‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 70 sur 96 · CHAPITRE-: VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE-: VI

(la ces occasions (|u'aprùs avoir examiné deux éditions didérentcs de saint Ambroise (1), il ajoute :

« Ce que jo suis bien uisc «io roiuarqiiLT, jiarco <iu'encore 'jue \(i changt-mont (ju'on voit dans les éditions moins soi^n»'es n'ait rl<*n (la fort considérable, ni qui donne atteinte à ma preuve, il m'importt; (]\ui le lecteur voie le soin quo je prends, dans les moindres choses, de lui donner tout bit-n dii,'»''ré et poussé jusqu'au dernier éclaircissement. Il ne faut pas plaindre ses peines, quand il s'agit de soula^'er des inlirmes et de combattre des chicaneurs. C'est jxjiirquoi je ne veux rien oublii-r, «lussé-je en devenir ennuyeux »

Ainsi les ministres prolestants, avec toute leur érudition, avaient en tête un adversaire di^ne d'eux ; et s'ils se réunissaient plusieurs contre lui, ce n'était pas trop pour combattre un pareil atlilète : ils le sentaient l)ien aux coups (ju'ils recevaient cbacun pour leur part. Mais le succès (|u'il attendait de cet ample et minutieux travail n'était pas tant de les convaincre personnellement, (chose évidemment impossible), que de rassurer les esprits timorés qui, accablés du poids de l'érudition fastueuse et apjrosrive des ministies, craignaient toujours (\c. inan(|ucr b.'ur salut, s'ils prati(|uaient le sacrement de IKutiiaristie à la mode de l'Hi^lise catboIi(jue. Ceu.xlà, pouvaient voir, en lisant Bossuet, que les scrupules des ministres protestants n'étaient pas assez bien fondés pour l'emporter sur l'accord des éj^lises latine et ^ri'oc(|n(', alVi'rini par rusii;4e df tant de prands docteurs, tic tant d'cplises particulières et île tant de siècles, et fond»' sur des raisons physiques aussi bi(Mi que sur des ar{.îuments thcolojii(|ues. Après cela, on pouvait, tant qu on \ (.ulait,subliliscrsurdes points difliciles et obscurs

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(le certains téni()iîj;iia^es : mais jl devait pai'aiti'c iiioiisiruoux de prétendre damner l'immense multitude des chrétiens de tous les temps et de tous les lieux sur des interprétations de textes souvent conjecturales. Quant à espérer de réduire toutes les intelligences aiguës et disputeuses, c'eût été une étrange illusion : il suffisait l>ien (lue leur domination fût profondément ébranlée ; et en effet elle ne pouvait plus se soutenir que par la prévention et l'habitude, et aussi par le goût qu'ont tant de personnes pour la résistance contre l'autorité, quelle qu'elle soit.

Explication des Prières de la Messe.

Le livre de la Tradition défendue constituait donc une réfutation très approfondie de toutes les Histoires de rEucliaristie^ composées par divers ministres protestants, tels que La Roque ou Jurieu, sous des titres variés. Mais Bossuet ne se croyait pas quitte envers les particuliers qui, embarrassés des scrupules des réformés, souhaitaient encore de nouveaux éclaircissements avant d'embrasser résolument le catholicisme. 11 était hien l'évêque qui croit devoir se faire tout à tOKS. On n'avait quà s'adresser à lui pour le trouver tout prêt à se communiquer.

C'est ainsi qu'un seigneur anglais, revenu en principe du protestantismeau catholicisme, mais toujours inquiet des reproches qu'il avait tant de fois entendu développer contre la messe, ayantdemandé à l evé(iuede Meaux de le tirer de ces embarras, celui-ci écrivit pour lui

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