‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 3 sur 96 · PREFACE V · texte numérisé non relu

PREFACE V

Sur prosquo tous Uts j)()ifiis où portail la consuro des é}<lisos irlormées contre la foi de l'Ki^lise catholique, il fait voir clairement (jue ladilférence de doctrine est beaucoup nioins grave que les réformateurs ne le prétendent, et qu'avec des explications sincères et charitables on j)oiirrait s'acconh^r. Il j)Oussesi loin lezèle |)Our atténu«*r les dissentiments, que des esprits mal intentionnés pourraient prétendre ou ((u'il fait trop de sacrifices, ou qu'il dissimule ((uehjue chose ; et enfin qu'il reconnaît au fond de son cn-ur la foi luthérienne pour hase de la vraie loi, et ne discul(»e la loi ca(holi(|ue qu'en la présentant comme conform»' dans son essence à ce modèle du vrai christianisme, (le serait fausser les choses, car en réalité il ne désavoue v'\o\] de la croyance catholi(|ue; mais un tri reproche, quoi([ue injuste, ferait bien valoir son esprit de conciliation, et une telle conduile rendrait le retour aisé.Mix piotesianis (|ni' de vaines difficultés arrêteraient au moment où ils sont sur la voie pour revenir au catho-

licisme,

I*ar cette méthode, Hossiiet a ramené beaucoup de parliculirrs. Quant au\ ministres, il ne pouvait pas s'at- Inidn' à les j^aj^ner aussi aisément, non pas tant à cause dr la supériorité de leurs lumières, ([ue parce (|ue leur profession mémr leur faisait une sort»' de nécessité de se monirci' inllexiblrs. Ih étaient d'ailleurs les a^'resseurs.et il n'a d'abord pris la plume (jue parce qu'il était oblij(é de justifier son Kj^lise. Mais il leur a disputé le terrain pied :i pied, en prenaiil pour témoin le peuple des réformés, ;i ({ui il adresse toujours ses réponses, les

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