CHAPITRE VII
tioa dans la succession des pasteurs, puisqu'il a promis malgré les scandales qu'il sera toujours avec eux... »
...u En un mot, nons avouons les scandales, et nous en attendons de plus grands encore en ces derniers temps, où nous savons qu'il peut arriver u que les élus mêmes, s'il èloit possible, soient déçus ». (Matth. xiiv, !4]. Hais nous nions que tous les scandales qui pourroient jamais arriver soient capables de donner atteinte à la succession des ministres des eacremeas et de la parole, avec qui Jésus-Christ promet d'être tous les jours; et aussi ne voyous-nous pas dans ces faits tant exagiSrOs sur Libérius et sur le concile de BimiDÎ, qu'il y ait l'ombre seulement d'une interruption semblable (I). »
Telle est la foi de Bossuet. Les ministres ses adversaires s'efforcent de le flétrir comme un évêqoe de cour. Qui parlait bien à son aise des persécutions tandis qu'il jouissait de la faveur royale. Certes il o'a pas abusé de sa faveur, quelle qu'elle ait été, pour persécuter ces protestants qui l'injuriaient ; mais s'il faut dire de quel genre d'évôques il inspirait l'idée par ses leçons, ce n'était pas d'évêques persécuteurs, mais plutôt d'évêques confesseurs de la foi dans les temps de persécution, et de ceux qui ne se laissent jamais abattre, parce qu'ils savent, comme il disait, en qui ils ont mis leur confiance. Il eut le bonlieur de n'avoir jamais à craindre pour son Église ni pour sa personne ; mais ses enseignements pourronten d'autres temps devenir salutaires à quelques-uns deses successeurs. Personne peutêtre n'égalera son éloquence ; mais personne assurément ne dépassera sa foi ni son zèle pour la défense de son Eglise. Tous ceux qui nourrissent contre elle de mauvais desseins sont naturellement les ennemis irréconciliables de cet Athanase et de cet Augustin.
(1) P. ÎSl.