‹ Bossuet anatomiste et physiologisteChapitre 14 sur 18 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

UNION DE L’AME ET DU CORPS (1

Au demeurant et de quelque manière qu’en aient été rassemblés les matériaux, La connaissance de Dieu et de soi-même n’est pas du tout le beau discours sonore et vague sur les merveilles de la finalité qu’on s’attend à trouver dans la bouche d’un théologienorateur. C’est à la fois une œuvre anatomo-physiologique sérieuse et une œuvre philosophique d’une haute portée ; science et philosophie, oui voilà bien la double empreinte qui marque du sceau des Maîtres La connaissance de Dieu et de soi-même. L’idée constante qui y domine et qui lui donne une forte unité, c’est que la philosophie doit être tributaire de la science de Forganisation bien interprétée et l’étude des conditions matérielles de l’intelligence, considérée comme l’un des fondements les plus solides de la psychologie. Elle est d’accord avec les lois de la plus simple et de la plus rigoureuse logique. Le corps humain n’est pas, en effet, formé par deux éléments absolument indépendants l’un de l’autre et relevant, l’un, du psychologue et du théologien, l’autre, du médecin. Les admirables facultés de l’homme ne peuvent donc être étudiées fruct-ueuse-

(1) Dans toutes les philosophies et toutes les religions l’homme étant considéré comme composé d’un corps et d’une âme, Descartes, dans son De homine, et Bossuet, dans La connaissance de Dieu et de soi-même ont donc étudié séparément l’un et l’autre, puis l’union de l’un et de l’autre. Mais alors que l’illustre philosophe s’est d’abord occupé du premier, le grand évêque a procédé d’une façon inverse. Et cela semble d’autant plus surprenant que le laïque et l’ecclésiastique se sont accordés pour regarder comme indubitable et beaucoup plus facile à prouver l’existence de l’âme que celle du corps.

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ment en faisant abstraction de son organisme physique. De plus, comme l’a remarqué Moreau, de Tours (1) : « l’homme n’est connu qu’à moitié s’il n’est observé qu’à l’état sain ; l’état de maladie fait aussi bien partie de son existence morale que de son existence physique. »

Certes, rien ne s’oppose, en principe, à ce que l’énergie, la force, si on préfère, même dans ce qu’elle a de plus merveilleux et de plus mystérieux, la vie et l’intelligence, puisse exister indépendamment de la matière, mais il n’est pas moins vrai qu’en cet état elle se dérobe et se dérobera toujours à nos investigations (2). Êtres sensibles, c’est seulement revêtue de sa forme matérielle qu’on a si ingénieusement définie « une possibilité de sensations » qu'il nous est et nous sera toujours donné d’apprécier ses effets et de constater ses transformations. Pour arriver à comprendre l’homme intellectuel il faut donc commencer par apprendre à bien connaître l’homme charnel, sain et malade, visible et tangible, auquel il est intimement uni. Je n’insiste pas. A quoi bon, d’ailleurs? Aujourd’hui, la psychologie pure a perdu de plus en plus de terrain. La biologie ayant démontré d’une manière évidente l’unité de l’être vivant, ce qu’on étudie c’est la psycho-physiologie et la psychologie morbide qui, toutes deux, prennent pour but de leurs recherches, la détermination des rapports du système nerveux et de la pensée.

Mais que de temps, que de transformations

(1) Moreau, célèbre médecin aliéniste, un des créateurs de la psychologie expérimentale, nèàMontrésor (Indre-et-Loire), le 3juin 1804. On doit à Moreau, dit Moreau, de Tours, pour le distinguer d’un autre médecin réputé. Moreau, de la Sarthe : De l’influence duphysique relativement au désordre des facultés intellectuelles. Th. inaug. Paris, 1830; La Dualité humaine, Union médicale. 1831 ; La Psychologie morbide dans ses rapports avec la philosophie et l'histoire, Paris, 1859, etc.

(2) A moins que nos connaissances sur la matière ne se modifient du tout au tout avec les progrès de la science.

