible, et si, à partir de 1670, il y eut, surtout dans la société cultivée, d'assez nombreuses conversions, V Exposition y lut vraisemblablement pour beaucoup.
Cependant même après cette explication si décisive, maintes difficultés subsistaient, principalement en ces matières de dévotion, de culte, de cérémonies, où le sentiment, l'antipathie héritée ou instinctive jouent toujours un grand rôle, et où c'est la routine et l'amour-propre qui s'obstinent. Or pour faire surmonter aux protestants ces répugnances et ces scrupules sur lesquels la controverse n'avait, en un siècle et demi, rien gagné et ne pourrait jamais rien gagner, il n'y avait, selon Bossuet, qu'un moyen : c'était de leur faire reconnaître, une bonne fois, cette « autorité spirituelle » qu'ils avaient, au moment du schisme, rejetée avec éclat, mais qu'ils s'étaient repris depuis à regretter. Qu'ils crussent d'abord en l'Eglise catholique : et ils croiraient ensuite comme elle. Celle opposition, que leur esprit ou leur cœur faisait à certaines croyances ou à certaines pratiques, tenait à leur état présent d'esprit et de cœur : l'indépendance. L'état contraire, la soumission, leur insinuerait peu à peu les idées et les sentiments qu'il faut.
RÉBELi.iAU. — Bossuet. 5
Ce fut donc ce principe de la nécessité, de l'existence et de l'autorité d'une Eglise, dépositaire et interprète de la vérité chrétienne, qu'il choisit pour matière de discussion, lorsqu'on 1678, il fut invité par Mlle de Duras, nièce de Turenne, à conférer avec le ministre Claude.
Cette « dispute » rappelait le tournoi illustre de Duplessis-Mornay et du cardinal Du Perron sous Henri IV, Car si Bossuet, alors précepteur du Dauphin et évêque de Condom, était en passe de devenir l'oracle de l'épiscopat et, selon le mot de La Bruyère, le Père de l'Eglise catholique française, Claude était aussi, depuis la mort de Daillé et dans la vieillesse de Paul Ferry, le docteur le plus autorisé de l'Église réformée. Orateur éloquent, comme son rival, et d'une éloquence qui, écrite ou parlée, ne manquait pas de chaleur, — comme ses Plaintes des protestants de France devaient le montrer quelques années plus tard; — théologien aussi consommé que Bossuet, et lui ressemblant même en ceci, qu'il était plus porté, comme Bossuet l'avait été jusqu'alors, au raisonnement qu'à l'érudition, il avait déjà, dans des polémiques contre Arnauld et Nicole, fait preuve d'une logique si vigoureuse que, selon le mot de Bayle, « son esprit paraissait lui tenir lieu de tout ».
Mais en outre des qualités personnelles des deux champions, Bayle avait aussi bien raison de déclarer que « l'intérêt de cette rencontre devait survivre aux circonstances qui l'avaient fait naître », à cause des idées émises de part et d'autre sur un sujet capital et décisif. Sans doute, c'était à Claude que ce terrain de l'Eglise était le moins favorable : le ministre
y était gêné par les concessions évidentes que, depuis cinquante ans, calvinistes et luthériens avaient laites aux doctrines d'autorité; gêné aussi par les fougueuses déclarations d'individualisme que lançaient alors-, au grand scandale du consistoire de Charenton, des « indépendants » comme les ministres Pajon et Lenfant. Néanmoins, à ne lire môme que la relation écrite par Bossuet (celle de Claude, du reste, n'y contredit en rien d'essentiel), on voit que l'avocat du protestantisme « se présentait à la difficulté sans reculer ». Même, prenant à son tour l'offensive, il dirige, contre la théorie de Bossuet, quelques-unes au moins des objections pénétrantes que, plus tard, Jurieu devait y faire. Et quelle que fût chez le prélat, dans ces disputes où il se complaisait, l'adresse, dont Bayle le loue, à démêler les questions les plus embarrassées, il « trembla » à plusieurs reprises « que sa faiblesse ne mît l'âme des auditeurs en péril ». Quand, par exemple, Claude, pour répondre à l'affirmation « qu'un particulier ne peut jamais avoir raison contre l'Eglise », s'avisa de demander « si un particulier qui eût cru, quand la synagogue condamna Jésus-Christ, que Notre Seigneur était le vrai Christ, n'eût pas mieux jugé que tout le reste de la synagogue ensemble », — Bossuet, il en convient lui-même, resta un instant déconcerté par cette objection qui résumait sous une forme piquante les raisons du libre examen. Dans cette minute solennelle, les assistants, ébranlés eux-mêmes et anxieux, le virent se recueillir et demander à Dieu, en une prière muette, « des paroles pour mettre la vérité dans tout son jour ». Ces péripéties d'un
combat serré donnent, aujourd'hui encore, à l'exposition si claire que Bossuet en a faite, une sorte de dramatique allure.
