X INTRODUCTION
lahlo voie. IVI rsi l(M;oinl)at ({n'il soutint iXMidaiit toute sa vie.
Les |»ar'iisans des ()rotestants n'ont jamais man([ué (ra!l»''i;uor((ue Bossuet opérait bien à son aise, ayant de son «'o(é le pouvoir royal. (> reproche aurait beaucouj) plus (le portée (pi'il iren a, s'il s'ai^n'ssait ici d'une passe d'armes entre des chevaliers, ou bien d'une joute académiipie, 011 l'on eût néijflii;é do ménager entre les adversaires Téi'alité des armes. Alors on pourrait dire de celle i^rande lutte : « Le résultat est nul. » Mais, ni d'un eôié ni de l'autre, on ne combattait seulement pour la gloire. Ni Bossuet d'une part, ni de l'aulre, je pense, (llainle ou Jurieu ne se proposaient seulement de Taire une belle apertise d'armes : c'était au salul des âmes (|u'on s'intéressait, bien plus qu'à la renommée des combattants Si quelqu'un s'avise aujourd'hui de «■liicaner sur le point d'honneur, il sera permis de demander aux protestants quel cas ils font donc des succès de la Bét'orme, au xvi" siècle, en Allemagne, en Angleterre, et dans tant d'autres États du Nord, où manifestement ce sont les princes plus que les pasteurs luthériens ou calvinistes (jui l'ont implantée et consolidée.
Si vous voulez, dans cette partie si grave, décompter {]<'<> points il Bossuet en considérant rintervention de Louis \l\ , combien en devrez-vous ùler à Luther en songeant ;i l'électeur de Saxe ou au landgrave de liesse?
INTRODUrnON XI
Mnis en vérité, re n'est pas dt* ct*la qu'il s'ui^it. Nous étudions autn* chose (jue la balance de la |)oliti<ju<* dans deux communions: nous nous aj)|di(|uons à peser des idées, des croyances, et non des forces temporelles; des moyens de persuasion, et non des avantasçes étraniçers à la controverse. Nous conclurons seulement, cfi |>assant. que les protestants ont mauvaise j^ràce à reprocher aux catholiques l'emploi des auxiliaires séculiers. Leurs ('(MKjuétes ne sont pas dues exclusivement à l'excellence de Irur doctrine et à leur aversion pour les moyens humains: tout n'est pas manifestement divin dans l'entra iiiement (|ni a porté les peuples vers la Réforme «M h*s a éloignés de la relijifion établie. Ils ont accu>é avec la (lerFiière violence l'église romaine de superstition, d'impiété, d'idolâtrie, d'imposture: soit, mais lîossuet leur a répondu, a réfuté leurs accusations : il faudrait voir s'ils ont pu maintenir ce qu'ils avaient avancé, dès le début delà Réforme, en fait d'imputations haineuses et outrai^eantes : c'est là-dessus (|ue porte le débat, et ici les |>rincesne sont jxuirrien ni d'un côté ni de l'autre.
On répliijuera rneore par la grande ubj«'etion «le la révocation de ledit de Nantes, des dragonnailes, el de tontes les violences exercées par le gouvi'rnemenl de Louis \IV pour e(»nv«'rtir les protestants malgré eux. Ce n'est pas nous (|ui justifierons jamais les |>erséculions ni les moyens cocreilifs pour «lomptiT les consciences. La p(diijin* religieuse de Loui»^ \IV est jugée depuis