‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 19 sur 96 · I II · texte numérisé non relu

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Ainsi, prouver aux ministres cju'ils se trompent dans les iinptiiaiioti^ dont ils cliurgent l'Kglibe cathuiique. et

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le prouver en proposant simplement, et sur des autorités incontestables, la véritable foi de l'h^glise ; tel est le fond de cette apoIogi(% puisque enfin les catlioliques se voient obligés de se défendre comme des accusés. Bossuet compte ensuite (lue la bonne foi obligera les accusateurs à abandonner leurs querelles et à se désister de la guerre qu'ils font à l'Eglise depuis si longtemps. 11 ne demande pas autre cbose (lue leur renoncement à des hostilités dont il se llatte de leur faire sentir l'injustice. Cela fait, les peuples, de leur côté, comprendront qu'ils n'ont plus de raison pour demeurer éloignés de l'Eglise catholique, dont ils verront bien qu'on ne les a séparés qu'en les trompant par des calomnies.

Dans cette apologie des croyances catholiques, il y a bien des points où Ton peut s'étonner que Bossuet s'étende comme il l'a fait, quoique ses explications mêlent toujours la gravité à la condescendance ; nous mentionnons notamment les prières adressées aux saints et le culte des images ; car il lui aurait suffi de répondre à ces orgueilleux censeurs : « Vos reproches impli(]uent celui d'imbécillité, et vous nous traitez comme un peuple de gens absurdes, lorsque vous voyez dans ces actes pieux des marques d'idolâtrie : car peut-on s'imaginer que des hommes tant soit peu sensés attribuent réellement ou aux reliques des saints ou à leurs images la puissance divine ? Vous avez recueilli des exemples de bonnes femmes faibles d'esprit, et vous en avez fait la foi de l'Église romaine. Avec un peu de compassion pour les faiblesses des derniers du peuple, vous auriez bien pu trouver une explication charitable de ces exagérations de piété ; mais vous avez mieux aimé supposer que tout catholique est une sorte d'idiot ; et voilà

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