dans le monde des idées, n’a-t-il pas fallu pour que s’accomplisse cette union étroite, définitive, de la médecine et de la philosophie, indispensable pour les progrès de l’une et de l’autre. Durant tout le Moyen-âge on ne pensa, on ne jugea, on ne condamna que par les Anciens. A l’aube de la Renaissance, Rabelais, qui se joua d’Aristote, de Galien, de Pline, et de bien d’autres et dont le rire moqueur, puissant, homérique, ébranla le monde, ne fit qu’une brèche à peine appréciable à la dialectique scolastique. Il faut arriver au xvme siècle pour entendre Descartes d’abord, et, à son exemple, Gassendi et Bossuet ensuite, proclamer la nécessité pour le psychologue d’être doublé d'un anatomiste, d’un phisiologiste et d’un pathologiste. Il n’y avait pas alors à redouter que les philosophes flirtant avec la médecine devinssent matérialistes. La foi était trop vive. Le spiritualisme régnant était assez sûr de luimême pour ne pas craindre de s’aventurer sur les terres de l’anatomie. Il en fut autrement au xixe siècle où avec le romantisme, l’idéalisme le plus pur finit par dominer dans les lettres comme dans les arts, alors que les doctrines médicales, au contraire, s’imprégnaient de matérialisme. Le divorce s’effectua entre les fils d’Esculape et les philosophes, cédant à un engouement presque général et las d’une alliance dont ils n’avaient pas tiré grand avantage. Jouffroy eu raison de Holbach et de La Mettrie. Par crainte du matérialisme on se jeta dans l’idéalisme. On y vécut sans trop de mal et on y vivrait encore si la science à laquelle, quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, appartient toujours le dernier mot, n'avait pas établi que les mouvements, la sensibilité générale, la sensibilité sensorielle dépendent de l’intégrité du système nerveux, etc. ; que dans le délire général, aussi bien que dans le délire partiel, des désordres physiques se développent parallèlement aux troubles intellectuels et moraux, et ne disparaissent qu’avec eux ; que les idées

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et les actions sont subordonnées à différentes conditions physiques telles que l’âge, le sexe, le tempérament, l’état de santé, le régime, le climat; que les sociétés sont soumises aux mêmes lois que celles qui régissent les individus. Et c’est pourquoi, de notre temps, les psychologues et les moralistes sont revenus à la médecine comme à une source vive ou chacun trouve à se désaltérer abondamment et à sa guise. Les psychologues ont pris pour eux l’étude du cerveau qu'ils poursuivent de concerts avec les anatomistes, les physiologistes et les aliénistes. Les moralistes se sont adonnés avec les anthropologistes, à l’étude des questions sociales. La métaphysique reste seule, combien déchue de son ancienne puissance (1). Où se voyait, il n’y a pas encore cent ans, une végétation si envahissante qu’elle étouffait tout autour d’elle, on ne trouve plus aujourd’hui qu’un modeste jardin. Des âmes éprises du passé le cultivent : malgré leurs soins, c’est à peine s’il y pousse encore quelques maigres fleurs aux parfums éventés.

Malgré certains passages isolés De la connaissance

(i) La psychologie générale avec Baldwinn, Stanley Hall, James, Sully, William James, Wundt, Hoefïding, Van Bierulet, Ribot- Paulhan est devenue une science positive s’inspirant de l’observation et de l’expérimentation. La psychologie physiologique, par la psychophysique et par l’étude des concomitants fonctionnels des phénomènes mentaux, tend à la précision d’une science rigoureuse avec Wundt, Kulpe, Stumpt, Ebbinghaus, Neumann, Lips, Dessoir pour l’Allemagne ; Müusterberg, Sanford, Titchener pour l’Amérique ; Sergi, Ferrari, Patrizi pour l’Italie; Binet, Bourdon, Gley pour la France. La Psychologie pathologique, enfin issue des travaux de Cabanis, poursuit, à travers les maladies mentales, l’étude des lois normales de l’esprit; c’est uue science surtout française, à laquelle ont apporté de larges contributions les travaux de Ribot et de son école, ceux de Janet, Binet, du tourangeau Sollier et d’autres chez nous ; en Italie ceux de Morselli, de Santé de Santis ; en Amérique de Morton-Prince, en Angleterre de Jastroxv.

Les faits épars, patiemment recueillis, sont déjà assez nombreux pour tenter quelqu’un qui aurait le courage de les réunir et de les grouper dans un traité qui serait comme une sorte de manuel de Psychologie à l’usage des Psychiatres.

de Dieu et de soi-même , dont il faut bien se garder de forcer le sens, Bossuet est resté en dehors de tout système particulier imaginé dans le but d’expliquer l’union de l’âme et du corps, aussi bien du système de l’harmonie préétablie que de celui des causes occasionnelles. Tout en confessant hautement que c’est « un secret » que Dieu s’est réservé, il a estimé « qu’il n'y a pas lieu de s’étonner de notre ignorance de ce secret puisque nous connaissons si peu le fond des substances (1) » et, qu’au surplus, s’il nous échappe « dans son fond nous le connaissons suffisamment par ses effets et le bel ordre qui en résulte! » (2)

Au xvne siècle, peu de spiritualistes ont pris aussi bravement que lui leur parti de l’influence de la matière sur l’esprit. Lui qui, dans la plus fameuse de ses oraisons funèbres, celle du grand Condé, s’était exclamé : « qu’une âme guerrière est toujours maîtresse du corps qu’elle anime », a affirmé formellement, après avoir suivi les leçons d’anatomie et de physiologie, de Duverney, que l’âme, ou pour être plus précis, la volonté, une de ses précieuses et principales facultés, non seulement n’arrive pas toujours à maintenir nos passions dans de justes bornes, mais encore que « son pouvoir sur le corps a ses limites » et que pour qu’elle lui « commande en effet il faut toujours supposer que les parties soient bien disposées et qu’il soit en bon état. Car quelquefois on a beau vouloir marcher, il se sera jeté telle humeur sur les jambes, ou tout le corps se trouvera si faible

U) De la connaissance de Dieu et de soi-même, ch. III, art. 20 et 2.

