‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 8 sur 96 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

celle date; il censure la toi de ses devanciers, de ses chefs, de ses confrères ; il élève chaire conlre chaire, il doj,'malise, il entraîne des nations, il fonde une éj^lise dissidente . H prétend être rentré dans la véritable toi de Jésus-Christ, (ju il dit avoir été altérée par cette Éj^lise universelle, dont il fut d'abord un membre soumis. Son opinion doit-elle suftire pour abolir les litres de jjossession dont était revêtue l'Ki^lise cju'il a désertée? Non, celle-ci est toujours la vraie éj^lise de Jésus- Christ; et c'est la sienne qui doit èire rejetée, comme fausse et usiirpahice. Mais pour entraîner les peuples dans son erreur, il a calomnié la vraie et pure Kj;lisc, et c'est ainsi (ju'une multitude de chrétiens .se sont écartés de la bonne voie, et demeurent, sans bien savoir pounjuoi, dans un étal d'hostilité envers le corps dont ils se sont détachés. Cependant ils ont beau faire, ils ne sont toujours (ju'un ()eu|de d'égarés. Mais de même «pi'ils ont pu être trompés, ils peuvent être désiihusés. Ils ont écouté la voix de leurs ministres, faux pasteurs, sans vocation, ipii les ont séduits. Ou'ils écoutent celle des vrais pasieurs, (pii .sont établis par l'autorité perpétuellement transmise des premiers apôtres : à celle iransmissiou du ministère, ils reconnaitront ceux (pii oui droit de les enseigner : de ces bouches autorisées ils recueilleront la vérité, leurs illusions se dissiperont, ei iU reviendront à la véritable Kglise. .Mais, pour avoir été égarés, ils n'onl pas perdu

Page 1