‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 7 sur 96 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

Ioiiglom|is (M nous n'avons pasbosnin de ivpétor des airs (le hravoiirc sur co snjcl. .Mais il l'aiidi-ail pf'ouvt'i' {\\\o cos niovcns d'action sont ccnx de liossucl : on a siillisaniiuenl tàclié de rétahlii'; mais il y a tant de lémoignajifes contraires, ([n'oi! i'ei'aii hien de renoncer à des accusations anssi banales ({uc fausses, et de se l)orner à la vérité. Là encore, il ne serait ((ue trop aisé de mettre la poliiiijue et les actes des puissances protestantes et leurs coalitions en rei^ard de la conduite de Louis XIV; mais nous ne voulons pas récriminer perpétuellement, sans aboutir à aucune conclusion prali((ue, et sans faire aucun pas vers cette réconciliation et cette paix relic^ieuse qui fut l'objet de la constante préoccupation de Bossuet.

L'évêque de Meaux ne perd jamais de vue l'époque du schisme de Luther. En ce temps-là, il voit uneéglise établie depuis dix ou quinze siècles, et seule en possession des âmes dans l'Orient et dans l'Occident. Cette Éi^lise (nous nous bornons ici à résumer les croyances de notre auteur) a été fondée par Jésus-Christ : issue du Sauveur, elle s'est perj)étuée, sans interruption et sans changement, par les Apôtres, par les Pères, par la tradition constante des églises particulières, j)ar Tautorité du Saint-Siège, et par la foi générale des peuples. Un jour, un homme, un simple moine, sans titre, sans mission, par sa propre inspiration, se sépare de cette grande Eglise, dans laipidlt' il avait vécu pieusement jus(prà

Page 1