(2) Cette doctrine est aussi celle de saint Augustin {De Anima), celle de Descartes (De homine), et celle de Pascal qui a écrit : « Incompréhensible que l’âme soit avec le corps-... L’homme est à lui-même le plus prodigieux objet de la nature; car il ne peut concevoir ce que c’est que corps, et encore moins ce que c’est qu’esprit, et moins qu'aucune chose comment un corps peut être uni avec un esprit. C'est lù, le comble de ses difficultés, et cependant c’est son propre être. # Pensées art. Ier, t. I, p. 8 de l’édition de Ilavet.

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par l’épuisement des esprits (1), que cette volonté sera inutile. »

Que parfois, en dépit des infirmités, une volonté énergique impose ses ordres à un organisme en voie de déchéance, c’est possible, mais que cet empire s’exerce d’une façon continue et quand on le désire, rien ne permet, effectivement, de le croire. Que cet empire s’exerce, même momentanément, sur un organisme profondément lésé, c’est impossible. Imaginez lame la plus guerrière, supposez-là dans le corps d’un homme dont la moitié droite est paralysée depuis plusieurs mois par suite de l’épanchement d’une plus ou moins grande quantité de sang dans l’hémisphère gauche du cerveau, elle ne sera certainement pas maîtresse du corps entier qu’elle anime. Les seules maladies dont une forte volonté triomphe sont celles qui surviennent sous l’influence d’une violente émotion et que, n’accompagne aucune altération organique : la contracture d’origine hystérique des muscles de la cuisse immobilisant l’articulation coxo-fémorale et donnant lieu à un ensemble de symptômes pouvant faire croire à l’existence d’une tumeur blanche, l’aphonie nerveuse, etc.

Des modifications qu’il a apporté dans le récit d’Hérodote touchant le retour instantané de la parole chez le fils de Crésus à la vue de son père menacé de mort par un soldat, il ressort manifestement que Bossuet n’a pas plusignoré qu’un neuro-pathologiste de l’Ecole de la Salpétrière, que si, parmi les maladies nerveuses, il y en a sur lesquelles la volonté ne peut rien il y en a aussi sur lesquelles elle peut tout. Pour corriger ce que ses assertions, que j’ai rapportées en dernier lieu, ont de trop absolu il a, en effet, ajouté : « Il y a pourtant certains empêchements dans les parties qu’une forte volonté peut surmonter ; et, c’est un grand effet du pouvoir de l’âme sur le corps, qu’elle puisse même délier des

(1) Autrement dit par faiblesse nerveuse.

organes qui, jusque là, avaient été empêchés d’agir : comme on dit du fils de Crésus qui ayant perdu l’usage de la parole la recouvra quand il vit qu’on allait tuer son père, et s’écria qu’on se gardât bien de toucher à la personne du roi. L’empêchement de sa langue pouvait être surmonté par un grand effort, que la volonté de sauver son père lui fit faire (1) ». Ainsi présenté le fait dont il s’agit n’a rien d’incroyable. Mais Hérodote auquel on doit de le connaître a avancé (livre I, chapitre LXXV) que le fils de Crésus varia alors pour la première fois : o 5t©« pb s-h roc.ro TtpüTov ifôéyÇoiTo, ce qu’il est absolument impossible d’admettre, l’emploi de la parole exigeant, au préalable, un long apprentissage des organes.

Quant à la dépendance où est l’intelligence à l’égard des organes, Bossuet, ce dragon des jardins du Dogme, a fait de plus larges concessions encore à la doctrine sensualiste. Il a déclaré que nous n’avons d’abord que de pures sensations avec peu ou point d’intelligence ; que, depuis notre naissance jusqu’à notre mort, l’exercice des opérations sensitives est tellement mêlé à celui de l’entendement qu’il n’est pas sûr qu’il y ait dans toute notre vie, fut-elle excessivement longue, un seul acte d’intelligence dégagé de toute image sensible : « Il faut reconnaître, a-t-il écrit dans La connaissance de Dieu et de soi même , qu’on n’entend point sans imaginer ni sans avoir senti (2), car il est vrai que, par

(1) De la connaissance de Dieu et de soi-même , ch. III, art. 12.