Ce qu'on y voit clairement, en tout cas, c'est cette doctrine de l'Eglise que d'autres avant Bossuet et après lui ont soutenue, mais que, par sa précision magistrale, il a, en quelque façon, faite sienne et qui tient une place si importante dans tout le développement de sa pensée. Partant de plusieurs faits incontestés de l'histoire des luthériens et des calvinistes au xvn* siècle — décisions impératives des Synodes, acceptation docile de ces décisions comme infaillibles, — il y faisait voir un hommage, que la Réforme avait rendu, malgré elle, à l'idée d'un pouvoir spirituel souverain. Mais ces résipiscences étaient-elles compatibles, comme Claude le soutenait, avec le droit de libre examen si énergiquement réclamé par les Réformateurs et toujours maintenu par les Réformés? Non. Ce droit a pour corollaire inévitable l'excuse de toutes les préférences du « sens propre » ; il légitime toutes les fantaisies de l'imagination, toutes les révoltes de l'orgueil des individus; il autorise ce « doute universel », qui peut faire un philosophe, mais qui ne peut que défaire un chrétien; il mène droit aux maux dont souffre de plus en plus la Réforme : V indépendantisme, la tolérance universelle, l'anarchie. Il y a plus. Ce n'est pas seulement le bon ordre de la société ecclésiastique qui, sauvé par l'autorité, est détruit par le libre examen. C'est la conception chrétienne elle-même. Et, dans une analyse singulièrement précise, où Bossuet, pressé par son adversaire,
pousse lui-même le problème « aux dernières précisions », il arrive à se demander sur quoi repose, en fln de compte, la foi du chrétien. Est-ce sur l'examen, précisément? — Non, car qui voudrait dire qu'on n'est chrétien que quand on en est capable par l'âge, et que les faibles d'esprit ou les ignorants sont exclus du christianisme? — Est-ce sur la croyance directe et immédiate à l'Evangile? — Non, car « cette parole sainte et adorable se laisse expliquer et manier comme on veut et ne réplique rien à ceux qui l'entendent mal », et à Dieu ne plaise que la foi dépende des problématiques résultats d'une exégèse si délicate aux savants même ! — La foi du chrétien est fondée sur l'Eglise, à l'autorité de laquelle le baptême implique une mystérieuse, mais réelle adhésion. Ce n'est pas des actes de la raison que la foi du chrétien découle, mais de la grâce; — et cette grâce, dont le sacrement de baptême est le canal, a pour effet propre l'infusion, dans l'âme devenue chrétienne, d'une confiance imperturbable en l'Eglise; — et de cette confiance primordiale en l'Eglise résulte, à son tour, la confiance en l'Évangile, que l'Église présente au chrétien et qu'elle lui explique. Quant à prétendre, comme fait Claude, qu'à cette foi, toute divine en somme, il soit nécessaire, ou utile, et qu'il soit permis d'ajouter un appel humain à l'intelligence : quel surcroît, non seulement superflu, mais sacrilège! Qui dit examen, dit doute : le doute s'unira-t-il à la foi? Et qu'est-ce alors que le baptême, et à quoi bon? Donc, « il y aurait un moment où un chrétien baptisé pourrait douter si l'Evangile est une vérité ou une fable, et Jésus-Christ le docteur de la vérité
OU un trompeur? » Donc, ce singulier chrétien, pour arriver à une foi qu'il n'a, paraît^il, que de nom, ne serait pas dispensé de passer par une « suspension d'esprit » qui, pour être consciencieuse, devra forcément commencer par descendre jusqu'à une « espèce d'athéisme » ? Quel homme sérieux reconnaîtra là le christianisme? « Qui doute de l'Eglise, doute de l'Evangile. » Qui croit à l'Evangile, croit à l'Eglise. « On ne peut croire à l'Eglise et rester protestant; on ne peut pas n'y pas croire, et rester chrétien. » Et voilà comment cette matière éclaircie « doit faire catholiques ceux qui la sauront bien entendre ».
Après cela, Bossuet pouvait, sans vanité, déclarer que « tout était dit de part et d'autre ». On en était, non seulement au fond des deux doctrines, mais au - cœur même de la religion révélée. A moins de nier le surnaturel, et si l'on acceptait l'idée de l'Eglise, il fallait reconnaître à cette Eglise, distributrice de la grâce, une autorité sans appel. La discussion sur les principes et les idées était bien close.
Mais elle pouvait recommencer ailleurs. Quand la conférence « qui avait duré cinq heures avec une grande attention de toute l'assemblée », prit fin, « Mlle de Duras dit qu'elle voudrait bien, avant qu'on se retirât, qu'on dît quelque chose sur Xdi séparation », sur le schisme du xvi® siècle. Mlle de Duras n'avait pas tort. A supposer même que les protestants donnassent à Bossuet cause gagnée sur l'indispensable nécessité de la soumission absolue en matière spirituelle, ils pouvaient toujours refuser de voir, dans l'Église catholique et romaine telle qu'au xyii^ siècle ils l'avaient devant eux, cette Eglise à laquelle il
fallait se soumettre. Ils pouvaient toujours soutenir que cette Eglise vraie, c'était maintenant celle qu'ils avaient fondée lors de la Réforme. Mais cette double prétention, ce n'était que par l'histoire qu'elle se pouvait combattre. A cette nécessité nouvelle d'une controverse que ses efforts même avaient déplacée, Bossuet se trouva préparé, nous Talions voir, par le grand changement qui, entre l'Exposition et la conférence avec Claude, s'était produit dans sa vie'.
1. L'abbé Levesque a publié dans la Reçue Bossuet, 1904, une relation de la Conférence avec Claude qui complète celles des deux adversaires.