(2) Qu’on ne s’y trompe pas, cependant. Il ne s'agit là, à tout prendre, que de l’antériorité du développement de la sensibilité ou des sens sur celui de l’entendement ou de la raison, et c’est dans ces limites seulement que Bossuet a adopté la maxime : Nihil est in ïnlellectu quod non pr ias fuerit in sensu. Il est au reste d’accord sur ce point, sinon avec Platon qu’il reprend au chapitre XXXVII du livre I, de sa Logique, au moins avec saint Augustin, avec saint Thomas d’Aquin et même avec Aristote, l’auteur prétendu (a) de cette maxime « à laquelle il n’est pas toujours resté fidèle. » (L. de Lens).

(a) Pour quelques auteurs elle doit être attribuée à Zenon.

U 'MON DE l’âme ET DU CORPS

un certain accord entre toutes les parties qui composent l’homme, l’âme n’agit pas, c’est-à-dire ne pense et ne connaît pas sans le corps, ni la partie intellectuelle sans la partie sensitive...

« Et notre vie ayant commencé par de pures sensations, avec peu ou point d’intelligence indépendante du corps, nous avons dès l’enfance contracté une si grande habitude de sentir et d’imaginer, que ces choses nous suivent toujours, sans que nous puissions en être entièrement séparés (1). »

Selon ce lyrique « l’âme est assujettie par ses sensations aux dispositions corporelles, si elle n’était simplement qu’intellectuelle elle serait tellement au-dessus du corps qu’on ne saurait par où elle devrait y tenir....

« Il y a une extrême différence entre les instruments ordinaires et le corps humain, a-t-il noté. Qu’on brise le pinceau d’un peintre ou le ciseau d’un sculpteur, il ne sent point les coups dont ils ont. été frappés : mais l’âme sent tous ceux qui blessent le corps ; et, au contraire, elle a du plaisir quand on lui donne ce qu’il faut pour s’entretenir.

« Le corps n’est donc pas un simple instrument appliqué par le dehors, ni un vaisseau que l’âme gouverne à la manière d’un pilote. Il en serait ainsi si elle n’était simplement qu’intellectuelle, mais parce qu’elle est sensitive, elle est forcée de s’intéresser d’une façon plus particulière à ce qui le touche, et de le gouverner non comme une chose étrangère, mais comme une chose naturelle et intimement unie.

« En un mot l’âme et le corps ne font ensemble qu’un tout naturel, et il y a entre les parties une parfaite et nécessaire communication.

« Aussi avons-nous trouvé dans toutes les opéra-

(i) De la connaissance de Dieu et de soi-même, Ch. III, art.Ii.

lions animales, quelque chose de l’âme et quelque chose du corps. »

Les facultés intellectuelles sont modifiées,en effet, non seulement par une destruction, un ramollissement du cerveau, un trouble dans sa circulation, mais encore par maintes autres altérations organiques. Une lésion des capsules surrénales a pour conséquence un affaiblissement extrême de l’énergie. Une lésion du corps thyroïde transforme l’individu qui la présente, en un goitreux et un myxœdémateux idiots ou crétins. En présence de ces constatations nos idées sur la responsabilité humaine ont définitivement changé. Et c’est même pourquoi ce n’est plus le philosophe de l’ancienne Ecole ayant consacré sa vie à l’étude des facultés de l’âme, qui est désigné maintenant comme expert devant les tribunaux pour déterminer le degré de responsabilité cfun délinquant, c’est le médecin connaissant la structure et le fonctionnement des organes corporels et les troubles mentaux qui peuvent résulter de leur état pathologique.

Restant fidèle à la fois à cette doctrine et éloigné de tout excès, Bossuet a répondu à Fénelon, qui, au cour de leur discussion sur le quiétisme, lui demandait s’il pouvait y avoir, en cette vie, un pur acte d’intelligence dégagé de toute image sensible : « qu’il n’est pas incroyable que cela puisse être durant de certains moments, dans les esprits élevés à une haute contemplation, et exercés par un longtemps à se mettre au-dessus des sens ; mais cet état est fort rare, et on ne doit parler que de ce qui est ordinaire à l’entendement. » Il a convenu (1) « parce que l’expérience le fait voir qu’il se mêle toujours, ou presque toujours, quelque chose de sensible aux opérations de l’esprit, dont même il se sert pour s’élever aux objets les plus intellectuels... que l'esprit

(i) De la connaissance de Dieu cl de soi-même, ch. III, art. 14.

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occupé de choses incorporelles, par exemple de Dieu et de ses perfections, s’y est senti excité par la considération de ses œuvres, ou par sa parole, ou enfin par quelque autre chose dont les sens ont été frappés. »

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